Chapitre 14

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Des coups à la porte réveillèrent Laverna en sursaut. Elle se redressa les yeux encore embués par le sommeil. Chacun de ses muscles la faisait souffrir, elle avait l'impression d'avoir passé la journée de la veille à échapper aux victimes qu'elles volaient. Elle jura et repoussa les couvertures sur le côté, bascula ses jambes hors du lit et se leva en colère. Elle trébucha sur sa tunique encore à sécher sur le sol. Elle jura une seconde fois alors que les coups à la porte redoublèrent d’agressivités. Elle tira violemment sur la poignée.

— Quoi ? hurla-t-elle.

Diagon haussa un sourcil à son encontre. Il portait son éternel uniforme de soldat. Seul, son sabre manquait à l’appel.

— Le roi t’attend.

— Il ne fait même pas jour dehors ! s’indigna-t-elle en pointant du doigt les fenêtres.

Diagon fut amusé l’espace d’un instant.

— Quelle cruauté ! se moqua-t-il.

Elle lui claqua la porte au nez et fut tentée d’hurler sa frustration d’avoir été réveillé.

— Tu as trente minutes pour rejoindre le hall où je t’y emmène de force.

Elle ferma les yeux et prit une longue inspiration. La fatigue brouillait toujours sa vue. Elle se laissa tomber sur son lit encore chaud. Il ne demandait qu’elle. Elle prit sur elle pour se faire couler un bain et se laver les cheveux. Elle s’habilla seule, cette fois-ci. La robe sous un ton rouge lui collait à la peau et dévoila ses maigres formes. Elle laissa ses cheveux sécher à l’air libre et ne perdit pas de temps à se poudrer le visage.

Elle soupira en regardant son sabre posé sur la coiffeuse en bois. Elle n’en avait pas besoin, mais elle aimait se sentir protéger surtout en terrain hostile. Elle soupira et ouvrit la porte laissant le sabre derrière elle. Diagon se tenait devant la porte, le poing levé, prêt à frapper à la porte.

— Sérieusement ? s’énerva-t-elle. Les trente minutes ne sont pas passées.

Il ne répondit pas. Elle serra les poings alors qu’ils se digéraient dans le long couloir.

— Le palais est toujours aussi calme ? demanda-t-elle alors qu’ils descendaient l’escalier.

— Toujours.

— Ce n’est pas ennuyeux ? grimaça-t-elle.

Il haussa les épaules.

— Parfois.

Ils continuaient de s’engager dans les entrailles du palais. Laverna n’était jamais passée par là, mais les décorations se ressemblaient. Un mélange d’ivoire et d’or. Les murs étaient froids et commençaient à devenir sans saveur. Elle s’ennuyait vite sous la beauté du palais.

— Vous faites quoi, alors ?

Diagon poussa une porte et s’aventura dans un autre couloir Laverna sur ses talons.

— On s’entraine, on part de temps en temps en mission.

— C’est tout ? s’étonna-t-elle. Quel ennui !

Diagon ricana malgré lui.

— C’est ainsi.

— Alors, je tiens à dire que ma vie est nettement plus palpitante et meilleure.

— Peut-être.

— C’est même sûr, assura-t-elle.

Il leva les yeux au ciel.

Les lèvres de Laverna s’étiraient dans un sourire.

— Pourquoi être soudain ouvert, Diagon ?

Il soupira.

— Peut-être que tu seras là pour des mois ou des années, autant s’y faire.

Elle sourit.

— Tu vas voir, commença-t-elle en jetant un coup d’œil à Apollo à des mètres eux, c’est impossible de s’ennuyer avec moi.

— Je m’en réjouis d’avance.

Le couloir laissait place au soleil. L’ivoire s’était retiré pour laisser place à d’immenses fenêtres. Laverna pouvait observer l’ombre d’Apollo se dessiner et se mouvoir sur le mur opposé.

Elle retira ses chaussures bien trop lourdes pour le tapis et prit son élan. Elle laissa ses pieds tomber doucement sur le tapis moelleux. Un sourire malicieux étira ses lèvres. Elle prit son élan et sauta sur le dos du soldat. Elle enroula aussitôt son bras autour de son cou.

