Chapitre 2 : Le Favori de la Reine, Partie 1

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Adamas, la capitale du Royaume Submergé…

Elle s’élevait sur les ruines de l’ancienne Atlantis. Jadis, c’était cette dernière qui éclairait le fond des océans de sa magnificence. Je n’étais pas né à l’époque de la Conquête, mais j’ai eu l’occasion de voir les fresques du palais des Nocturii décrivant ses merveilles…

Toutefois la majesté d’Atlantis ne lui avait pas épargné la destruction aux mains des vampires. Après s’être emparé du trident des mers, Némésis avait voulu asseoir sa domination sur les océans en détruisant pierres par pierres les symboles des atlantes. Elle n’avait donc épargné aucun de leurs bâtiments, reléguant leur fier empire au rang de conte et de légende du passé. Ainsi allait la vie : un royaume tombait, et un autre s’élevait au-dessus de ses cendres.

Ensuite, les Nocturii ont commencé à construire Adamas.

Bien sûr, ils n'avaient pas eux-mêmes œuvré à bâtir la cité. Les esclaves étaient là pour ça. Et les Nocturii en avait beaucoup : une bonne partie de la main d’œuvre avait d’ailleurs été piochée parmi les prisonniers de guerre atlantes, ultime humiliation infligés aux vaincus par leurs vainqueurs… Cruel ? Oui. Nécessaire ? Absolument, si l'on voulait briser toutes velléités de rébellion. Les atlantes avaient beau avoir été décimés ou réduits en esclavage sous le joug des Nocturii, certains avaient tout de même réchappé de la chute d’Atlantis. Ils se terraient maintenant aux fonds des mers, lançant parfois des attaques aussi insignifiantes que suicidaires contre nos vaisseaux ou nos lignes ferroviaires sous-marines dans l’espoir de perturber les contacts entre les différentes cités du Royaume Submergé.

Ils n’avaient, bien sûr, pas assez de forces pour attaquer l’une de nos places-fortes… mais ils pensaient qu’en provoquant suffisamment d’interférences dans les réseaux qui reliaient chaque ville et forteresses du Royaume Submergé telle une gigantesque toile d’araignée s’étalant à travers tout l’océan Atlantide, ils arriveraient à faire s’effondrer l’empire de Némésis. Bien entendu, il ne s’agissait que d’un simple rêve, un frêle espoir auquel s’accrochait désespérément la résistance atlante pour ne pas sombrer dans le désespoir. La réalité était que rien ne pouvait endommager la mécanique bien huilée du Royaume Submergé : un vaisseau de patrouille était perdu ? Trois autres sortaient de l’usine le soir même. Une ligne ferroviaire sous-marine était endommagée ? Elle était réparée en quelques heures. La seule chose que les rebelles atlantes pouvaient faire, c’était piquer la bête impériale qui les avait condamnés à l’exil, sans même arriver à la blesser. Néanmoins Némésis était facilement irritable… et c’est pourquoi elle n’hésitait pas à punir tout rebelle qui tombait entre ses mains en déployant des trésors de cruauté, afin d’imprimer la peur dans l’esprit de tous ceux qui auraient pu songer à la défier.

Les ennemis de Némésis avaient beau prier ardemment pour la chute de son pouvoir, le fait est que le Royaume Submergé n’avait jamais été aussi puissant.

Et Adamas, le diamant des mers, en était la preuve éclatante.

Les vampires pouvaient retenir leur respiration pendant un très long moment sans aucun problème. Nous étions également capable de voir dans le noir avec aisance, et notre robustesse naturelle nous rendait incroyablement résistants à des pressions sous-marines et des températures glaciales qui tueraient presque toutes les autres races terrestres en quelques secondes, immortels compris. Cela faisait de nous des nageurs et des plongeurs naturellement doués dans l’eau. Mais quant à y vivre… c’était une autre histoire. Personnellement, je préférais rester au sec. Et manifestement, la quasi-totalité de la noblesse vampire, Némésis la première, partageait mon avis.

La technologie et la magie vampire avaient donc été mises à l’œuvre pour construire des cités robustes, autosuffisantes et suffisamment spacieuses pour abriter toute notre civilisation. Ainsi chacune des cités du Royaume Submergé s’étaient largement inspirées du modèle qu’Adamas avait instauré. Et tandis que mon vaisseau approchait lentement de la capitale, je ne pouvais m’empêcher d’être, comme toujours, impressionné par sa majesté qui s’étalait devant moi à travers la baie vitrée de la salle de commande par laquelle je regardais.

La ville était recouverte d’une immense sphère de verre qui tutoyait aisément le millier de mètres en hauteur, et des dizaines de kilomètres de diamètre. C’était comme imaginer l’une des plus grandes cités humaines de la Surface… sous une gigantesque cloche de verre. La sphère, bien entendu, était bardée d’enchantements de protection qui la rendaient impénétrable à toute attaques externes ou internes (précaution indispensable si vous souhaitiez bâtir une cité sous-marine).

