Chapitre 50

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Laverna renfonça une mèche dans ses cheveux. Elle n’était pas certaine que cette coiffure tienne toute la journée, mais quelque chose lui intimait le contraire. Elle posa sa jambe contre le barreau de la prison et leva les yeux sur les nouveaux dieux gémissants. Tous avaient un regard de haine à son encontre.

— J’étais prêt à t’offrir une robe, fusilla Apollo.

Laverna renifla sans grande élégance. Héra sanglotait sur le côté en tenant Diagon à peine vivant contre elle.

— Mais c’était avant que tu ne décides de me tuer, je me trompe ? dit-elle avec un sourire cruel.

Apollo ne répondit pas, mais ça ne dura pas.

— C’est Mercure qui l’a décidé, pas moi.

Laverna fut presque tentée de l’applaudir, mais elle s’enfonça un peu plus dans sa chaise et fit basculer les pieds. Elle s’ennuyait vite finalement, elle aurait préféré aller dehors avec Éris et Liamos.

— Qu’est-ce qui s’est passé Laverna ? demanda Mercure.

Elle tourna la tête dans sa direction.

— Tu n’es pas Laverna, répondit Héra d’une voix glaçante.

Tout le monde se tourna vers elle.

— Ah non ? s’amusa Laverna.

Héra lâcha Diagon à contrecœur et Apollo reprit le relais pour retenir le sang de sa plaie.

— Si tu étais Laverna, tu ne me laisserais pas ici.

Laverna lui lança un clin d’œil et se rapprocha à son tour.

— Je ne sais pas, fit-elle en souriant, peut-être que j’en ai eu marre et que j’ai décidé de devenir quelqu’un d’autre, s’amusa-t-elle. Peut-être, je suis cet humain qui détruira votre monde.

— Un monde plein de richesses que tu aimes tant ? siffla Apollo.

— Un monde qui veut me tuer, corrigea-t-elle.

Héra secoua la tête, prête à fondre en larmes. Le sang coulait encore de sa blessure. Les marques violettes sur son visage auraient dû l’inquiéter, mais il n’en fut rien.

— Que veux-tu ? cracha Mercure. Si tu veux de l’or, prends-le. Le royaume ? Il est à toi. Ma vie ? Prends-la.

Laverna laissa échapper un rire amusé.

— J’ai décidé de changer de bateau Mercure, le tien semble couler, grimaça-t-elle.

Héra s’approcha de la grille et planta ses yeux dans ceux de Laverna.

— Où est Ylio ?

Laverna cessait de se basculer. Elle cligna des yeux un instant et quelque chose pesa lourd dans son estomac. Son cœur se fit lourd.

— Ylio ?

Elle ne reconnut pas sa voix, puis éclata de rire.

— Qui sait ?

— Elle t’a eu, lança Diagon à bout de souffle.

Laverna leva les yeux au ciel.

— Il n’est pas difficile de m’avoir, lança-t-elle à l’attention de Mercure. Je suis manipulable. Agitez un peu d’or et je suis à vous.

Elle ne quitta pas des yeux Mercure.

— Parce que c’est ce que je suis, continua-t-elle, une traitresse facilement soudoyable.

Elle se redressa et rapprocha sa chaise des barreaux et se concentra sur Mercure.

— Je suis Laverna.

— Ça nous avance bien, grommela Apollo.

Héra recula des barreaux et se tourna vers Diagon.

— Elle l’a eu ?

Il hocha la tête, les yeux rivés sur le plafond.

— La déesse de la discorde est également celle de la rivalité, souffla-t-il d’une voix rauque

Héra sembla prendre une longue inspiration.

— Réfléchit Héra, siffla Laverna.

Cette dernière se tourna vers elle. Héra sembla sonder Laverna du regard, mais ce qu’elle trouva la troubla.

— Ça n’est pas toi, finit-elle par dire au bord de l’hystérie. Qu’est-ce que tu veux ?

— Je suis Laverna, continua de répéter Laverna.

Héra serra les mains.

— Non.

— Je suis Laverna.

— On sait, s’énerva Apollo.

— Qu’est-ce que tu veux ?

— Je suis Laverna.

— Mais arrête ! hurla Héra. Ylio ! s’époumona-t-elle.

Laverna sentit à nouveau son estomac se nouer.

— Je suis Laverna, répéta-t-elle presque dans un désespoir.

— Je t’offre mon royaume, ses richesses et tout ce que tu souhaites si tu nous aides, dit-il d’une voix rauque.

Elle tourna la tête vers Mercure, un sourire aux lèvres. Elle sentit l’adrénaline picoter sa peau et son cœur battre. Le regard de Mercure était ferme et décidé à tout lui donner.

— Un royaume et ta richesse, c’est intéressant.

Mercure se leva et grimaça quand sa mauvaise jambe toucha terre.

