Où est passé l'espoir ?
Lorsque je regarde le monde à travers ma fenêtre, je me demande où est passé l’espoir. S’est-il enfui après avoir entrevu notre futur, ou a-t-il été enseveli sous les obus et les raz de marée ? Nulle ne le sait.
Et personne ne semble réellement s’en soucier. Pourquoi en aurait-on besoin d’ailleurs, de cet espoir, si tout va bien ?
Alors, on continue à vivre, à marcher en ne regardant que le bout de ses chaussures, comme si l’on pouvait effacer les malheurs du monde en arrêtant simplement de les regarder en face.
Les adolescents se payent des téléphones pour devenir célèbres. Ils partagent une vie qu’ils oublient de vivre, et finissent par se perdre dans les méandres d’un piège addictif.
Les jeunes font des études et rêvent de richesses, sans réaliser que peu réussiront l’exploit de se hisser dans le haut du panier. La réalité rattrapera tous les autres, ceux dont la chance n’a pas sourie, et les parquera dans des bureaux pour les vider de leur énergie.
Les adultes ne rêvent plus, ils ne songent qu’à être productifs. Payer les factures, sauver les apparences, ne pas perdre son temps, tels sont les lois qui te frappent dès la majorité. Il faut aller bien, même lorsque l’on est à bout de souffle et même quand on n’a pas envie de sourire. Parce que si l’on peut encore se tenir debout, on peut encaisser… Non ?
Mais arrive un moment où tout s’effondre. Où l’on ne peut plus ignorer plus longtemps les problèmes dans lesquels on s’est nous-même empêtré. On est forcé de réaliser que non, tout ne roule pas, que ce n’est plus le cas depuis trop longtemps et l’on se sent stupide de ne pas l’avoir réalisé plus tôt.
Les souvenirs se teintent alors de regrets, et l’on se demande si l’on a dépassé la limite, si c’est trop tard pour faire demi-tour pour arranger les choses. Et est-ce trop tard ?
Je n’en sais rien.
Après tout, je n’ai toujours pas trouvé cette lueur d’espoir, qui pourrait peut-être sauver un futur qui pour l’instant, a des allures d’apocalypse.

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