Aube nouvelle
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Je me lève dans les petites heures
d'un nouveau jour. L'aube remplit l'horizon d'or.
Bientôt, dans un ciel sans nuage, pur,
le soleil tapera dur.
Le lundi n'apporte que de sombres perspectives
où la solitude se fait plus vive,
me revient le nauséabond, le sulfure
d'une famille dont le souvenir est comme une brûlure.
Je porte une armure
qui cache et contient mes fêlures.
Aujourd'hui, j'apprends à accepter mes zébrures.
Ce que l'on vaut se mesure
à l'aune de l'exclusion que l'on subit.
Ainsi va la vie.
Un jour, j'aurai oublié la morsure
et je serai assez fort pour tirer de son rocher Excalibur.

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