— Que t’a-t-elle promis ?

Elle réfléchit un court instant.

— La vengeance.

Mercure sembla hésiter puis lui présenta son bras.

— Je t’offre le royaume entier, ses richesses et la vengeance si ça peut te faire plaisir.

Apollo le menaça et Héra secoua la tête en ne cessant d’appeler Ylio.

— D’accord, finit par conclure Laverna. Et ta couronne et le droit de tuer Éris.

Elle offrit son bras à Mercure.

— Et moi, Liamos, trancha Mercure.

Laverna n’hésita pas une seule seconde. Tout semblait bien juteux pour elle. Elle avait l’impression de retourner des mois auparavant dans le bureau de Liamos quand il lui avait donné sa vallée d’or.

Elle lui serra le bras et lui offrit son plus beau sourire.

— Bien, dit-elle en prenant une inspiration. J’ai cru que vous n’alliez jamais le faire, idiots. Comment ai-je pu compter sur toi ? dit-elle à Héra.

Cette dernière fronça les sourcils.

— Éris me tient par engagement divin, dit-elle, ou quelque chose dans le genre. Elle m’a demandé de marcher à ses côtés et d’être moi-même. Une Laverna qui vole, mais qui adore trahir pour toujours plus, ajouta-t-elle. Et c’est ce que j’ai fait.

Elle avait l’impression de remonter à la surface d’un océan de plombs.

Héra ouvrit la bouche, mais Laverna la coupa.

— Comment allez-vous vous en sortir ? demanda-t-elle à l’attention d’Apollo.

Ce dernier semblait en colère contre elle.

— On a besoin des fleurs.

Laverna laissa échapper un rire qui fut aussitôt coupé par un sanglot qu’elle ne comprit pas tout de suite. Sa tête semblait entrer dans un chaos sans nom. Tout semblait se mélanger. Elle ne comprenait pas pourquoi, elle n’arrivait pas à se souvenir de quelque chose d’important et pourquoi, elle était dévorée par la tristesse. Elle se doutait que la déesse était rentrée dans sa tête, et ça aurait pu durer encore longtemps si elle n’avait regardé le collier de l’oracle, sans ça, elle serait encore emprise sous la coupe de la discorde. Elle serait restée une humaine sans une once de sentiment guidée par la vengeance et des envies de meurtres aussi cruels qu’ils soient. Elle aurait sûrement suivi Liamos dans sa guerre et serait restée aux côtés d’Éris à écouter le chaos qu’ils auraient engendré.

Elle repoussa les souvenirs incohérents et cligna des paupières pour se défaire de cette fatigue. Elle devait tuer la déesse pour se défaire de son sort entièrement et sauver ce qui restait à sauver. Pourtant, elle avait échoué sur quelque chose qu’elle n’arrivait pas à trouver.

— Nous n’avons plus de fleurs, dit-elle.

— Quoi ?

Elle se frotta les yeux et chercha aussi loin.

— Elles ont brûlé dans un incendie, dit-elle.

Elle marqua une pause.

— Je sais où on peut en trouver, dit-elle.

Elle jeta un coup d’œil vers les voix d’Éris et Liamos qui riaient. Le cri de Vulcain lui glaça le sang.

— À la cabane de Liamos, répondit-elle, je crois qu’il doit y avoir des fleurs ou sûrement l’un de leurs foutus bracelets.

Elle repoussa doucement la chaise et ouvrit la grille pour l’ouvrir.

— Quel bracelet ? demanda Mercure.

— Attends, tu te fous de nous, c’était ouvert tout ce temps ? s’énerva Apollo.

Laverna sentit la migraine taper dans son crâne.

— Je ne sais plus, dit-elle à Mercure.

Elle se tourna vers Héra.

— Tu te rappelles, dans la forêt ? dit-elle.

Héra hocha la tête et aida Apollo à relever Diagon.

— Allez-y, je vais retenir Éris.

Héra s’arrêta et donna le poids de Diagon à Apollo, ce dernier trébucha sous le poids de son ami. Mercure arriva aussitôt pour supporter son poids.

— Mais comment ?

— En restant moi-même.

Héra hésita.

— Qu’est-ce qui s’est passé quand je t’ai laissée partir ?

— Quoi ? s’exclamèrent les trois nouveaux dieux.

Héra les ignora et posa une main sur le bras de Laverna pour l’emmener un peu loin.

— Je ne sais plus, répondit Laverna, je le saurais une fois que j’aurais tué Éris.

Héra parut triste l’espace d’une seconde.

— Je reste avec toi.

Laverna secoua la tête.

— Tout va bien se passer, répondit Laverna, tu connais le chemin, pas ces idiots, ils pourraient facilement se perdre.

Héra prit une longue inspiration et serra Laverna dans ses bras.

— Je suis désolée, j’aurais dû te suivre.