Apollo parut surpris sur le coup, mais se redressa et resta droit sans bouger.

— Descends, ordonna-t-il, ennuyé.

— Je veux cette robe !

Elle prit son élan et glissa sur le côté, essayant de l’emporter dans sa chute. Apollo la saisit par la nuque et fit chuter sur le tapis. Un sourire amusé étirait ses lèvres.

— Bien tenté !

Laverna souffla sur ses cheveux étalés sur son visage.

— Tu aurais dû pousser sur tes jambes et peut-être forcer sur la prise que tu avais sur mon cou.

Il posa son genou à terre et poussa ses cheveux sur le côté pour la regarder dans les yeux.

— Tu finiras par y arriver, promit-il en se relevant de toute sa gloire.

Laverna grogna et lui donna un coup dans l’entre-jambes. Apollo hurla. Elle redressa aussitôt, alors que le soldat se trouvait plier en deux. Elle prit son élan et poussa sur ses jambes pour le faire tomber. Il l’emporta dans sa chute.

Laverna se retrouva à terre le dos au tapis, Apollo sur elle. La haine barrait son beau visage. Ses cheveux blancs chatouillaient le visage de Laverna.

— La robe est pour moi, chantonna-t-elle.

Apollo fulminait. Un muscle de sa mâchoire tressauta et ses yeux prient une lueur violente. Laverna se sentit déglutir et repensa à l’ombre dorée. Elle n’avait pas encore réfléchi.

Elle tenta de repousser Apollo. Il se releva aussitôt, le visage dur.

— C’est de la triche.

Laverna se leva en se frottant la tête.

— Un moyen comme un autre, assura-t-elle en repoussant ses cheveux. La robe est à moi.

Elle tourna sur elle-même et prit la pose.

— Elle ira parfaitement avec cette chevelure.

Elle tourna sur elle-même une seconde fois en ne manquant pas de fouetter le soldat avec ses cheveux. Elle le sentit perdre ses moyens. Il semblait prendre sur lui pour ne pas lui sauter dessus.

— Vous avez fini de jouer ?

Ils sursautèrent d’un même mouvement. Mercure se tenait à l’entrée de ce qui semblait être un bureau. Laverna leva les yeux sur les longues vitres. Il s’agissait d’un bureau richement décoré d’or et de bois. La chaise vide était tournée dans sa direction, signe qu’il avait dû assister à la scène. Elle baissa la tête et se mordit la lèvre, à la fois honteuse et amusée.

— Dans mon bureau.

Laverna obéit aussitôt. La voix dure et forte de Mercure lui retira tout amusement et elle s’avança à sa rencontre.

— Tes chaussures, lança Diagon.

Elle grimaça face à Mercure et accourra pour chercher ses chaussures. Elle saisit les chaussures à talons et les mit sans discuter. Elle dépassa Apollo, et pour attiser le feu, elle passa une main dans sa chevelure pour le frapper à nouveau avec. Elle ricana. Il courut presque pour la rattraper. Elle jura et courut aussitôt pour rentrer dans le bureau en ricanant. Mercure se tenait, droit, et le visage fermé. Elle lui rentra dedans.

— Apollo.

Apollo se redressa devant le roi et se courba en signe de respect. Laverna se racla la gorge et fit un pas en arrière. Elle se mordit la lèvre inférieure.

— Je… Il marqua une pause dans laquelle toute sa colère parlait pour lui.

— Désolée, répondit Laverna, sincère.

Mercure la détailla et soupira. Il alla s’asseoir sur sa chaise et fit face à Laverna.

— Assit.

Elle s’exécuta aussitôt. Diagon ferma la porte derrière lui et resta à côté d’Apollo derrière Laverna. Mercure sortit un morceau de parchemin qui semblait avoir vécu des années. Il le déroula et l’étala sur toute la longueur du bureau. Il posa un livre sur l’extrémité droite du parchemin et un pot d’encre noire de l’autre.

— La carte du royaume, dit-il presque fièrement, à échelle réduite bien sûr.

