15.
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Personne ne voit, personne n’écoute,
La symphonie intérieur de mes doutes,
Qui jour et nuit m’écrase et me voûte,
Je pense que me suis égarée en route,
Sur la barre haute et glissante,
Je m’accroche de mes mains tremblantes,
Mes larmes sont encore insignifiantes,
Je me sens plus que jamais transparente,
Fantôme dépourvu de légèreté,
Je cherche un abri pour m’arrêter,
Respirer un instant… Accepter,
Spectre de ce qui aurait été,
Je chute dans des sourires-soupirs,
Dans un silence pesant, blessant,
J’attends, j’espère encore un “je t’entends”
Mais je me noie à n’en plus finir.

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