Chapitre 34

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— Je vois que le mot « paix » est toujours d’actualité dans votre registre.

— La porte est toujours ouverte.

Mercure se gratta le sourcil, mais ne fit aucun commentaire. Il examina la grande pièce en désordre et finit par prendre place sur la chaise de la coiffeuse.

Laverna se tourna vers lui, les bras croisés et le regard dur.

— Je suis désolé, commença Mercure en tenant droit sur la chaise peu confortable, j’ai dépassé les limites. Tu as les droits de partir. Je ne te retiendrais pas une autre soirée. Le bateau partira demain matin à l’aube.

— Je ne suis pas un objet, Mercure, coupa-t-elle.

Il cligna plusieurs fois des yeux et fronça les sourcils.

— Je n’ai pas dit une telle chose.

— C’est ce qui m’a semblé comprendre, affirme-t-elle. Le pouvoir te montre bien trop à la tête, ou est-ce de la peur ?

Il soupira.

— Je n’ai pas peur, s’énerva-t-il.

Il prit une longue inspiration. Il se leva et s’avança de quelques pas.

— Je suis désolé d’avoir agi de cette manière. Tu n’es en rien un objet. Tu es une humaine, une femme et surtout une voleuse remarquable qui a tous ses droits. Et un caractère digne d’une reine, je suis sûr que tu gouverneras l’île d’une main de fer avec tout cet argent, conclut-il avec un demi-sourire.

— Je le sais, ça.

Mercure laissa échapper un rire.

— Mais tu as toujours ce répondant auquel je me dois de répondre. Tu es un défi que j’aime un peu trop défier. Je pense que ça vient de mes gênes de dieu suprême, s’amusa-t-il. Je te donnerais de quoi dédommager tes désastreuses aventures chez nous.

Laverna fronça les sourcils.

— Je ne veux pas de pitié, gronda-t-elle.

— D’accord.

— Quoi, c’est tout ?

— Dois-je te rappeler que c’est toi qui vois toujours la complication ?

— Non.

Un silence passa avant que Mercure prenne une longue inspiration.

— Partir en quête de mes conseillers n’était pas ta dernière mission, Laverna.

— Ah non ?

Elle plissa des yeux sur Mercure, prête à trouver la trace d’un moindre mensonge de sa part. Mais la nervosité étirait ses traits. Elle fronça les sourcils, prête à rire à la moindre occasion en repensant aux paroles de Héra.

— Tu m’as dit que notre monde n’était pas celui que tu avais imaginé. Mais tu n’as vu que les mauvais côtés. Je veux te montrer le côté rempli de richesses et de promesses dorées de notre royaume, et ce, par la meilleure soirée de l’année.

Laverna sentit cette sensation revenir au galop. La même qui l’avait poussée à voler la couronne et se sentir supérieure. Elle sentit son sourire s’étirer de lui-même. Mercure répondit à son sourire, presque complice du chaos qu’ils allaient créer.

— Et en quoi cet évènement se doit-il d’être le meilleur ? demanda-t-elle en haussant un sourcil.

Il fourra sa main dans la poche intérieure de sa veste noire et en sortit une boîte en velours.

— Mon anniversaire, répondit-il simplement.

Laverna haussa les sourcils, étonnée.

— Aujourd’hui ?

Il hocha la tête et lui tendit la boîte.

— Aujourd’hui, confirma-t-il. C’est l’évènement de l’année. Un évènement où tout le gratin sera présent prêt à faire des courbettes au roi. Soit ma cavalière pour ce soir.

Laverna éclata de rire en considérant la boîte qu’il lui tendait.

— C’est dangereux.

— Mais tu aimes le danger, affirme-t-il.

Elle sentit son cœur battre un peu trop fort. Elle le mit sur le compte de l’adrénaline et non à son sourire arrogant.

Elle se passa la langue sur la lèvre.

— Voyons Laverna, rien ne te fait peur.

— Rien, tu as raison.

Elle finit par prendre la boîte qu’il lui tendait sans relâche.

— Je te l’ai promis.

Elle fronça les sourcils et ouvrit la boîte.

— Tu ne plaisantais pas, s’étonna-t-elle.

Il fit un pas en avant.

— Jamais.

Elle fit un petit pas en arrière, certaine qu’elle ne voulait pas jouer à son jeu dangereux.

Quelque chose passa dans le regard de Mercure, il recula d’un pas à son tour. Il garda son sourire plein de chaos.

— Je reviendrais te chercher d’ici une heure, soit prête.

Elle hocha la tête et lui sourit à nouveau. Il prit la direction de la sortie.

— Mercure ?

Il se tourna vers elle et l’interrogea d’un simple haussement de sourcils.

— Joyeux anniversaire.

Il lui répondit d’un sourire et lui lança un clin d’œil et quitta la pièce sans d’autres mots.

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