3

2 minutes de lecture

Marcello

— Serata perfetta per fuoco e rum caldo al burro !*

Une phrase qui pressentai le vieillard que je m'apprettai à devenir, qui, snob comme tout, parlai de non pas prendre un vin chaud mais un rhum tiéde au beurre comme en Amérique du nord. Je ne sais plus où j'avais entendu parler de cette boisson, mais je savais qu'ils en buvaient les soirs froids d'hiver au coin du feu dans le Wisconsin et en Ohio, du coté de Chicago, Denvers et Winippeg. Moi,le vieux rital, tel un De Niro de pacottille, je parlais hot buttered rum comme un parrain du nouveau monde.

Autrefois, ça m'arrivait , je la rejoignai sur le petit balcon de notre appartement surplombant la riviére où elle se reconnectai avec la nature, sa nature sauvage, au début j'étais nu, moi non plus je n'étais pas frileux à l'époque, trés vite je l'avais rejoint en pyjama d'abord, puis en robe de chambre.

ce temps là appartenait au passé.

Depuis quelques temps, ce n'est pas qu'elle ne me réveillait plus quand elle se levait, mais je me sentais si bien dans les draps que je les remontai sur mon visage pour profiter d'encore un peu plus de chaleur, avant d'affronter la journée. Elle me laissais dormir, me disait- elle, j'avais un travail moi m'assenait elle, je n'étais pas dupe, elle m'épargnait...

J'en prenais l'habitude, j'attendais que les douces effluves de café caressent mes narines, alors je me levais. Habituellement je ne disais pas des sottises au sot du lit, je parlais du temps, de joie de vivre de douceur de vivre, du bonheur de me réveiller et d'avoir un si beau spectacle sous les yeux: les montagnes, jamais la même chose, jamais le même décors et un et si belle femme si peu vétue une cafetiére à la main

En riant, elle me traitait de macho, comme tous les transalpins je crois que je l'étais un peu et je crois pouvoir affirmer que ça ne lui déplaisait pas.

Mais...

  • C'est le temps parfait pour un rhum chaud au beurre et aux épices, je ne l'avais jamais sorti, en tout cas pas au saut du lit.

Fort heureusement elle ne compris pas mon bon mot, s'est elle imaginée que je citais du Truman Capote ou du Fitzgérald Kennedy ?

Aprés avoir bue son café, elle descidat de me bousculer un peu. Habituellement je ne me faisait pas prier, guoguenard je paradais parfois :

  • Comme les scouts, toujours prêt, je reconnais, je ne peux pas toujours être spirituel.

Elle répondait quelques fois :

  • Je suis ta petite Sicile, viens me botter les fesses ( humour italien )

Mais ce matin je dû me faire prier, je n'en suis pas fier

je rajoutais même, une autre phrase dont je ne suis pas fier maintenant, une phrase qui nous hantera sans doute, une phrase qu'elle oubliera je l'espére :

— Tu es volcan, tu es lave et pouzzolanes, brulante comme l’Etna, explosive tel le Stromboli. Je me voudrais Capri, je ne suis plus que Pompéi, un champ de ruines que tu finiras par fuir.

Ais-je révé ? Il m'a semblé la voir pleurer et pire encore, fredonner du Serge Réggiani

Elle est jolie, comment peut-il encore lui plaire. Elle au printemps, lui en hiver…

Annotations

Versions

Ce chapitre compte 3 versions.

Vous aimez lire Etienne Ycart ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à l'Atelier des auteurs !
Sur l'Atelier des auteurs, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscription

En rejoignant l'Atelier des auteurs, vous acceptez nos Conditions Générales d'Utilisation.

Déjà membre de l'Atelier des auteurs ? Connexion

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de l'Atelier des auteurs !
0