Fin de la troisième partie

3 minutes de lecture

Nous partîmes ensemble affronter une autre Légion et je t’ai vu briller comme jamais. Chaque combattant que j'affronterai alors que ma danse se faisait plus grave, je te regardai en abattre le quadruple tandis que moi, je n’avais même pas terminé le mien. Ainsi, je me sentais faible à tes côtés, plus encore inutile. Ma danse ne pouvait se débloquer avec ce genre de pensées. Maintenant que je compris que tu t'épanouisses dans cet art guerrier et que tu ne voulais qu’une chose m’impressionner. Je m’étais alors délivré d’un poids et mon cœur se relia à mon esprit et je compris qu’un abîme s’était creusé en toi et moi, j’avançai alors cette fois sans crainte, sans qu’il ne t’arrive malheur, sans aucune autres émotions parasites simplement en confiance, car tu voulais uniquement me protéger, mais aussi celui mon clan et je m’étais surpris alors à doubler ma cadence, jusqu’à même la tripler, car tu ne voulais que mon bien.

J’avais enfin pu digérer mon blocage et j’ai aussitôt vu ton sourire devenir plus humain et tu avais repris tes flammes bleuâtres. Sans même le savoir, tu avais toi aussi repris goût à la vie, car ton destin était lié au mien et ce quoi qu’il arrive. Cela m’avait rempli de bonheur alors que le sang coulait à flots, alors que la mort était omniprésente. Quand je vis que mon petit frère semblait confiant, je m’étais rapproché de toi, toujours plus près quand nous nous retrouvâmes enfin dos à dos. Je crois qu’à ce moment, je m’étais embrasé avec tes flammes dont la couleur avait changé pour un vert émeraude. Et une onde magique se mit à émaner de nos corps et balaya toute l’adversité si fort qu’à ce moment que j’avais eu l’impression de n’avoir fait plus qu’un avec toi. De n’être plus avec toi. En réalité, j’avais tout compris que tu n’étais pas simplement relié à mon destin, mais relié à tous ceux dont tu croisais le chemin et cela était partagé. Je me suis retourné et je t’avais vu cette fois-ci, comme aucune autre. Et sur ton visage se dessinait un sourire, celui-là avait rempli mon cœur de bonheur et ce jour-là, j’ai compris plus encore — nous étions lié à la vie, et ce jusqu’à la prochaine. Je me rappellerai toujours ta parole du moment — Ne perds jamais espoir.

Ce jour-là, le soleil se levait et tu l’avais compris. Ce matin avait été un jour déterminant pour toi, Cléfer. Car la Flamme du Destin n’est pas de trouver l’amour. Tu l’avais compris bien plus encore que cette dans cette vie, tu ne devais être qu’un lien unique que beaucoup de monde appelle ici une amitié, celle dont l’intervalle en est une note parfaite.

Mes yeux enfin ouverts, cette pensée me reste en tête et cette note aussi. Puis tu t’es mis à grogner comme si tu venais de faire un mauvais rêve et j’ai vu dans ton regard que tu es pur. Je me suis relevée et, j’ai marché sans me retourner, pour agir cette fois-ci, selon ma volonté. Celle qui fait que je suis une reine, mais pas n’importe laquelle. Une reine du Destin. Car tu avais fini par comprendre par toi-même, le tien. Mais aussi que le Destin ne peut être aimé, car il est lui-même issu de l’amour. En pensant cela, je me suis rapprochée des hommes dont la force impressionnante m’avait fait de l’œil en arrivant. Ceux dont l’armure est faite d’or, ceux dont les pouvoirs sont à l’origine de ce sinistre dérèglement vont goûter au mien.


Annotations

Vous aimez lire Petit Sylvain ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à l'Atelier des auteurs !
Sur l'Atelier des auteurs, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscription

En rejoignant l'Atelier des auteurs, vous acceptez nos Conditions Générales d'Utilisation.

Déjà membre de l'Atelier des auteurs ? Connexion

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de l'Atelier des auteurs !
0