Comme un gouvernement vacant...

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L'innocence. Le passage du temps. Destruction des sens.

Je n'ai jamais aimé m'exprimer. Du moins, vocalement. Je suis toujours et j'ai toujours été cette personne qui aime être invisible. Celui qui n'embête personne en espérant ne pas être embêter à son tour. "Vivre et laisser vivre" en une phrase.

Cependant, et ce récemment, je m'exprime avec l'écriture, car c'est la manière la plus sûr pour moi d'exprimer et d'extérioriser ce que j'ai sur le coeur. Je préfère les mots car je peux prendre le temps de réfléchir et de choisir les bon instruments de ma pensée sans faire perdre de temps à qui que ce soit. C'est altruiste et à la fois égoïste. Ce qui peut me décrire en un sens.

Je m'exprime donc dans ces lignes à celui que j'ai perdu. L'innocent, l'optimiste, le joyeux, l'insouciant. Ces mots sont pour une personne dont l'abscence blessera ses alentour, même s'il ne s'en rend jamais compte. Même s'il se convainc que ce n'est pas le cas. Même si on doit lui marteler la cervelle ces mots. Et cette personne est moi.

 Je me manque. Si cette phrase ne fait aucun semble, cela peut être voulu. Mais je manque la personne que j'étais. Je fut quelqu'un qui avait l'habitude de sourir, disait mes proches. Le pire, c'est que je perds mes souvenirs, ou alors je n'ai jamais pris le temps de m'enregistrer ces moments de bonheur dans mon esprit. Comme une casquette. Des souvenirs que je... n'aurais plus jamais... Désormais, je n'ai que la haine en moi.

J'aurais pu en écrire de décrire plus sur ce sentiment de nostalgie fantôme qui m'habite. Mais je suis un homme de peu de mot. Même si le vocabulaire le permettait, même si lavolonté le permettait, une partie de moi m'empêche de m'étaler trop sur les pages. De vouloir toujours des mots conscis et précis pour m'exprimer. "Ne pas passer par trente-six chemins" comme j'aime le dire. Néanmoins, et si ces lignes ont quelconque importance, j'aimerais dire...

Nous perdons de nous-même à chaque instant, mais comme un gouvernement vacant, quelque chose doit forcement combler le trou. Donc autant apprécier ce qui reste et l'améliorer jusqu'au bout.

J'aurais aimé pouvoir suivre ce conseil...

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