L'Histoire... mon dérisoire !
« L'Histoire est une suite de mensonges sur lesquels on est d'accord. »
Diffamation ! Détournement ! Affabulation ! Calomnie !
« L’Histoire n’est pas une suite de mensonges sur lesquels on est d’accord », mais sur lesquels ILS ont raison. Et ELLES aussi.
Les chroniqueurs et baladins. Les poétesses et narratrices.
Il en sait quelque chose, le chroniqueur historique aux récits fidèles, vérifiés, sources et murmures fiables à l’appui.
Mais que fait-il d’ailleurs ? Paresse-t-il encore ? Ou bien est-il perdu, pour changer, entre poésie, chansons, discussions avec Mnésys et ravalement de façade ?
Le voient-ils ? Le croisent-ils ? L'épient-elles ? L'attendent-elles ?
Il l’ignore et continue.
Elle, la source amicale de Venise, semble posséder quelques informations sur le sujet. Il se trouve d’ailleurs qu’elles se déroulent : les Biennales. Aux « œuvres d’art », disons… discutables.
Tiens, elle tombe à pic, cette exposition. Une idée de future chronique ? Un certain Enrico Dandolo, doge sérénissime vénitien.
Qui est-il ? Ils cherchent. Elles patientent. Les commères.
Elles commentent. Les voix.
Et ils cancanent. Les colverts. Coin-coin !
Bien, il est l’heure du thé. Une habitude anglaise qu’il consent à tolérer. Du bout des lèvres. Puis après tout, le thé ne vient-il pas de loin, comme autrefois les Indes ?
Qu’elle est belle, cette pluie fine qui annonce l’arc-en-ciel.
Il l’attend, là, sur le balcon… l’air polisson. L’inspiration.
L’Histoire, ELLE, demeure de tout temps, et appartient à « ils », « elles », « iels »… ou peu importe.

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