Mon journal intime - J'ai peur

2 minutes de lecture

Le 1 juin 2006 à 11h34,

Et voilà encore une journée à être stressé, la boule au ventre. Pourquoi, me diras-tu ? La solitude encore une fois ? Le fait que j'aie tout envoyé paître ? Ou encore les huissiers qui doivent passer pour des histoires qui remontent à des temps obscurs de la vie de ma famille ?

Pour moi, l'être humain est une complexité à l'état pur. Que dire à propos de cette espèce incapable de contrôler ses instincts les plus primaires ?

Cette phrase résonne comme le début d'une mauvaise poésie dans ma tête : « L'homme, un homme, tous les hommes ». Je continuerai toujours à penser que si les femmes étaient au contrôle, elles feraient ce qu'il faut. Car les hommes ont toujours les mêmes problèmes : des complexes d’infériorité, des envies de pouvoir, et ils sont mégalomanes.

Et si cette phrase sur les hommes résonnait dans ma tête, il en existe une autre, pleine de douceur, qui résonne aussi : « La femme, une femme, toutes les femmes… ». Elles sont si douces, câlines, justes, ne cherchant que de l'affection et à ce que tout tourne rond dans le monde. Alors pourquoi ça nous énerve, nous les hommes, que les femmes soient si intelligentes ?

Enfin bref, comme à mon habitude, je passe d'un sujet à l'autre, mais tous ont un point commun : ils font partie de mes peurs. Toutes ces choses qui font qu’au final on se sent mal, chaque jour, à chaque réveil.

Les réveils, parlons-en.

Chaque réveil est un retour à la réalité, mais avez-vous déjà eu l'impression que la réalité n'est qu'un rêve ? C'est-à-dire le moment où vous vous réveillez et qu'en fait vous avez le sentiment de tomber dans une illusion. Je ne sais pas si je m'exprime bien, mais après tout c'est un journal intime, alors le seul qui doit comprendre, ne serait-ce pas moi ?

Moi, moi, toujours moi. S'il n'y avait plus moi, alors sans doute il n'y aurait plus de problème de pensée, d'interrogation.

Est-ce qu'une personne, un jour, rejoindra ma cause ? Hein ? Quelqu'un, un jour, va venir dire : « Je suis comme toi, aime-moi ».

L'amitié n'a pas de raison d'être. Aimez-vous.

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