Chapitre 1

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Cela faisait plusieurs semaines que Logan venait dans ce club de strip-tease tous les soirs. Mais il ne venait pas pour regarder les filles exercer leur petit numéro d’exhibitionnisme qu’il trouvait vraiment ridicule. Il y venait pour la regarder « elle » sans jamais l’approcher pour lui parler.

Il y venait parce qu’ « elle » l’intriguait. Il y venait parce qu’ « elle » le plaisait. Il y venait parce qu’il la désirait comme il n’avait jamais désiré aucune une femme de toute son existence. Logan venait dans ce club juste pour l’observer servir les clients.

« Elle » n’était pas strip-teaseuse comme la majorité des filles du club. Heureusement ! pensa-t-il. Sinon il n’aurait pas hésité à coller son poing dans la gueule de tous ces hommes en manque de sexe, qui bavaient en regardant les filles se dénuder progressivement.

« Elle » était à lui et à personne d’autre. Lui seul avait le droit de la toucher. Ce soir, « elle » portait comme d’habitude la tenue qui semblait être l’uniforme des serveuses. Un petit short en jean et une chemise.

Contrairement aux autres serveuses qui portaient une mini culotte en jean, et qui laissaient les boutons de leurs chemisiers ouverts, exposant ainsi aux clients leurs poitrines en plastique, « elle » portait un jean short qui s’arrêtait juste au-dessus de ses genoux. Elle boutonnait sa chemise jusqu’au col mais attachait néanmoins les bouts de son chemisier au-dessus de son nombril. Laissant ainsi entrevoir son ventre ultra plat.  « Elle » avait un corps parfait et de longue jambe magnifique.

Comme tous les soirs, Logan s’assit à la même table en fixant la jeune femme qui servait à boire aux clients. Dès qu’il s’assit, presque toutes les serveuses se ruèrent comme des abeilles autour de lui. Elles passaient leurs temps à lui faire les yeux doux et se disputaient même entre elles pour prendre sa commande.

Mais « elle », elle restait à l’écart et se contentait de servir tous les clients du club. Tous les clients sauf lui. Le milliardaire Logan Smith. L’homme le plus convoité de New-York était ignoré depuis quatre mois par « elle ».

Cela aurait dû l’énerver mais aussi bizarre que cela puisse paraître, l’indifférence dont « elle » faisait preuve envers lui l’excitait énormément. Une femme qui résiste à mes charmes c’est une première se dit Logan en buvant son scotch.

Il la vit servir deux clients assit à une table qui lui faisait face. L’homme, un ventru chauve d’une quarantaine d’année environ posa sa main sur ses fesses en disant :

-Hé poupée ! Tu veux qu’on baise se soir ? Je t’emmènerai au paradis avec mon appétissant zizi magique.

-On peut même se faire une partie à trois bébé pour que tes deux trous soit comblé ajouta en souriant le compagnon du ventru. Un gringalet un peu édenté qui avait aussi la tête chauve.

Elle déposa leur commande sur la table et ôta doucement la main du gros répugnant de ses fesses.

-Non merci je ne suis pas intéresser répondit-elle avant de s’en aller.

Le maigrichon lui lança :

-Tu veux combien petite salope pour que nous vidions nos couilles dans ta jolie chatte et ton anus.

Elle ne répondit pas et repartit vers le bar pour déposer d’autre commande dans son plateau de service. Logan observa la scène et serra son verre tellement fort dans sa main que ses jointures blanchirent aussitôt.

Malgré la musique que jouait le DJ, Logan avait entendu toute la conversation. Il mourrait d’envie de se lever pour aller donner des coups de pieds dans les couilles de ces deux crocodiles.

Il but d’un trait le reste de sa boisson. La brûlure que lui procura le liquide sans sa gorge lui fit du bien et il se calma dès qu’il la vit revenir pour servir un autre client assit non loin du gros ventru.

Soudain, l’ami du gros porc tendit ses pieds et « elle » trébucha puis tomba au sol. Renversant au passage tout le contenu du plateau sur le gros ventru.

-Non mais ça va la tête pétasse ? T’as vue ce que t’as fait sale connasse ? T’as abimé mon joli T-shirt grogna-t-il.

Se levant de son siège, il se mit debout devant elle et ajouta :

-Je vais te donner une bonne leçon espèce de pute hurla-t-il en levant son poing.

« Elle » colla sa tête contre le sol et mit ses mains derrière sa tête pour éviter que les coups ne lui tombent au visage. Soudain elle entendit une voix grave qui fit vibrer toutes les terminaisons nerveuses de son corps.

-N’y pense même pas.

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