Laverna s’avança pour regard l’ensemble. Une terre immense représentant un triangle difforme était finement tracée. Elle détailla chaque terre découpée en parts presque égales. Mercure glissa son doigt vers l’est. Une terre était dessinée. Une terre bien plus petite entourée de l’océan du Styx.

— L’île ? supposa Laverna en fronçant les sourcils.

Mercure hocha la tête alors que Laverna se levait pour regarder la carte dans son ensemble. L’île semblait minuscule face à l’étendue des terres de Mercure.

— Il y a autre chose en dehors de nous ? demanda-t-elle fascinée.

— Le père d’Apollo dirige un autre continent à des kilomètres d’ici, et le père de Diagon un autre continent.

Laverna fronça les sourcils.

— Quoi ? Elle se tourna vers les deux soldats, tous deux semblaient amusés.

Apollo s’avança pour la toiser de son regard amusé.

— Je suis le fils du roi des Terres du nord, dit-il, et le cousin de Mercure.

Laverna se sentit blêmir. Elle avait ri et s’était battue avec un prince.

— Je suis le fils du roi des Terres du sud, affirma Diagon en haussant les sourcils, lui aussi amusé.

— Je ne comprends pas, dit-elle en se retournant vers Mercure. Il y a trois autres continents de nouveaux dieux ?

Il hocha la tête et elle se laissa tomber sur sa chaise.

— Le royaume des Dieux était vaste, et de nombreux Dieux y vivaient. Ils ont simplement découpé leur royaume en parts égales et en fonction des dieux.

— Je comprends bien notre infériorité, souffla-t-elle.

— Les royaumes du nord et du Sud sont les plus petits, fit remarquer Diagon. Vois ça comme un pacte. Nos pères sont peut-être rois, mais c’est Mercure qui a toutes les responsabilités. Dis-toi que c’est le Dieu le plus important.

— Donc, de grands seigneurs.

Ils hochèrent la tête.

— Mais pour apaiser les tensions, on préfère employer le terme de roi.

— Je comprends mieux votre présence, murmura-t-elle.

— Deux soldats ne pourraient pas avoir autant d’importance que ça.

Elle fronça les sourcils.

— Pourquoi êtes-vous là ? Si votre royaume se trouve à des kilomètres d’ici.

Diagon et Apollo soupirèrent.

— Leurs pères veulent qu’ils s’exercent à mes côtés, souligna Mercure en se laissant aller sur son fauteuil.

— Pour Apollo, je comprends, mais pour Diagon je suis sûre qu’il sait déjà comment s’y prendre, maugréa-t-elle.

Apollo murmura quelque chose alors que Diagon leva les yeux au ciel.

Laverna quitta des yeux les deux rois qu’elle avait pris pour de simples soldats. Elle baissa les yeux sur son île.

— Quand vous déciderez-vous à envoyer de la nourriture et de l’or sur l’île ? demanda-t-elle.

Mercure jeta un coup d’œil sur un papier à sa gauche.

— Le bateau part avec Apollo demain matin. Il marqua une pause. Je n’ai jamais dit que l’or irait sur l’île.

Elle haussa un sourcil.

— Donnez l’or que vous m’avez promis à Ylio, un ami.

Quelque chose brillait dans le regard du roi. Il semblait étonné.

— À quoi ressemble-t-il ? demanda Mercure.

Le visage souriant d’Ylio fit surface devant les yeux de Laverna. Il se tenait contre le mur en pierres. Un rayon de soleil flottait au-dessus de lui. Malgré, qu’il soit à demi-humain, une grâce divine coulait dans ses veines et le ciel le savait.

Il portait son éternelle chemise blanche bien trop grande pour lui et son pantalon noir délavé et usé jusqu’à la corde. Il ne quittait jamais son sourire énigmatique.

— C’est un bâtard, dit-elle. Avec un peu de chance, il attendra devant l’embarcation. Prenez mon sabre, il le remarquera tout de suite.

— Tu lui fais confiance ?

Laverna eut un sourire face à la question surprenante de Mercure. Et ses lèvres s’étiraient dans un sourire naturel.

