51 printemps
Je suis né, il y a longtemps,
j'ai grandi 51 printemps,
Cela m'a nourri de savoirs
Puis appauvri d'espoir.
Bientôt au sortir de la zone,
Épuisé par le travail des neurones,
Comme Roswell, soit je m'écrase,
Soit l'on me capitonne dans la base.
Prêt à vivre d'eau et d'anis,
Sous les cigales, entre les canisses,
Avec mes amis ou en famille,
Pas d'aimée ni d'yeux qui brillent.
Dans un état grisé de frêles bluettes,
Après Hawaï, pour le soleil les lunettes,
Colier de fleurs autour du cou,
J'adhère pour le dernier comme un fou.
Synonyme de liberté et de changement,
Le renouveau c'est maintenant,
Libre d'être moi mais cette fois-ci,
Pour nous, c'est toi que je choisi.
51 printemps pour enfin trouver une suite,
Dans notre étreinte, une course-poursuite,
d'une renaissance haletante qui nous octroie,
A nous deux, la chance enfin de faire trois.
A ma petite étoile.
18/05/2026

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