Randonné avec son crush

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Au volant de ma voiture, je garde les yeux résolument fixés sur la route.

Mais qu’est-ce qui m’a pris de faire ça ? Comme n’importe qui, cela m’est évidemment déjà arrivé de faire des choix que j’ai ensuite regretté. C’est humain ! Mais là… je crois que je me suis surpassé !

Bon marcheur, je m’organise de temps à autre des week-ends de randonnée, seul, en montagne.

Ainsi, je décompresse, je prends l’air, je fais du sport et je m’isole de l’ambiance parfois lourde de la civilisation.

En règle générale, je ne suis pas les chemins trop fréquentés, préférant les petits sentiers susceptibles de me donner un peu de challenge, tout en ayant l’avantage de minimiser le plus possible les rencontres humaines.

Sauf qu’aujourd’hui, sur la route du point de départ de marche, je ne suis pas seul dans l’habitacle de ma voiture.

Sur le siège passager à mes côtés se trouve Arnaud. Il est un très bon ami, voir même mon meilleur ami, qui m’a à plusieurs reprises demandé de l’emmener avec moi, me disant qu’il aimerait se mettre à la randonnée, mais se sentirait bien plus rassuré de le faire avec quelqu’un d’expérimenté.

Jusqu’à présent, j’avais toujours refusé, car je me voyais mal me retrouver tout seul avec lui, loin de tout… en effet, j’ai un crush secret sur lui... Un gros crush, même.

Mais cette fois-ci, il m’a contraint à céder face à l’assaut des yeux de chiot implorant qu’il m’a asséné !

Résultat, j’en suis là, avec lui en débardeur moulant sur mon siège passager, à me retenir de le regarder, sachant qu’il est beau comme un dieu et que je vais avoir toutes les peines du monde à ne pas le reluquer à la moindre occasion durant notre promenade en altitude !

Mais le pire, ce n’est pas tant ça. Non… Le pire, c’est que, qui dit week-end montagne, dit camping !

Or, puisque je m’étais toujours vanté de marcher avec le strict nécessaire, avec le sac le plus léger possible… Il m’a annoncé qu’il ne prendrait pas de tente, que l’on partagerait la même ! Pour être plus léger !

Un argument imparable, auquel je n’ai rien trouvé à réponde…

Donc, je vais devoir dormir avec cet adonis juste à côté de moi…

J’ai déjà mal au pantalon, rien que d’y penser.

Je me gare sur un petit parking vide, alors qu’Arnaud sautille sur son siège tel un enfant excité.

« C’est là, Damien ? J’ai si hâte ! »

J’éteins le moteur, puis nous prenons nos sacs dans le coffre, avant de commencer notre route.

Au moins, puisque j’ouvre la marche, je n’aurais pas une vue sur ses fesses pour me distraire… Mais d’un autre côté… Je les imagine. Ce qui n’est pas beaucoup mieux !

La journée s’écoule sans évènements réellement notable.

Arnaud marche à son rythme, avec moi qui l’attends régulièrement, mais il ne se plaint pas. Au contraire, il se comporte comme un battant, se moquant même de son physique de citadin peu sportif !

De mon côté, je ne suis pas mis au supplice autant que je ne l’avais redouté. Quand bien même j’ai choisi un itinéraire plus facile que ceux que j’emprunte à l’accoutumer, celui-ci est suffisamment compliqué pour ne pas trop permettre à mon esprit de vagabonder.

Par contre, à chaque fois que je dois m’arrêter pour attendre mon ami, mon imagination s’en donne à cœur joie, attisée par la vue de mon crush transpirant sous la chaleur estivale et l’effort !

…Céder à sa demande est vraiment la plus mauvaise décision que j’ai prise de ma vie ! Je vais finir par mourir de frustration !

Le pire, c’est qu’il me chauffe de temps à autre sans s’en rendre compte !

Par exemple, lors de la pause de midi, j’ai eu la surprise de m’apercevoir qu’il a eu l’innocent culot d’avoir apporté une banane… Rameutant toute une tripotés de sous-entendu phallique dans mon cerveau !

Ou alors quand je l’ai découvert à tenter d’utiliser son haut pour s’essuyer le front… dévoilant ses abdominaux. Comme si je n’avais pas suffisamment salivé dessus avec ce débardeur moulant !

Enfin, alors que le soleil entame sa disparition derrière les sommets montagneux, nous atteignons l’espace dégagé où j’ai prévu de nous faire installer notre campement…

J’avale difficilement ma salive quand se rappelle à ma mémoire le détail de la tente unique.

Assisté d’Arnaud, je cherche une zone pas trop dure, où je pourrais planter les sardines de la tente de manière optimale.

Une fois cela fait, je monte la tente avec une rapidité et une efficacité héritée de l’habitude, ce qui me vaut des applaudissements impressionnés de la part de mon ami.

Quand les ombres gagnent du terrain, en prémisses de la nuit, je prépare le repas avec mon fidèle réchaud.

Pour moi, tout cela n’a rien de dépaysant, mais pour Arnaud, c’est un nouveau monde de possibilités de vie qui se découvre ! Son émerveillement le fait tellement sourire, que je préfère ne pas le regarder plus que nécessaire… il est bien trop mignon quand il est comme ça !

