Olivier Delguey
J’écris parce que je n’aime pas les façades.
J’écris pour comprendre, non pour convaincre ou prouver quoi que ce soit. L’écriture est pour moi une manière de tester mes idées, mes contradictions, mes principes. Un laboratoire intime où je pousse les situations jusqu’à leurs conséquences. Si cela résonne chez d’autres, tant mieux. Mais le point de départ reste toujours moi.
À travers une vingtaine de romans, pièces, recueils et univers différents, je reviens inlassablement à la même question : qu’y a-t-il de vrai derrière ce que l’on montre ?
J’ai écrit des histoires d’amour, mais jamais pour les idéaliser. Dans Je prends soin de ton cœur, Constance Marivaux, Love is 3 ou Miami Reset, l’amour n’est pas un refuge : c’est une épreuve. Il révèle les failles, la peur, le désir, la lucidité. Il oblige à choisir. Mes personnages cessent de survivre pour commencer à décider. Ils découvrent que l’amour ne sauve pas : il met en lumière.
J’ai également exploré les systèmes qui broient l’humain :
l’entreprise (La vraie boîte aux lettres),
la société en thérapie collective (Bien… où en étions-nous ?),
le politiquement correct (Dictionnaire des contradictions contemporaines),
l’industrie du sexe (Exutoire muet, Love is 3),
la religion et le sacré détourné (Le Culte d’Uranus, Les Clés du Péché),
la science qui cherche à dépasser la mort (EDEN 13, Black Memory).
Ce qui m’intéresse n’est pas le scandale, mais le mécanisme. Pourquoi un système devient-il plus fort que l’humain ? Pourquoi accepte-t-on d’être réduit, marchandisé, anesthésié ?
Même dans la fantasy ou la science-fiction, Exilium, Azhodeyha, Memoria Immortalis, je parle toujours de mémoire, de loyauté, de transmission et de responsabilité. D’un individu face à une force qui le dépasse. D’un choix intime aux conséquences collectives.
Je passe aussi par la poésie (Les Souffles perdus, Autopsie du chaos), par l’onirique (L’Encre des rêves, La mer qui se souvient), par l’historique (Yamato no Kizuna), parce que chaque forme permet d’approcher autrement ce que je cherche : comprendre comment rester droit sans devenir rigide, aimer sans se mentir, évoluer sans trahir ce que l’on est.
Je n’écris ni pour provoquer ni pour rassurer.
J’écris pour observer, décortiquer, comprendre.
Mes livres diffèrent en surface, mais ils partagent un même noyau : la tension entre le désir et la morale, entre le corps et la conscience, entre la survie et la vérité.
Si cela plaît, tant mieux. Je ne cherche pas à plaire.
Et si des lecteurs ont des suggestions, je prends le fond, pas le vernis.
Je vous souhaite une lecture exigeante et sincère.
Œuvres
Elle avait appris à tout contrôler pour ne plus ressentir.
Noah, comptable français installé en Lituanie, mène une vie stable en apparence, rythmée par le travail à distance, les responsabilités et un silence intérieur devenu familier.
Rolina, jeune femme brillante et insaisissable, cache derrière une rigueur professionnelle une sensibilité qu’elle n’a jamais osé libérer.
Quand leurs chemins se croisent dans une équipe où tout devrait rester strictement professionnel, une simple conversation virtuelle devient le début d’une traversée imprévisible.
Entre sarcasme, confidences nocturnes et symboles partagés, leur lien grandit jusqu’à dépasser les frontières du raisonnable.
Fusionnel, incandescent et profondément intime, leur amour devient un espace où chacun se découvre enfin vivant.
Mais quand le réel menace de tout transformer, une décision brutale vient briser l’équilibre fragile qu’ils avaient construit.
Entre désert intérieur et renaissance au bord de l’océan, « Je prends soin de ton cœur » est l’histoire d’un amour qui ne s’efface jamais vraiment, une fréquence rare qui continue de vibrer même lorsque les chemins se séparent.