Laverna se recula, elle était incapable de ressentir la moindre chose. Elle devait s’en inquiéter. La seule chose qui l’habitait n’était rien d’autre que la colère et l’envie de se venger. Et il ne lui fallait rien de plus pour s’enfoncer dans cette bataille.

— Je m’occupe de tout, cherche dans la réserve de Térac ou à l’étage.

— Laverna, commença Mercure, si des hommes nous y attendent, nous ne pourrons pas nous défendre. Tu le sais.

La voix de Mercure était menaçante. Il n’avait plus confiance en elle et c’était réciproque.

— Il n’y a plus personne dans l’île, lâcha-t-elle avec cruauté.

Héra se tourna vers elle. Quelque chose sembla se briser dans son regard.

— Ylio ?

Laverna eut un sourire et quelque chose se brisa à son tour chez elle. Et maintenant, elle comprit pourquoi elle était pleine de désespoir et de tristesse. Elle l’avait perdu. Elle baissa les yeux sur le sol, sentant la tristesse devenir plus forte. Sans lui, son rêve devenait fade et sortir d’ici lui importait peu.

— Laverna.

Elle hocha tristement la tête.

— Héra si je te regarde, je n’aurais plus la force pour me relever.

— Je sais, répondit Héra d’une petite voix.

Laverna lui en fut presque reconnaissante et les laissa quitter la prison par la seconde porte alors qu’elle ravalait ses larmes et ouvrit la première porte.

Le ciel était dégagé et ne semblait même plus être dérangé par les nuages noirs. Les étoiles étaient même de sortie.

Elle leva les yeux sur le navire, il n’y avait personne. Pas même les derniers habitants de l’île. Ils semblaient avoir tous disparu. Elle tendit l’oreille à la moindre alerte, pourtant, tout était calme.

Un cri retendit dans la nuit noire. Son corps entier en frissonna de frayeur.

— Héra.

Elle jura et courut à travers les débris de l’incendie. Elle se rua aussi vite qu’elle le put et traversa la forêt à leur recherche. Elle trébucha sur toutes les racines qu’elle croisa. Son ascension dans la montagne était difficile et dangereuse. Ses pieds se prenait sur le moindre obstacle.

Elle s’arrêta essoufflée, jamais ils n’avaient pu monter la montagne si vite. C’était impossible. Ils étaient blessés, ils ne pouvaient pas utiliser leurs pouvoirs.

— Héra ! hurla-t-elle à travers l’obscurité.

Elle ne reçut aucune réponse et reprit sa course à travers la forêt plongée dans le noir. Elle arriva finalement à bout de souffle. Une trainée de sang doré menait jusqu’à la porte de la maison gardée par la femme et un autre homme. Quelque chose en Laverna se réveilla et la haine qu’elle gardait en elle refit surface. Cette haine ordonnée par la déesse lui donna tout le courage du monde. Elle dégaina son sabre à une vitesse déconcertante et se jeta à l’attaque. L’homme se jeta sur elle, elle le tua sur le coup en lui plantant son sabre dans le cœur. Elle le retira d’un coup sec et tourna sur elle-même pour reprendre assez d’élan pour planter son sabre dans la poitrine de la femme. Cette dernière laissa échapper un gémissement de douleur.

— Tu devais me le payer, cracha Laverna.

L’humaine retira d’un coup sec son sabre et enfonça la porte. L’adrénaline toujours présente et prête à faire perdurer le chaos. Elle eut un sourire mauvais en voyant Vulcain. Elle s’approcha de lui à la vitesse d’un éclair, la lame brillant à la lueur de la bougie. Le regard rempli de terreur de Vulcain suffit pour lui donner toute la force du monde pour ne pas le tailler en pièces et devenir quelqu’un plein de monstruosité.

— Laverna.

Elle s’arrêta aussitôt lorsque la déesse se posta devant elle. La respiration accélérée et le visage trahi par la colère semblèrent plaire à Éris.

— Mon enfant, tu es bien celle que j’avais espérée.

Laverna eut un sourire comme si le compliment la touchait et une partie accepta le compliment, mais quelque chose lui rappela qu’elles n’étaient plus dans le même bateau. Elle leva son sabre et le planta dans le ventre d’Éris. Cette dernière hurla et recula. Le sang doré vola en l’air alors que la fumée noire tournoyait dangereusement autour de Laverna.

— Comment oses-tu ? grogna Éris.

Le tonnerre gronda au-dessus d’eux. Laverna ouvrit la bouche, mais la déesse lui fonçait déjà dedans. Elles entrèrent en collision, son dos heurta quelque chose de dur. Elle rouvrit les yeux. Elle était étalée derrière le bar de Térac. Elle leva les yeux et son sourire s’élargit. La voleuse se releva tant bien que mal se dressant devant le bar. S’aidant de ses deux mains sur le comptoir pour pouvoir rester debout. Sa vue se brouilla l’espace d’un instant.

