Chapitre 53 - Reprendre le voyage à deux

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C'est avec sourire pleinement satisfait de notre petit manège, que nous arrivions au parking.

  • Au vu de sa réaction, il y a fort à parier que nous n'aurons pas à attendre longtemps avant d'avoir de ses nouvelles. Merci à vous deux dis-je en souriant.

Renjiro me rendit ce même sourire et regarda sa montre ce qui lui fait perdre de sa contenance car il semblait plus qu'embêté. Il se tournait vers Kazuma :

  • Je suis désolée, je viens de me rappeler que j'avais un truc important de prévu et je pourrais pas te ramener. Tu pourrais rentrer avec Mlle ?
  • Si c'est Mahiru que tu fais attendre, je te descends tout de suite.
  • Ahah, je déguerpis vite alors ! Avant que tu dégaines.

Renjiro nous salua et monta en voiture. Une fois avoir saluer Renjiro d'un petit signe de la main, je me tournais alors vers Kazuma :

  • Tu veux que je conduise ?
  • Non, je vais le faire.

Je lui donnais les clefs. Mais, alors que je m'attendais à ce que nous rentrions au clan, il se mit à prendre en filature la voiture de Renjiro.

  • Non mais c'est pas vrai ... Kazu-chan, tu voudrais pas les laisser respirer ? Ta sœur est grande elle sait ce qu'elle fait. D'ailleurs plutôt que de te focaliser sur leur couple ... J'aimerais qu'on prenne le temps de parler.
  • Si je peux quand même me défendre : c'est ma soeur. C'est mon devoir de veiller sur elle.

Je soupirais.

  • T'es vraiment pas possible ...
  • On va pas revenir dessus cent sept ans. Tu voulais me parler d'autre chose.
  • Oui, j'aimerais qu'on parle de nous. De comment les choses ont évolué. De comment tu te sens. Moi j'ai compris pourquoi tu t'étais éloigné, j'ai décidé de te laisser du temps, de respecter ton choix.
    Kazuma voulu pousser un soupir, mais se ravisa. Il ne répondit rien pendant de nombreuses et longues secondes.
  • Merci. Trouva-t-il utile de dire.

Je ne sus quoi répondre non plus. Il était revenu certes mais les choses avaient changé entre nous. Je ne savais plus vraiment comment agir avec lui, je me mettais plus en retrait, j'observais pour tenté une approche sans pour autant pouvoir le faire. Ce fut lui qui brisa la glace.

  • En fait c'est Kai qui m'a fait prendre conscience de quelque chose. Celui là quand il veut il n'a pas la langue dans sa poche.

Ce trait d'humour me fit sourire.

  • Ca : c'est sûr !
  • C'est vrai qu'il ne sais pas vraiment gêner pour dire ce qu'il pensait mais en même temps c'est grâce à ça, que j'ai pu me remettre en question sur certain points dis-je en esquissant un sourire.
    Puis, la discussion retomba dans le silence. Il n'était ni pesant, ni glacial, juste présent, comme une entité sur la banquette arrière de la voiture qui fuyait à chaque mots échangés.
  • Kazu-chan, avoue-le...j'étais super stylée dans le bar, hein ?
  • Mh ... Oui t'en imposait on peut dire ça.
  • Quoi c'est tout ? J'en imposait seulement ?
  • Et moi ?
  • Hein ?
  • J'étais comment ? Beau, stylé, imposant ?
  • Tu ... Tu était éblouissant

Il rit, gonfla un biceps alors qu'il décrochait son bras du volant et fit le fier.

  • Ca va, arrête de te la jouer Kazu-chan, c'est de la gonflette tout ça.
  • Mais je suis très sérieux. Tu veux voir si je me la joue ? Vas-y touche pour voir dit-il fièrement en approchant son bras de moi. Je riait et tendis ma main pour tâter son bicept saiyant. Je dû bien admettre qu'il était comment dire, bien bâtit.
  • D'accord, t'a gagné c'est pas de la gonflette.
  • Mais en attendant, c'est quand même Renjiro qui a intimidé le barman en enlevant sa veste.
  • Ca compte pas ça. C'était les tatouages ?
  • Les tatouages et les muscles, qui sait ?

Nous continuions à rire jusqu'à notre arrivée dans la résidence.
Nous sortîmes de la voiture, en continuant à discuter. Cette discussion me faisait du bien, cela me rendais légère a en oublier mes tracas. Je m'imaginais voyager, profiter ne penser a rien d'autre qu'à nous pour une fois.