Contrairement aux autres cités du monde magique, la plupart des bâtiments d’Adamas étaient en fait d’immenses tours de verre et de métal qui s’élevaient dans les airs. Puisqu’il fallait composer avec un espace limité, l’architecte de la reine chargé de concevoir les plans de sa capitale avait décidé de bâtir ainsi : en hauteur plutôt qu’en largeur, afin d’optimiser au maximum l’espace à l’intérieur de la sphère. Chaque tour était reliée aux autres à diverses hauteurs par des ponts d’acier qui enjambaient les avenues au niveau du sol, où se pressaient une circulation dense de lourds et massifs chariots qui alimentaient la ville ou transportaient la plèbe d’une destination à une autre. Seules les automobilis des nobles, ces petits vaisseaux volants hors de prix, avaient le droit de circuler dans les airs.

La plupart des tours bordant les avenues principales étaient la propriété directe de la reine ou de ses enfants. Némésis y avait fait installer tout ce que sa noblesse (elle se fichait bien entendu des besoins de la plèbe) désirait : des milliers de boutiques débordant de tout ce qu’on pouvait rêver d’acheter, des parcs aquatiques, des théâtres, des pavillons de plaisirs, des terrasses et jardins couverts où l’on pouvait se prélasser… Tout ce que la noblesse nosferatu pouvait bien désirer était ici à portée de bras, diligemment servit par la plèbe servilis. La plupart des nobles, titre oblige, possédaient en plus de leur domaine de campagne au moins un appartement spacieux dans les derniers étages de ces énormes bâtiments. Certains clans en avaient même acheté un entier pour y loger toute leur famille. D’autres nobles, comme moi, possédaient carrément leur propre tour pour eux tout seul (je n’aimais pas vraiment partager).

Vue d’en haut, la cité ressemblait fortement à une boussole, et c’était bien l’intention de son architecte. Circulaire, car suivant les courbes de la sphère qui la protégeait, elle était coupée par quatre avenues principales orientées vers l’un des quatre points cardinaux, et qui divisaient la ville en autant de quartiers. Ces quatre avenues se rejoignaient au centre de la cité, là où se dressait le palais de Némésis. A cause de sa forme longue et élancée qui se terminait en pointe, il avait très vite été surnommé « la Lance » par la noblesse nosferatu, nom qui avait tellement plus à la reine qu’elle ne se référait plus désormais à son palais qu’avec celui-ci. Gigantesque, la tour royale dorée était si grande que sa pointe atteignait presque le sommet de la sphère de verre à son point le plus haut, dominant aisément les autres tours qui s’étalaient à ses pieds. J’étais trop loin encore pour voir ses balcons et ses terrasses élégamment sculptés, ainsi que les merveilleux bassins et jardins suspendus dont elle regorgeait… mais il me suffisait de fermer les yeux pour m’en rappeler aussitôt.

On ne pouvait accéder à la ville uniquement en passant par un port creusé dans le fond de l’océan. Vue d’en haut, il ressemblait à un immense rectangle qui découpait la roche sous-marines sur trois bons kilomètres de longueur, et dont les lumières apparaissaient à travers l’eau qui recouvrait l’ouverture. Alors que nous approchions de l’entrée, mon vaisseau se mit à perdre progressivement de l’altitude pour descendre dans la faille.

Une fois suffisamment bas, l’eau céda place à l’air tandis que mon vaisseau pénétrait dans le port sous-marin. En effet, grâce à une astucieuse barrière enchantée, l’océan qui se situait maintenant au-dessus de ma tête était incapable de submerger le port sous ses flots. Imperméable à l’eau, la barrière ne laissait passer que les vaisseaux… mais elle pouvait aussi se rendre aussi impénétrable que la bulle de verre qui entourait la ville, afin d’éviter une attaque surprise. Encore faudrait-il toutefois que quelqu’un ait le cran d’attaquer Adamas, surtout avec sa puissante reine pour la garder…

Le port fourmillait toujours d’activités. Aux nombreux quais de métal qui traversaient le rectangle géant, étaient amarrés des dizaines de vaisseaux sous-marins différents : des vaisseaux de patrouilles Iota aux embarcations de classe Delta ou Alpha plus raffinés des nobles, en passant par les sous-marins cargo faisant le tour des cités du Royaume Submergé pour les ravitailler… il y avait à peu près tous les types de vaisseaux dont on pouvait rêver ici, à l’exception peut-être des immenses croiseurs Oméga qui faisaient figure de forteresses mobiles… mais ces monstres s'arrimaient rarement à un port, car ils étaient tout simplement trop gros.

