12.
Les mots n’ont plus de lettre, plus de douceur,
Le feu, plus d’étincelles, encore moins de chaleur
Et le soleil ne rayonne plus avec ferveur,
Enfin, je ne les vois plus, je suis vide, de l’intérieur.
Ou trop pleine,
Je cherche un câlin,
Un sourire, une main,
Pour m’aider dans cette tempête, qui se prend pour une reine.
Mais les autres ne voient pas,
Ou alors, je ne dis rien, garde les apparence,
Une phrase hurle dans ma tête, ombre dans chacun de mes pas,
Peut-être qu’eux aussi sombre en silence ?
Je ne veux pas leur demander la lune,
Trop de fois, j’ai été à leur place,
À travers ses mêmes dunes,
Pour connaître la teneur de ce qui s’efface.
Alors, je me tais encore,
Mélodie sournoise dans mes oreilles,
Angoisse sourde glissant dans chacun de mes pores,
Et, je lève les yeux, cherchant le soleil.
Peut-être que toi aussi,
Tu marches en admirant ce ciel d’été,
Attendant une épaule sur laquelle t’appuyer,
Sans jamais oser t’imposer, laisser échapper ce cri…

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