  • J'aimerais aller en voyage ... Rien que tout les deux. A la mer ou bien la montagne, découvrir les spécialités de la région peut importe pour une fois j'aimerais juste penser a nous et rien d'autre.
  • C'est une bonne idée. Il ne faut pas partir trop loin à cause de la famille.
  • Oui

Il avait raison, je enfin ont ne devais pas s'éloigner de trop mais j'avais cette envie égoïste de ne plus penser a tout cela juste pour quelque jours et simplement profiter du moment présent qui s'offrait a nous. Je me demandais comment papa et maman avaient-ils réussi à trouver des moments rien qu’à eux, en couple, sans que le travail ou les obligations envers la famille ne viennent s’immiscer dans ces instants ? Est-ce que j'avais le droit de penser comme cela ? D'être égoïste pour mon couple ?


Peut-être devrais-je leur en parler ?J'étais si heureuse de le savoir avec moi, je voudrais que rien ne puisse nous séparer. Mais Kazuma était toujours, et avait toujours été cette voix de la raison pour moi (et un chemin pas toujours raisonnable). Je pense que c'était la meilleure chose a faire, après tout cela faisait tellement longtemps qu'il était ensemble, que je savais que leur conseils et leur expérience me serait de bon conseil. Tout était nouveau sur ce point là et je redécouvrais chaque instant que je passait avec lui depuis son retour que je n'avais nullement envie de gâcher nos précieux moments. Je décidais d'en parler à maman. Je ne voulais qu'aborder les sujets strictement professionnels avec mon père, peu désireuse de prendre une nouvelle réflexion sur ma pseudo incompétence à gérer notre famille. J'avais peur qu'il me dise de me concentrer un peu plus sur elle, alors qu'elle était omniprésente pour moi et occupait déjà tout.
J'avais quitter Kazuma a un couloir et m'était diriger vers sa chambre. Au vu de l'heure, je devrais facilement l'y trouver. Arriver devant sa porte, je toqua d'un bref coup.

  • Maman c'est moi, est-ce que je peux entrer ? Personne ne me répondit. Je la cherchais donc dans la résidence et la trouva au dojo. Je n'avais que rarement vu ma mère manier une arme et elle le faisait si bien. J'était emerveillée. Je me laissait bercer par la manière dont elle effectuait ses moment et n'osait la déranger. Elle était d'une grâce sans pareil couplé d'une force brut que je n'aurais jamais cru. Malgré mon silence, elle remarquait bien vite ma présence.
  • Rose ? Dit-elle en s'arrêtant dans ses mouvements, ce qui me fit sortie de mon songe.
  • Ah, je voulais pas te déranger.

Elle posa son sabre et essuiyais les quelque gouttes de sueur qui perlais sur son corps avec un serviette.

  • Tu ne me dérange pas du tout, je m'apprêtais justement a finir ma session d'aujourd'hui.
  • Je ne t'ai jamais vu manier le sabre comme ça, c'était incroyablement beau a regarder.

Elle se mit a sourire.

  • Merci ma chérie, figure toi que c'est ton père qui m'a fait découvrir ce sport et j'y ai pris goût avec le temps. Ça me permet de me garder en forme. Je ne le remercierais jamais assez pour ça. Mais dis-moi tu avait besoins de quelque chose ?
  • Oui en fait ... J'aimerais te poser quelque questions. Je voudrais savoir comment toi et papa vous avez fait jusqu'à maintenant pour pouvoir vous retrouver en tant que couple sans que le travail ou la famille ne vienne s'immiscer dans ces instants ?
  • Je ne suis pas sûre de comprendre ta question ...
  • Eh bien. Papa était l'oyabun donc il avait beaucoup de responsabilité. Comment ... comment ça s'alliait avec votre vie à deux ?
  • Autrement dit : comment est-ce que nous arrivions à avoir des moments romantiques tous les deux loin de la famille ?
  • Voilà : c'est ça.
  • Nous partions en mission ensemble. Nous avons fais du repérage et plusieurs coups juste tous les deux. Puis, scolarisé au même endroit on a passé beaucoup de bon moment lui et moi quand il feignait des devoirs pour rentrer plus tard.
  • Je vois, dis-je en acquiesçant. Mais je me demandais ... loin de la famille.
  • Ah ! Complètement isolé ?

J'acquiesçais.

