Chapitre Elina

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Je viens d’arriver devant le lycée avec Mortimer, mon chauffeur. J’aperçois Louise qui m’attend à quelques mètres de là en regardant son téléphone, sûrement pour voir si je lui ai envoyé un message. Je descends de la voiture en faisant attention à ce que mon apparence soit parfaite. Dans ce lycée, un vêtement plissé peut rester suffisamment dans les conversations pour que j’y prête attention.

J’avance alors avec assurance vers ma seule véritable amie ici. Nous nous faisons une bise beaucoup trop sophistiquée pour des gens de notre âge et avançons vers l’entrée de l’établissement.

Nous passons par la cafétéria comme tous les matins pour que je puisse prendre mon café et Louise un petit-déjeuner avec un thé vert. Une fois mon café finit, je me dirige vers les toilettes. Les toilettes de la cafétéria, le matin, sont toujours vide. J’en profite toujours pour vérifier mon maquillage dans le miroir, mais en regardant aujourd’hui, je vois un homme imposant derrière moi. Soudainement, je sens un tissu sur mon visage, puis le noir.

J’ai beau me débattre l’homme est beaucoup plus fort que moi. Après quelques instants, je sens que l’on me porte. Je me fais embarquer, je ne sais même pas pourquoi. Je sais que de nombreuses personnes ici ont des gardes du corps même dans l’enceinte du lycée. Ce n’est pas mon cas. Je ne sais pas exactement ce que font mes parents, mais je suppose que c’est moins dangereux que certains autres parents. Jusqu’à maintenant, je n’ai jamais songé que je pouvais me faire attraper ainsi.

J’ai l’impression qu’il essaie de me faire passer par la fenêtre. Il y a d’autres voix, il n’est pas seul en plus. J’espère sincèrement que Louise va alerter quelqu’un lorsqu’elle va se rendre compte que je ne reviens pas.

Tout d’un coup, je me retrouve à terre. J’entends des personnes se battre. J’entends alors la voix de ma mère. C’est bien un moment où je n’aurais pas cru l’entendre, elle déteste la violence et a facilement peur.

On m’enlève alors le tissu de mon visage et constate que ma mère est bien présente au côté de Mortimer.

- Coucou, ma chérie, me dit tranquillement ma mère comme s’il ne s’était rien passé. Nous allons rentrer à la maison, je pense que tu as des questions qui ne peuvent attendre.

Je ne sais même pas quoi répondre. Je monte alors dans l’une de nos voitures avec elle et notre chauffeur.

- Tu as failli être kidnappé, car tu fréquentes Louise. Son père trempe dans des affaires louches. Tu es une Gardienne, tu as des capacités physiques plus développés que les humains. Je souhaite que tu te formes dans une école spécialisée pour tes besoins. D’ailleurs, ton père et moi ne sommes pas humains non plus. Je suis la descendante du trône des Enfers et ton père est un Dieu, m’explique ma mère.

- Je vais devoir quitter mon lycée ? je la coupe.

- Non, nous souhaitons juste que tu prennes des cours en plus à l’Académie durant quelques années. Ta sœur, Bianca, ira également.

Des années, je vais avoir beaucoup moins de temps libre après les cours pour passer du temps avec Louise.

- Je pourrais toujours parler à Louise ? je m’inquiète.

- Non, son père m’a confié sa protection. Mes employés peuvent la protéger. Le problème, c’est que si tu es proche d’elle, certains peuvent tenter de te porter préjudice et je ne souhaite pas qu’il t’arrive malheur pour cela. Lorsque tu seras prête, le contrat pourra t’être confié bien sûr.

Les informations que je reçois me terrifient. Je ne souhaite pas m’éloigner de Louise. C’est mon seul repère, mis à part ma famille. Comment je vais pouvoir l’oublier si longtemps.

- Et si je ne souhaite pas ?

- Pas de soucis, cela reste le mien. Je ne t’obligerai jamais à accepter un contrat. La seule chose que je souhaite et que vous soyez formées pour votre avenir avec Bianca. Je pense que nous avons eu tort d’attendre si longtemps avec votre père.

Je me cache derrière mon masque, mais je commence à comprendre que mon quotidien vient d’être bouleversé à cause de cet incident. Et la seule personne à qui je pense, c’est Louise. Je m’en fiche de devoir aller dans cette Académie ou de ne pas être comme les autres. Mais perdre Louise, c’est trop pour moi. Je vois bien que ma mère est peinée, qu’elle ne souhaite pas me l’imposer.

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