Puis arrive le moment de l’épreuve finale : prendre place dans la tente.

J’ai déjà installé nos matelas gonflables et nos duvets fins, histoire de nous faire gagner du temps et nous éviter d’avoir à manœuvrer dans l’espace restreint plongé dans l’obscurité. Les lampes frontales, c’est bien pratique, mais n’exagérons pas !

J’enlève mes chaussures à l’entré, encourageant mon camarade à m’imiter et le rassurant comme quoi « Non, aucun animal ne viendra nous les prendre. Seules les vaches, rarement, passent dans le coin… Et elles n’ont que faire de nos chaussures. »

Le zip de l’ouverture tiré, je me glisse tout habillé dans mon duvet, bien que le laissant ouvert pour ne pas avoir trop chaud… ce n’est qu’à l’abri de cette protection, que je baisse la fermeture éclair de mon short avec soulagement. Trop serré…

C’est alors que j’avise ce que fait Arnaud de son côté : il est en train de se trémousser pour enlever son short… qui une fois retiré, est vite rejoint par son débardeur.

Sainte mère de Satan ! Il a l’intention de dormir en caleçon ! Mais il veut ma mort, ce n’est pas possible autrement !

« Bonne nuit, Damien ! »

Il se tortille encore un peu, cherchant visiblement une bonne position, puis s’immobilise, prêt à dormir.

Les lampes éteintes, le silence se fait, alors que je demeure les yeux grands ouverts, que la respiration de mon crush s’apaise lentement tandis qu’il sombre dans le sommeil, et que j’ai bien trop conscience de mon érection douloureuse.

C’est officiel : je ne vais pas m’endormir de sitôt…

…Une seconde. Si il dort : il ne peut pas savoir ce que, moi, je fais, si ? Par exemple… si je l’embrasse ?

…Non. Non. Je ne peux pas faire ça. Ce n’est pas correct. Il faut le consentement de l’autre, même pour un bisou !

Je me redresse sur le coude vivement.

Au diable le consentement, pour cette fois ! Je l’embrasse et je me recouche, c’est tout !

Le plus silencieusement possible, je repousse le pan de mon duvet, avant de me positionner au-dessus de mon camarade assoupit, mes mains encadrant sa tête.

Je reste ainsi une poignée d’interminables secondes, hésitant. Ce n’est quand même pas très correct…

Mes lèvres descendent jusqu’aux siennes, qu’elles goûtent timidement.

Elles sont douces. C’est agréable.

Heureusement que l’obscurité règne, je n’aurais probablement pas eu le courage d’oser faire ça si j’avais été en capacité de voir ses traits…

Un deuxième ? Juste un petit… Juré, ensuite je me recouche.

Mais quand mes lèvres rencontrent une nouvelle fois leurs cibles, une main se presse soudain sur l’arrière de mon crâne, accentuant le baiser, tandis qu’une langue coquine se glisse dans ma bouche !

Contrairement à ce que je pensais, Arnaud est bien réveillé.

Le manque d’air se faisant sentir, nous sommes, hélas, contraints de nous séparer.

« Eh bien… tu auras pris ton temps. Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai cru que tu allais enfin me sauter dessus, aujourd’hui. »

Je reste bouche bée à l’entente de ce murmure chargé d’une lubricité que je ne soupçonnais aucunement chez mon ami !

Un bruissement de tissu que l’on repousse retentit dans la tente, m’indiquant que mon compagnon vient d’ouvrir son propre duvet. Un son qui est vite suivit par la sensation d’une paire de jambes qui s’enroulent autour de mon bassin.

Mais pas que ça… ce truc dur que je sens piquer mon ventre au passage, est-ce que c’est bien ce que je pense ?

Il effectue alors un brusque mouvement qui me déséquilibre, nous faisant inverser nos positions ! Je suis maintenant allongé au sol, avec lui assis sur moi.

« Damien… Je n’en peux plus. »

L’une de ses mains saisit les morceaux de tissus qui recouvrent ma verge.

« Oh, déjà ouvert ? » ronronne mon ami à la découverte de mon short béant.

Il délivre sans plus attendre mon sexe, contre lequel il s’empresse de coller ses fesses… qui sont nues, comme je l’avais deviné.

Ce n’était pas pour se trouver une position qu’il s’agitait tout à l’heure : il finissait de se dévêtir !

« Je me suis gardé vierge pour toi, tu sais ? »

Me susurre-t-il sensuellement avant de présenter son entre devant ma queue, sur laquelle il commence à s’empaler à une vitesse cruellement lente !

Mes mains fusent à ses reins, sur lesquels je force, achevant de m’enfoncer en lui jusqu’à la garde.

Un hoquet de plaisir incontrôlé s’évade de sa bouche.

Petit à petit, je le baise de plus en plus vite, de plus en plus fort, pour nos deux plus grandes joies.

Enfin… enfin, je vais pouvoir lui faire tout ce que mes fantasmes ont rêvé de lui faire !

Et la liste est longue.

« Tu n’es pas prêt pour tout ce que je compte te faire subir… »

« Oh crois-moi, tu n’as pas idée de tout ce que j’ai derrière la tête, moi aussi… »

Je souris dans le noir.

Finalement, c’était une bonne décision de l’emmener ici.

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