— Ylio est la seule personne dans ce monde à qui je fais confiance, dit-elle d’une voix forte. Elle se tourna vers Apollo, qu’elle voyait dorénavant différemment. Dites-lui la vérité et qu’il doit se taire. Elle marqua une pause. Que je reviendrais, assura-t-elle d’une voix confiante.

Apollon haussa un sourcil.

— Tu me vouvoies maintenant ? demanda-t-il tout sourire.

Elle leva les yeux au ciel.

— J’ai un minimum d’éducation, cracha-t-elle. Et n’oubliez pas ma robe, prince ou pas, un pari est un pari.

Elle l’entendit jurer dans sa barbe.

— C’est tout ? demanda-t-il, agacé.

Laverna réfléchit un instant.

Une idée émergea dans sa tête, mais elle savait que l’idée serait stupide et personnelle. Alors, elle ne dit rien.

— Non, répondit Mercure à sa place.

Apollo se courba et quitta la pièce en soulignant qu’il partait se préparer pour demain.

— Va chercher Atlas d’ici une heure, ordonna Mercure à Diagon.

Laverna regarda Diagon partir d’un pas léger. Elle suivit sa silhouette à travers le mur transparent. Elle resta silencieuse quelques instants en tentant d’imaginer la tête d’Ylio quand il verrait tout l’or qu’elle lui amenait. Elle espérait qu’il ne le donne pas à Liamos et qu’il l’utilise pour manger.

— Tu m’écoutes, Laverna ?

Elle sursauta et cligna des yeux pour effacer Ylio de son champ de vision. Elle porta son attention sur Mercure, il semblait agacé.

— Pourquoi ne pas avoir dit qu’Apollo et Diagon était des princes ? bouda-t-elle en croisant les bras sur la poitrine.

Mercure abandonna son regard agacé pour sourire.

— En quoi ça change la donne ? demanda-t-il en haussant les épaules.

— Les rois sont souvent hautains, assura-t-elle en levant les yeux sur le portrait du père de Mercure qui pendait fièrement sur le mur derrière le roi. Et je ne veux pas m’attirer plus de problèmes que j’en ai déjà.

— Je suis hautain ?

Elle écarquilla les yeux. Elle avait presque oublié qui il était. Elle laissa échapper un rire gêné.

— Non ?

Il haussa les sourcils et posa ses coudes sur le bureau.

— Oui. Elle grimaça. Vous avez vos moments.

Il éclata de rire.

— Mes moments ?

Elle hocha la tête.

— Il vous arrive à certains moments de prendre vos grands airs, affirma-t-elle.

Ses lèvres s’étiraient d’un sourire amusé alors que ses yeux verts pétillaient d’amusement.

— Je ne comprends pas.

— C’est normal, vous vous pensez supérieur.

— Supérieur ?

— Après tout, c’est normal, dit-elle avec sourire espiègle. Vous êtes un descendant même du Dieu suprême. Vous êtes dangereux et vous le savez.

Il plissa les yeux et la détailla un certain temps.

— Tu as peur, je me trompe ?

Elle hocha la tête.

— Bien sûr que j’ai peur, je suis envahie d’ennemis, capable de me tuer en un simple claquement de doigts. Je ne reste qu’une faible humaine.

Il se laissa aller une fois de plus sur son fauteuil. Il semblait réfléchir sur ses paroles.

— Vous le pensez aussi, dit-elle au bout d’un certain temps.

— Nous le pensons tout, affirma-t-il, mais tu as quelque chose en plus.

— De l’humour ?

Il s’esclaffa.

— C’est ça de l’humour, murmura-t-il. Rien ne t’effraie en dehors de nous ? demanda-t-il après un certain temps.

Elle haussa les épaules.

— Je n’ai pas peur de vous.

— Tu te contredis, Laverna ?

Elle rit doucement.

— J’ai simplement peur de vos pouvoirs, en dehors, vous ne me faites pas peur. Elle marqua une pause. D’ailleurs, expliquez-moi vos pouvoirs. Qu’est-ce que vous pouvez faire à part tuer ?

— Tout.

— Tout ?

