Le jeu de la flamme
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C'était la saison où les cerfs brâment.
C'était l'heure où le crépuscule enflamme
le monde. À sa vue, ma volonté rendit l'âme.
Du désir, mon corps découvrit les oriflammes.
De notre nuit, je devinais la trame,
ses cheveux roux révélaient un brasier
que je me hâtais d'embrasser.
Mon être, elle venait d'embraser.
Ma promesse, autant de baisers
qu'il sera nécessaire pour te rassasier.
Pas de feu sans étincelle,
il est des secrets que seul l'amour révèle.
Je suis prisonnier de sa rouge escarcelle,
ma belle demoiselle
dont les charmes ardents m'ensorcellent.

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