  • Nous n'en avons jamais eu une fois le lycée terminé.
  • Mais vous n'avez pas voulu en avoir ? Je veux dire, vous ne vous être jamais dit que juste pour quelque jours vous n'alliez penser qu'à vous et a personne d'autre. Ne pas vouloir pensez a nous, et au clan. Est-ce que le fait de vouloir passer du temps avec la personne qu'on aime sans se soucier d'autre chose, ça fait moi quelqu'un qui ne me soucis pas assez de mon travail et de ma famille ? Je sais qu'il ne faut pas que je m'éloigne du clan. Mais est-ce que ça fait de moi, quelqu'un d'égoïste ? Tu n'as jamais eu ce genre de penser ?
  • Ah, je comprends mieux ta question...Non, Rose. Penser à ton couple ne fais pas de toi quelqu'un d'égoïste. Mais quand on est à la tête d'une famille comme la notre, il faut savoir faire quelque compromis. Alors, ton père et moi ne nous sommes jamais vraiment éloigné de la résidence quand il était à sa tête. Mais ça ne nous a pas empêché de partager de très bon moment ensemble. Mais j'y pense tout à coup. Tu m'as parlé de "quelques jours" sans penser à personne, est-ce qu'un voyage professionnels serait dans ce que tu envisages ?
  • C'est ce que j'avais envisagé mais il faudrait qu'on en reparle. Je ne l'ai que suggéré. Je sais que je ne pas me permettre de me faire un voyage seule en amoureux sans que ce soit pour le travail, ce serait injuste pour vous autres qui serait au pied de guet. Ce type de voyage, je me le réserverais uniquement pour ma lune de miel.
  • Ce n'est pas tant une question de justice qu'une question de responsabilité. Si demain Mahiru et Renjiro veulent partir en voyage, ils vont devoir te consulter et attendre ton feu vert, mais rien ne les en empêche. Ils ne sont pas oyabun. Cela dit, tu peux allier l'utile à l'agréable et partir en voyage d'affaire avec Kazuma. Il te faudra choisir quelqu'un pour diriger cette famille en ton absence et te faire des rapports quotidiens de notre entreprise.
  • Oui j'y avais penser aussi mais c'est aussi pour ça que voulais prendre le temps d'en discuter avec Kazuma et de voir qui serait la personne la plus adaptée à me succéder en cas de voyage. Il faut que je me prépare pour toute éventualité afin de pouvoir partir sereinement. J'ai confiance en chacun de vous mais il en vas aussi de ma responsabilité de choisir la bonne personne, je ne me le pardonnerais pas si jamais il arrivait quelque chose en mon absence, car j'ai fait une erreur de jugement.
  • La confiance est importance, c'est vrai, mais c'est aussi une histoire de compétence. Je suppose que tubas confiance en Ryuji mais que tu ne lui confierais pas pour autant la dorection de cette famille.
  • Oui, c'est sûr...
  • Je vais prendre le temps d'y réfléchir, merci maman, tu m'a permis d'y voir plus clair. Je quittais le dojo, ma mère sur les talons. Puis, nous nous sommes séparées en empruntant des chemins différents. Je réfléchissais a quand il fallait que j'en parle a Kazuma. Au vu de l'heure, il devais peut-être,être dans sa chambre. Je pouvais toujours essayé de voir s'il si trouvais. Mais je n'eus pas de chance aujourd'hui. Les chambres étaient désertes. Et je ne le trouvais nulle part, ni dans notre partie réservée, ni à l'hotel. Cependant, en retournant verifier la cour intérieure, j'apperçus Mahiru et Renjiro. Il n'avait que faire de la discrétion et se prêtaient à des figures accrobatiques tout en riant fort. Mahiru agrippait son cou, Renjiro la portait en l'air, puis elle finit sur son épaule mais parvint à atterir à ses pieds après s'être élancé vers l'avant. Quand il vint l'aider à se remettre debout, ils finirent tous les deux assis sous le porche, l'un contre l'autre.
  • Je t'ai eu ! Fanfaronna Mahiru en glissant quelque chose sur la tête de Renjiro.

C'était un serre-tête avec des oreilles de chat. Je les regardais avec une pointe d'envie, eux au moins ils vivais leur amour sans se cacher. En voyant que je ne le trouverais nulle part, je me résignait a continuer mes recherches en poussant un soupir et fit demi-tour pour aller en salle de repas afin de manger un peu pour penser a autre chose. Arriver au niveau de la salle, j'y entrais et découvrit qu'elle était vide. Je partit m'y installer après être aller me chercher un plateau repas en cuisine, une des cuisinière c'était étonné de voir si peu de monde ce soir. J'avais souris mais dans le fond je n'avais pas réussi a cacher ma gêne. Le lendemain matin, je décidais de laisser notre futur associé tranquille, et ce fut Kazuma qui vint me trouver au bureau.

  • Bonjour Kazu-chan, tu as besoin de quelque chose ?
  • Je me demandais quand irons nous rendre notre seconde visite de courtoisie au barman.
  • J'avais penser a passer demain matin. Plus la surprise sera grande, plus elle nous sera profitable. Je pense qu'à nous deux ont va pouvoir lui faire son petit effet. Ont va lui laisser croire qu'il a le temps d'y réfléchir dis-je avec amusement.
  • Ce n'est pas comme si il avait le choix.

Alors qu'il me saluait pour quitter mon bureau, je l'interpellais.

  • Attend Kazu-chan, je voulais te parler de quelque chose.

Il s'arrêta.

  • Oui ?
  • Tu sais, hier, je t’ai parlé de cette envie de voyager rien que tout les deux. Je sais que ce n’est pas possible de partir juste pour nous. Alors j’ai réfléchi : et si on partait en voyage d'affaire ? Comme ça, on pourrait allier le travail et un moment ensemble.

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