Il se redressa. Il prit la plume devant lui et lui montra. Elle l’interrogea du regard. Il emprisonna la plume entre ses deux mains et ferma les yeux. Rien ne se passa, jusqu’à ce que Mercure ouvre à nouveau les mains. Laverna jura, malgré elle.

— De l’or ? s’étonna-t-elle.

Il sourit et lui tendit.

— De l’or.

Elle prit la plume et fut stupéfaite de sa rigidité et son poids. Avec cette plume, elle pouvait vivre aisément toute une vie entière, et sa seconde vie.

— Quelle vie de rêve ! dit-elle en reposant la plume sur le bureau.

La brillance de l’or reflétait la lumière du soleil. Laverna se demandait si tout ce qu’il touchait pouvait devenir or. Elle allait lui poser la question, mais il la coupa dans son élan.

— Garde-le.

Elle faillit tomber de sa chaise.

— Quoi ?

— Tu aimes tout ce qui brille, non ?

Elle lui répondit d’un sourire radieux et reprit la lourde plume.

— Vos pouvoirs sont infinis, je me trompe ? demanda-t-elle en glissant la plume dans la poche de sa jupe.

Il secoua la tête.

— Non, tu ne te trompes pas. Nos pouvoirs sont immenses, et il dépend du Dieu qui a servi à enrichir notre lignée.

— Il y a combien de Dieux ?

Il haussa les épaules.

— Je ne sais pas, avoua-t-il, une centaine ? Dix ? Et ça n’a plus d’importance.

— Vous faites réellement partie de la famille du Dieu suprême ?

Il hocha la tête et leva les yeux sur une autre peinture. Un homme à peine vêtu brandissait un éclair vers le ciel orageux.

— Jupiter ou Zeus.

— Comme votre père ?

— Tu connais le nom de mon père ? demanda-t-il, presque étonné.

Elle hocha la tête.

— Mais je pense que vous ne devriez pas connaitre la façon dont je le connais, insista-t-elle en grimaçant.

Il plissa les yeux et sembla abandonner l’idée.

— Neptune et Pluton sont les dieux dont descendent Diagon et Apollo.

Elle hocha la tête comme si elle savait où il voulait en venir.

— Vos conseillers aussi dépendent de tels dieux ?

Il secoua la tête.

— Non, ils dépendent de dieux primaires. Dis-toi qu’ils ont été choisis pour leur valeur et non pour leur grandeur.

Elle grimaça.

— Visiblement, vous vous trompez.

Il hocha la tête.

Il posa les yeux sur la carte et l’invita à se pencher également sur la carte.

— Les terres sont divisées en cinq parts égales. Un seigneur et un conseiller pour chaque terre. Il montra les cinq terres coupées sur le grand triangle dessiné. Chaque seigneur dirige en suivant mes lois et dépend de mes ordres. Ils ne peuvent rien faire sans mon accord. Et viennent les conseillers. Ils me rapportent ce qui se passe dans les terres de leur seigneur.

— C’est ainsi que vous arrivez à diriger votre royaume ?

Il hocha la tête.

— Rien ne doit se faire sans mon accord.

— Et vous communiquez uniquement par un conseiller ? demanda-t-elle.

— Non. Je consulte également les seigneurs, quand le temps me le permet.

— Comment ? Avec votre magie ? demanda-t-elle, curieuse.

— C’est ça.

— Diagon va bientôt revenir avec Atlas, le conseiller de la terre la plus proche.

— Celui que vous considérez comme mauvais ?

Il tiqua.

— Je ne le considère pas comme mauvais, dit-il, j’ai des doutes. Et je ne dois pas avoir de doute avec mes conseillers.

Elle fronça les sourcils.

— Vous n’en avez pas avec vos seigneurs.

— Eux, descendent de Dieux importants, moins importants que Jupiter ou Pluton, mais gardent une grande importance. Je leur fais confiance.

Laverna eut un sourire moqueur.

— Quoi ?

— Vous voyez ? Vous recommencez avec vos grands airs. Dans ce cas, je ne dois pas être digne de confiance. Pourquoi m’offrez-vous ce travail ?

Il repoussa une mèche blanche.

— Je vous fais confiance, affirma-t-il.

— Faire confiance à une humaine, quelle idée désastreuse !

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