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2 minutes de lecture

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Je dois l'avouer, attaquer l'écriture de cette deuxième journée ne s'est pas montrée évident. J'ai donc écrit ce qui me passait par la tête pour débloquer la suite. Désolé :(

  Comme chaque matin, j’ai allumé ma cigarette, fait couler un café, ouvert la porte à M. Sulyvan, l’homme de ménage, rallumé une cigarette et répondu à mes derniers messages Tinder. J’ai pu ainsi confirmer mes deux rendez-vous de la journée qui s’annonce intéressante. Le premier se tiendra dans le 14e avec Camille, plutôt canon, et qui me semble en avoir dans la tête. Le deuxième prendra place à l’heure du dîner avec Hakim, qui souhaite à tout prix m’emmener dans le restaurant marocain qui appartient à sa famille. J’avoue émettre des doutes sur ce deuxième rencard et de ne pas être la plus grande admiratrice de nourriture orientale. Mais je ne saurais l’expliquer, depuis cette nouvelle apparence qui m’a été offerte, j’ai envie d’essayer et d’oser de nouvelles choses.

   J’ai dû tant bien que mal trouver le temps de répondre à Fanny et à son message vocal angoissant de ce matin. Elle déprime, c’est sûr, mais je ne sais quoi lui dire pour la réconforter. Mon texto, je l’ai écrit puis effacé. Réécrit et effacé de nouveau, incapable de me décider sur les mots à utiliser.

Moi :

Salut Fanny, oui je serai là. Désolée pour tout…

Par contre, tu ne me reconnaitras pas, j’ai changé d’apparence… J’ai signé un super contrat et par ailleurs, Mathias, c’est de ma faute…

  Non. Je ne peux évidemment pas lui écrire une telle chose. Après de multiples essais supplémentaires, je m’oriente sur un message qui parle de l’essentiel :

Moi :

Coucou,

Mes condoléances pour Mathias. Je me doute que ce n’est pas facile.

Je serai là, bien entendu. À mercredi, Kristelle.

   Plus froid, tu meurs. Je me sens d’autant plus coupable de la savoir me chercher parmi les invités sans jamais me retrouver. Mais comme je ne cesse de me le répéter : ce n’est pas grave. Après tout, il ne s’agira que d’un mauvais moment à passer et dès lundi prochain à minuit, toute cette semaine aura disparu et Mathias sera présent en chair et en os.

    Réponse envoyée, j’attrape mon sac en tissu indien, mon téléphone et pars en courses.

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