Mon journal intime - un échec
Le 13 juin 2006 à 10h35,
Certaines choses dans une vie nous tiennent à cœur…
Certaines choses que nous essayons d'obtenir ne viennent jamais ou difficilement.
Oui, j'ai chié mon permis aujourd'hui, mardi 13 juin 2006. Un an après mon inscription, je ne suis toujours pas parvenu à l'obtenir. En vérité, je ne sais pas si je l'ai eu ou pas, seul le papier que je recevrai par la poste me le certifiera.
Mais soyons réalistes, ces choses-là se sentent. Alors pourquoi insister ? On a beau être le meilleur, on n'y arrive pas.
Vous pensez peut-être que l'inspecteur est un salaud ou autre. Moi je ne lui en veux pas, non. Je m'en veux à moi de ne pas avoir été le meilleur, seul but dans ma triste vie : être le meilleur.
Corps perdu, âme déchue, je me jette dans le gouffre de la médiocrité en cette journée ensoleillée.
Vouloir être le meilleur, c'est génial, mais y parvenir reste compliqué. Dans une vie, on fait une série de choix qui nous poussent vers certains actes et certaines conséquences.
Mais bon, au final, on ne contrôle rien.
J’écris mes pensées sans regarder ni mon écran, ni mon clavier. Seulement au son de cette musique qui retentit dans mes oreilles. Je reste plus ou moins attentif au fur et à mesure que j’écris, ou plutôt que je tape sur ce clavier, l’esprit plein de pensées.
Je sais très bien que certaines choses vont s'écrire sans que je le veuille réellement, vu que le contrôle n'est qu'une abstraction de l'esprit.
Enfin bref, plongé dans une dépression profonde, je ne sais pas encore comment retrouver la joie. Le fait de rester enfermé ne résout rien, c'est pour cela que j'ai demandé à mon meilleur ami de me rejoindre pour évacuer mon esprit et me replonger dans la société. C’est ce que l’on appelle l’instinct grégaire : le besoin de se fondre dans la société.

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