Elle fut aussitôt attirée par Héra, cette dernière était attachée avec les autres. Le nouveau dieu saignait à la tête et Diagon peinait à rester en vie. Elle posa les yeux sur Mercure, ce dernier était inconscient, une flaque de sang doré coulait à ses côtés.

Éris s’avança vers elle. Elle était devenue la déesse de la discorde. La fumée noire semblait la rendre plus cruelle et ternir le monde qui l’entourait.

Laverna sentit sa bouche devenir sèche.

— Comment ? hurla-t-elle.

Mercure sursauta dans son coin et rouvrit les yeux.

Laverna sauta par-dessus le bar. Éris se jeta sur elle comme si elle avait anticipé son geste. La voleuse attrapa la bouteille qui trainait sur le comptoir et l’écrasa sur la tête de la déesse. Le geste était désespéré, mais c’était l’une des seules solutions qu’elle avait trouvées pour ne pas mourir si vite. Elle serra le morceau de verre cassé dans ses mains. Sa seule arme. Elle courut aussi vite que ses jambes pouvaient lui permettaient et se jeta littéralement sur Mercure. Ils tombèrent à la renverse l’un sur l’autre. Apollo laissa échapper ce que Laverna prit pour un rire.

Laverna trancha les liens de Mercure et lui fourra les bracelets dans les mains. Les seuls oubliés de Liamos. Elle se redressa difficilement et chancela. Elle reçut un coup en plein fouet au visage. Elle se redressa, mais en reçut un autre, et encore un autre. Un coup de pied la mit au sol. Elle s’écroula contre un mur en bois. Le sang envahit sa bouche. Elle cracha sur le côté et leva les yeux sur la déesse. Cette dernière était emprisonnée par des volutes noires, ses yeux dorénavant rouges la foudroyaient sur place.

Elle pouvait sentir son œil gauche se fermer dangereusement et tenta une tentative pour se relever, mais glissa sur son propre sang.

Éris éclata de rire et reprit une forme humaine. Ses cheveux restèrent noirs, mais sa robe blanche était à nouveau propre et les blessures que Laverna lui avait infligées semblaient ne même pas avoir existé.

Elle s’approcha dangereusement d’elle et se baissa.

— Ce n’est pas ce que je t’avais ordonné de faire ! hurla-t-elle.

Elle redressa Laverna pour la mettre sur ses pieds, mais ses derniers ne semblaient pas vouloir coopérer. Éris la redressa sans mal, la gardant à sa hauteur.

Laverna sourit de toutes ses dents, un filet de sang coula le long de son menton.

— Mais j’ai fait ce que tu m’as ordonné, j’ai trahi, volé, et je suis prête à te tuer, lança-t-elle fièrement.

Éris serra les lèvres si fort que Laverna crut qu’elles aient disparu.

— Tu ne peux pas me tuer.

La lame qui se plongea dans la poitrine d’Éris fit sursauter Laverna. Elle tomba la tête la première alors que la déesse se tournait vers celui qui avait osé. Laverna reconnut Apollo. Ce dernier souriait de toutes ses dents et frais comme un paon. Laverna conclut rapidement que Mercure avait réussi. Elle profita pour se laisser sombrer dans l’inconscience ou la mort.

Elle n’entendit que le reste d’un combat dans un bruit lointain.

Quelque chose s’écrasa à côté d’elle. Elle tenta d’ouvrir les yeux, n’y parvenant pas. Il était trop tard, elle s’était laissée tomber dans les bras de la mort, et c’était bien plus facile et plus reposant qu’elle ne l’aurait. Ce fut Héra qui l’appela au loin et qui la secoua dans tous les sens pour qu’elle reprenne ses esprits.

Elle rouvrit les yeux, sa tête était si lourde qu’elle tomba en arrière. Héra colla ses deux mains sur ses joues sensibles.

— Aie, articula Laverna.

— Je te déteste, s’énerva Héra. Tu n’as pas le droit de partir avec Ylio.

Laverna laissa échapper un sanglot.

— Il est mort, dit-elle en laissant échapper un autre sanglot.

— Je sais.

Laverna redressa la tête et quelque chose de chaud parcourra son corps, Héra la sauvait de toutes ses blessures comme toujours.

— Non, dit-elle entre deux sanglots, il est mort et il ne reviendra jamais. Je… je ne le reverrai jamais, dit-elle d’une voix brisée. Il… souriait tout ce temps, cet idiot. Et…

Elle croisa le regard d’Héra couvert de sang doré et du sien. Son regard était plein de tristesse. Elle hocha la tête.

— Laverna, il faut que tu te reprennes. Tu dois te défaire d’Éris et revenir toi-même. Ne pars pas, ne me laisse pas, supplia-t-elle

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