Mon vaisseau s’arrima alors à l’un des quais encore libre, et je ne tardais pas à descendre, suivi de quatre de mes serviteurs. Généralement quand je revenais à Adamas, je n’hésitais pas à faire une entrée en grande pompe avec une suite de plusieurs dizaines d’esclaves et de gardes, afin de faire comprendre à tout le monde que Forlwey d’Abyssombre était de retour. Néanmoins la convocation de la reine étant pressante, je m’étais contenté de quatre serviteurs (un comte ne pouvait tout de même pas se promener sans une suite), tout en me parant de ma plus belle tenue : une tunique de cuir écarlate tissée de fils d’or dessinant des motifs de roses sur toute ma tenue, tout en formant mes armoiries sur ma poitrine. La célérité avec laquelle je servais ma reine ne voulait pas dire que je ne devais pas faire honneur à mon rang. Je me moquais peut-être de ce que pensaient les autres nobles, mais ce que pensait Sa Majesté… c’était une autre histoire.

Ayant mis le pied à terre et ordonné aux six esclaves qui composaient l’équipage du vaisseau de veiller à ce que personne n’y touche, j’ai remonté le quai d’un pas vif en direction de la façade nord du port, percée de multiples galeries qui conduisaient aux ligne ferroviaires souterraines faisant la jonction entre le port et la cité. Normalement tout vaisseau qui entrait au port devait s’enregistrer auprès du service de douane. La police servilis, reconnaissable à leur livrée dorée, inspectait donc immédiatement chaque vaisseau qui accostait pour s’assurer qu’ils ne cachaient rien, comme des esclaves en fuite par exemple. L’équipage ne pouvait donc débarquer que lorsqu’il en recevait l’autorisation. Cependant, cette règle ne s’appliquait pas aux nosferatus… et encore moins à moi. Dès qu’il me virent descendre de mon vaisseaux, les inspecteurs qui s’étaient approchés avec leur calepin en mains détalèrent aussitôt. Avec un sourire amusé, je continuais de marcher droit devant moi, indifférent aux esclaves et aux autres serviteurs qui, dès qu’ils m'apercevaient, s’écartaient aussitôt pour éviter de croiser mon chemin. Quand on portait le surnom de Comte Sanglant, les faibles apprenaient très vite à baisser les yeux et à céder le passage…

C’est alors que mon regard fut attiré par le vaisseau sur ma droite, tout aussi imposant que le mien. Je me suis arrêté un instant pour l’observer, intrigué. Il arborait une immense tête de taureau doré qui se dressait fièrement à l’avant.

Je su instinctivement à qui appartenait ce vaisseau : un jeune nosferatu prétentieux qui, depuis un siècle maintenant, faisait tout ce qu’il pouvait pour gravir au plus vite les échelons de la hiérarchie au Royaume Submergé. Le vicomte Rodrygal de Clairecorail… c’était le nom de ce petit arriviste qui se complaisait à organiser toutes sortes de fêtes pour plaire à la noblesse, tout en alimentant les rumeurs sur mon dos. Je savais qu’il convoitait ma position et qu’il ne manquait pas une occasion d’essayer de détourner la faveur de la reine à son avantage.

Un sourire étira mes traits. L’occasion était trop belle. Je tendis aussitôt la main, faisant jaillir de ma paume une ronce noire aussi solide que du métal qui s’éleva dans les airs tel un serpent et s’enroula autour des cornes de la figure dorée. Elles se resserrèrent d’un coup jusqu’à faire éclater le métal, brisant les deux cornes qui s’écrasèrent avec fracas en attirant l’attention de certains passants curieux.

Satisfait, j’ai immédiatement rétracté ma ronce dans ma paume avant que l’équipage du vaisseau alertée et qui commençait déjà à sortir du bâtiment ne me remarque. C’est alors que j’ai remarqué devant moi un esclave servilis, une caisse sur l’épaule, qui m’observait bouche bée. Un témoin gênant… que j’allais m’empresser d’écraser. Cependant avant même que je ne fasse un geste vers lui, le vampire se prosterna immédiatement sur le sol en délaissant son chargement.

  • Je n’ai rien vu, Monseigneur, m’assura-t-il d’une voix terrifié, sachant très bien que je pouvais l’écorcher sur place sans la moindre répercussion.

Heureusement pour lui, sa célérité me plût. Avec un sourire, j’ai plongé la main dans ma bourse pour lui balancer un inferis d’or qu’il regarda retomber entre ses doigts avec une expression stupéfaite. Il n’avait sûrement jamais eu autant d’argent dans sa main.

  • Bois un coup à ma santé ce soir, mon brave ! lui dis-je avant de lui passer devant d’un pas rapide pour traverser les quais, mes quatre serviteurs sur mes talons.

