Comment c'est chez toi ?
Comment tu vas ?
Comment c’est chez toi ?
Est-ce qu’un jour, même en rêve,
Avant que la mort ne m’enlève,
Tu me diras que tu m’entends
Quand je parle de toi au présent ?
Tu sais, je pense souvent
À tous nos jours avec
À tous nos jours sans
À nos fous rires, nos prises de bec
À notre passé sans faux-semblants
Et ça me prend à la gorge
Ça brûle, ça me perfore
Tous ces sanglots, tous ces murmures
Que je retiens sous mon armure
Je voudrais te revoir
Je ne demande qu’un soir
Pour m’asseoir près de toi
Retrouver la joie d’autrefois
Penser au bonheur que c’était
De te savoir présente à mes côtés
Comment tu vas ?
Comment c’est chez toi ?
Est-ce qu’un jour, même en rêve,
Avant que la mort ne m’enlève,
Tu me diras que tu m’entends
Quand je parle de toi au présent ?
Tu sais, les roses, aujourd’hui
N’ont plus que de pâles épines
Qui n’égratignent que le bruit
Du silence, écho du temps qui s’épuise
Et ça me pique le cœur
Ça m’étouffe, ça m’écœure
Toutes ces fleurs qui saignent
Des larmes aussi rouges que les miennes
J’aimerais te revoir
Même dans l’ombre, dans le noir
Respirer l’odeur de jasmin
Qu’emprisonnaient tes mains
Lorsque tu effeuillais, une à une,
Tes pensées, sous la lune
Comment je me bats ?
Comment c’est chez moi ?
Je te le dirai un jour, en rêve,
Avant que la nuit ne s’achève,
Lorsque je saurai parler de toi
Autrement que tout bas.

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