Les Saveurs de l’Infidélité & UN MENDIANT EXIGEANT

2 minutes de lecture

Il y a des saveurs qui m’enivrent
Des goûts secrets que je ne peux ignorer

Même quand ton amour comble mes lèvres

Mon cœur est un festin infini
Et chaque baiser que je goûte

Porte une épice différente
Un parfum que je ne connaissais pas encore

Ce n’est pas que je ne t’aime pas
Mais mon âme, mon corps
Ont besoin de toucher à d’autres saveurs
De m’imprégner d’autres douceurs
De sentir d’autres frissons sur ma peau
Je ne cherche pas à te tromper
Je cherche juste à comprendre
À goûter, à sentir, à explorer
Les secrets de la vie
Ces arômes que l’on trouve
Là où on ne les attend pas.

Chaque peau, chaque regard, chaque effleurement
Est un voyage vers un goût inconnu
Un éclat d’émotion que je n’avais jamais vu
Un parfum frais comme l’aube
Ou brûlant comme l’été
Et je me laisse emporter
Non pas par désir de fuir
Mais par ce besoin d’étreindre l’infini
Dans sa plus douce diversité

Ce n’est pas trahir
C’est juste que l’amour ne se limite pas
À une seule saveur
Pas même à celle que je trouve en toi.

&


Existe-t-il des âmes, comme des mendiants aux yeux de feu, qui errent dans l’ombre de nos vies, tendant leurs mains ouvertes à l’infini, attendant plus que ce que la terre peut offrir. Ils ne réclament pas seulement un peu d’attention, mais une plénitude, une profondeur, une fidélité inébranlable, comme si l’univers tout entier leur devait sa lumière. Leurs regards ne se contentent pas de la douceur du moment, mais aspirent à l’impossible : une vérité crue, une attention ininterrompue.

Ce sont des mendiants de l’âme, qui se persuadent que tout ce qu’ils réclament est juste, qu’ils sont les héritiers des grandes promesses. Mais, oh, comme leurs mains se referment sur des illusions. Rien n’est jamais assez, et tout ce qu’ils attrapent semble se dérober. Leurs attentes grandissent, comme des ombres engloutissant la lumière des gestes sincères, jusqu’à ce qu’il ne reste que la faim, un vide sans nom.

Et puis, il y a ceux qui, comme des étoiles lointaines, ne cherchent rien, ne demandent rien. Leur amour n’est pas une quête, mais un voyage intérieur, un chemin qu’ils parcourent silencieusement, avec une sérénité que le monde peine à comprendre. Ils offrent leurs sourires sans condition, leurs paroles sans attentes. Ils connaissent la beauté du don simple, du regard partagé, du silence complice.

Mais, dans les recoins de cette danse, il y a la souffrance des uns, et la sérénité des autres. Ceux qui tendent la main ne savent pas que ce qu’ils demandent n’est pas un trésor à saisir, mais un souffle à partager. Ils s’égarent dans l’illusion de la possession, confondent l’amour avec une marchandise à acquérir. Et c’est là que le piège se referme sur eux. Leur cœur se fait lourd de leurs attentes non comblées, et l’amour, alors, se fane.

Alors, à ceux qui mendient dans l’ombre de l’amour, qui réclament la lumière sans comprendre qu’elle réside déjà dans le regard posé sur eux, je dirais : l’amour se nourrit de ce que l’on donne sans compter, et se trouve dans les silences qui, parfois, en disent plus que tous les mots. L’amour ne se mesure pas. Il se vit, dans la pureté d’un geste, dans la patience du temps, dans l’absence d’attente...

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