110 - 18 h 18

2 minutes de lecture

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N'hésitez pas à donner votre avis sur ce chapitre sur lequel j'ai quelques doutes. Merci :)

Pendant qu’il est sous la douche, je suis assise sur le canapé du salon à fumer une cigarette. Mon regard ne décroche pas du bouquet de roses rouges qu’il m’a offert.

— C’est pour te montrer que je tiens à toi.

C’est ce qu’il m’a dit en franchissant la porte, le bouquet en main. Bien entendu, à fleur de peau comme je suis depuis ce matin, j’ai pleuré.

C’est notre dernière soirée. Notre dernière vraie soirée. La semaine est passée si vite. Ils sont loin les Patrick, Charles, Timothée et autre match Tinder.

Officieusement, je n’ai rencontré Fabio que mardi dernier. Quatre jours. C’est peu, très peu. Mais je ne peux pas l’expliquer, c’est comme ça. Je ne dis pas être amoureuse, mais je n’en suis pas loin. Vraiment, pas loin.

Lui et moi, c’est comme Belle et la Bête, Angie et Brad, François et Julie, Rocco et Rosa, Elizabeth et Philip ou Johnny et Laetitia. On est fait l’un pour l’autre, j’en suis sûre. Ça n’arrive qu’une fois dans une vie de rencontrer La personne. Cette personne qui vous fait sentir si entière, si heureuse. Mais plus les heures défilent et plus je me sens honteuse. Honteuse de mentir depuis le début. C’est de Kristie qu’il tombe amoureux, pas Kristelle.

Et r’voilà Kristelle la pleurnicheuse, Kristelle la mortadelle.

Je pleure.

— Al... exa… Mets… AB… BA… sur… spo… spoti… fy.

D’une voix parfaite, jamais tremblante ni même émue, Alexa me répond.

— D’accord.

Moi aussi je veux être un robot, comme elle. De cette manière, je n’aurais plus à ressentir tout ce chagrin et ces remords qui prennent de plus en plus de place dans mon cœur. La musique I’m Just A Girl couvre le bruit de mes pleurnichements. Cette chanson, vous pourrez la graver sur ma tombe.

« Je suis juste une fille,

pas le genre que les hommes aimeraient rencontrer,

juste une autre fille,

que personne ne regarde dans la rue ».

Kristelle, ressaisis-toi, car Fabio sort de la salle de bain et arrive dans le salon. Il est nu. Nu comme un ver, nu comme j’aime qu’il soit.

— Salut toi, il dit.

Avachie sur le canapé, je lui ose un coup d’œil. Bien que son corps me fasse toujours autant d’effet, je ne suis pas d’humeur.

— Alexa, mets Sexe de Line Renaud sur Spotify.

— D’accord.

De manière très originale, Fabio se déhanche au rythme de la chanson. Il remue ses hanches de gauche à droite et avance une jambe après l’autre. Tel un danseur de danse de salon, il s’approche de moi. Je ne peux m’empêcher de rire.

Sexe

Il est drôle.

 Il est beau.

 Il est parfait.

 Son anatomie… miam.

 Comment refuser de faire l’amour avec une telle approche. Il se jette sur moi, me couvre de chatouilles, puis m’embrasse. Seul Fabio sait me remonter le moral.

C’est bon.

Très bon.

Je ne verrais plus Line Renaud du même œil.

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