Un panier de tomates
Août avançait, j'installais notre terrasse en tomettes
quand elle revint du jardin chargée d'un panier de tomates.
Une goutte de sueur glissa de la racine de ses nattes
jusque dans son décolleté, bien nette.
Roulant sur sa peau mate,
la perle roula dans les profondeurs de sa robe écarlate.
Mon cœur joua à l'acrobate.
Devant mon émoi, elle devint chatte
sur un toit brûlant, elle me poussa dans le transat.
Elle me tint ce discours : " Cesse donc d'être diplomate,
efface cette mine benoîte et deviens pirate.
Pour te plaire, je me ferai renégate. "
Je succombai, mes doigts caressèrent l'intimité de sa ouate
Elle tenta bien de rester coite
mais nous étions l'un comme l'autre, l'un contre l'autre, échec et mat.
Ma douce Héloïse,
titillé, le petit bouton devint cerise.
Ainsi, captive de l'étreinte exquise,
tu m'étais conquise.
Ses soupirs s'envolaient dans la chaude brise.
Elle me repoussa, sombre sottise,
ouvrit ma chemise,
elle aussi laissait libre cours à sa gourmandise.
Elle glissa entre ses lèvres la friandise
qu'elle convoitait. Délicieuse traîtrise,
charnelle emprise,
dans ses yeux, l'assurance, la maîtrise.
Combien de temps avant que je succombe ? Ce sera la surprise.

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