Fin de la première partie
Ce jour-là, il m’avait semblé si fort, mais j’avais compris bien plus tard que Cléfer l’était bien plus et plus encore qu’une Flamme guerrière. Autant vous dire à quel point l’homme dont le Destin avait été lié au mien était fort. Mais, je regrette, à présent, d'avoir dit cela, car en ce moment, j’étais devenue impitoyable et maintenant, je le suis pire encore.
Ainsi, j’étais parvenue au travers de ta mémoire Craven, à retrouver la faible que j’eusse été autrefois.
J’observai le champ de bataille et je te vis toi, l’homme que tu y croyais fort, Anaëlle, se faire assaillir par trois hommes plus petits dont les armures étaient faites d’or. Trois guerriers tenaces que seule une âme aussi courageuse pouvait faire face. Sauf que leur férocité était telle que j’avais perçu qu’ils continuaient à se mouvoir alors que j’avais arrêté le temps. Comme vous dire, cela m’avait rendue folle, mais de rage, plus encore quand je m’en suis approchée. J’en avais attrapé deux dans chaque main et je les avais réduits au néant, un brasier à la hauteur de leur force. Mais le dernier, je me le suis gardé, bien au chaud, pour en lire l’âme et par la même occasion l’histoire.
C’est comme cela que j’ai arrêté de lire cette partie de l’histoire : celle des frères Clarens et du clan des Rohandes.

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