Désillusion
Enfin de retour. Je vais me poser, écrire, regarder mes séries et animés.
Casque sur les oreilles, j’interromps ma série pour écouter une musique entraînante et danser comme un con.
Mais au fait… où diable ai-je encore posé mon téléphone ? Je ne le vois plus.
Voyons… bureau, lit, table, chaise… euh merde. Aux chiottes, peut-être ?
Non. Toujours pas. Ni dans la salle de bain.
La panique m’envahit. Pourvu que je ne l’aie pas perdu. Ou pire… laissé avec Valentin.
Non parce que là, ce serait de trop.
Soudain, une lumière. Ça clignote. Et j’entends le vibreur.
Allez, mais bordel, t’es fourré où, connerie de smartphone ?
Bon, au moins tu es là.
Ma, ma, mitsuketa !
Ainsi tu t’étais réfugié entre ma couverture et le drap du dessous. Bravo.
Qui m’appelle donc à cette heure-ci ? Ah, pas un appel. Un rappel. De quoi déjà ? Ah oui… j’avais zappé. C’est pas important.
Tiens, un message…
Oh. Mais est-ce que ce serait… Valentin.
Eh ben ça bosse dur, dis donc.
Voyons voir ça :
« Pas lu, trop long. Pas compris. Oui ou non ? 40 ans vraiment ? Un peu vieux mais t’es bg »
Ah.
D’accord.
« Valentin, Valentin… oh Valentin. »
« Déso pas déso, mais c’est non. Avec toi, c’est pas la Saint-Valentin… mais plutôt la saint Glinglin. »
« P.S. : mais t’es bg. »
Allez, ha ! Et reste souple, connard, pensai-je.
Mais quand même…
Je suis encore capable de gagner. Parfois.
Et c’est déjà pas mal.

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