Fieldbook, notes personnelles du 11 Mai

Une minute de lecture

La voiture a remonté une grande allée de chênes qui mène au manoir, très bien entretenue. Peut-être par quelques fermiers ou voisins ?

Le voiturier qui m'amena ici ne fut un orateur très prolixe. Il semblerait que cette propriété ait été le théâtre de nombreux événements tragiques et laissée à l'etat d'abandon depuis des décennies. Il sembla même méfiant, préférant me déposer à quelques centaines de yard, avec mes bagages. A peine avais-je mis pied à terre qu'il s'en fut aussitôt.

Le contraste entre la vétusté du manoir et l'allée principale qui y mène est saissisante.

Le manoir est construit en brique rouge suivant un style palladien. Grand bâtiment rectangulaire, il se dresse sur une butte envahie de buissons, dont l’élévation devra être relevée avec précision. Malgré son abandon et un délabrement partiel, notamment de la toiture, la demeure se distingue nettement des autres propriétés de la région par la finesse de ses atours.

La façade sud est ornée d’un portique, soutenu par six colonnes toscanes, couvrant une large terrasse, floquée d'un double escalier en pierre de taille, aux marches larges et peu profondes. La facade opposée est plus sobre, avec une petite terrasse, aux garde-corps partiellement déposés et des gargouilles plantées à chaque coin. De part et d’autre deux petits escaliers raides descendent vers la cour. Depuis là, les maitres de maison devaient assurément accéder aux bâtiments de service du domaine.

Le premier niveau est constitué d’un hall qui donne sur un immense salon central au fond duquel deux escaliers donnent accès à l’étage. A l’Est se trouvent les cuisines, un cellier et une salle à manger. A l’Ouest se succèdent un cabinet de travail, un fumoir et une salle d’eau. Au second niveau les chambres des propriétaires et de leurs hôtes encadrent une large salle. Les parquets sont affaiblis et partiellement affaissés

Ce soir, météo orageuse.

Y loger le temps de ma mission est une gageure, tant les lieux sont imprégnés d’humidité persistante, de poussière et d’abandon. Mais ai-je choix ?

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