Il y avait plusieurs lignes qui reliaient le port à Adamas. La plupart étaient pour les trains de livraison qui acheminaient les marchandises jusqu’à la capitale (bétail humain, matières premières et autres biens qui seraient aussitôt vendus une fois sur les marchés…). D’autres étaient réservées pour les vampires servilis et autres races de semi-humains esclaves, qui représentaient la majeure partie de la population d’Adamas. Restait ensuite deux trains pour les nobles nosferatus, ainsi qu’une dernière ligne réservée aux Nocturii. Celle-ci, à dire vrai, ne servait pas souvent. Les déplacements des membres de la royauté étaient rares ; Némésis, par exemple, ne quittait presque jamais sa capitale.

J’empruntais bien sûr le train réservé à mon rang. Contrairement à ceux du bétail ou des esclaves qui étaient pensés pour y caser un maximum de gens, ceux des nosferatus étaient divisés en plusieurs compartiments privés, suffisamment spacieux pour abriter jusqu’à dix personnes. Une fois installé dans le mien, j’ai permis à mes quatre serviteurs de s’asseoir en face de moi au lieu de les obliger à rester debout. L’appel de la reine m’avait mis d’excellente humeur, et je me sentais donc enclin à un élan de générosité.

En moins d’un quart d’heure, nous arrivâmes à la gare souterraine de la ville. Un massif escalier central permettait de remonter à l’air libre, sur une grande place rectangulaire face à une énorme statue dorée de Némésis brandissant son trident, le pied posé sur la dépouille du dernier roi d’Atlantis. La place était bien sûr bondée, mais ce banc de personnes insignifiantes s’écarta magiquement devant moi tels des petits poissons apeurés par le prédateur que j’étais. Il me fut donc aisé de traverser la foule, jusqu’à ce que je trouve au bord de la place, l’un de mes esclaves qui m’attendait près de mon automobilis : une barque volante aux courbes fines et élégantes avec de magnifiques rambardes dorées. Prévenu de mon arrivée, les serviteurs qui s’occupaient de ma tour à Adamas avaient dépêché mon véhicule préféré pour m’attendre.

  • Allez à ma tour, ordonnai-je à mes quatre serviteurs en m’installant sur les banquettes de cuir à l’arrière du vaisseau. Faites le nécessaire pour qu’elle soit prête à m’accueillir dès mon retour. Je vais peut-être séjourner quelques jours en ville… à moins que la reine ne m’invite à dormir au palais.

Souriant à cette éventualité, je fis signe à mon chauffeur de démarrer l’automobilis, tandis que mes serviteurs s’inclinaient une dernière fois devant moi. La barque volante s’éleva au-dessus de la foule et louvoya entre les immeubles pour retrouver l’avenue sud et la remonter jusqu’au palais. Il ne fallut pas plus de cinq minutes à mon embarcation pour se poser sur la grande terrasse située juste au-dessus des premiers étages de la Lance, et qui abritait tous les aéronefs des visiteurs.

Aussitôt débarqué, j'ai dû faire face à un groupe de shinobis qui avaient entouré mon vaisseau. Contrairement à la police douanière à l’entrée du port, ces guerriers armés d’une épée recourbée et vêtus de noir des pieds à la tête n’hésitèrent pas à me bloquer le passage tandis que l’un d’eux inspectait l’intérieur du véhicule. Ces guerriers, nés servilis et qui constituaient la majeure partie de l’armée des Nocturii, étaient entièrement dévoués à Némésis : ils obéissaient au moindre de ses ordres sans discuter, avec une dévotion presque mécanique. Dès l’enfance, ils avaient été entraînés en vue d’en faire de véritables machines à tuer, infatigables, résilientes, et surtout dépourvues de sentiments ; ils n’avaient donc peur de rien, et ne ressentaient pas la douleur. Le résultat était que même les immortels magiciens craignaient la détermination glaciale des shinobis de la reine.

  • Votre nom ? requis le shinobi devant moi, me dévisageant sans la moindre crainte.
  • Forlwey, Comte d’Abyssombre, répondis-je de bonne grâce. Je suis attendu par Sa Majesté.

Ce disant je lui tendis la lettre de la reine. Le shinobi y jeta un coup d’œil pour en vérifier l’authenticité, puis inclina la tête et s’écarta pour me laisser passer. Son escouade fit de même. Rangeant la lettre dans mes poches, je me dirigeais d’un pas vif vers l’entrée de la tour, puis j’empruntais l’un des ascenseurs magiques qui montaient jusqu’aux étages les plus élevés. J’avais tellement visité ce palais que je le connaissais aussi bien qu’Abyssombre.

  • Salle du Trône, indiquai-je, une fois entré dans la cage d’ascenseur, qui était en fait une plateforme de verre suspendue dans le vide.

A suivre...

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