agneau
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de toujours
Elle est entrée dans ma vie comme une dalle de marbre s'écrase sur un passant. Fière, indomptable et irrésistible. Si elle m'a fait perdre la tête, c'était pour que je puisse mieux trouver mon coeur.
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Cessez d'être vous et voyez le monde différemment l'espace d'un instant.
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Je crains la vie qui avance, sans crier gare. Elle avance, inexorablement sans se soucier de moi. Je ne suis pas prêt. Je ne le serai jamais. Mais elle, elle avance encore.
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Je serais atteint du mal du siècle. Incapable de parole, ivre de pensées, les mots ne m'échappent plus. Virtuose du silence, je tais mes maux et mes mots sont avares. Caché dans un cachot, mon horizon est fait de briques et ma seule compagne est l'attente. L'attente d'une fin inéxorable, inévitable. La promise, la mort, sans doute. Mes symptomes s'aggravent, le temps défile et je me meurs à petit feu. Il m'est désormais difficile de me faire à l'idée de jouer les hypocrites, les sans visages. Le mensonge m'horripile, je ne peux tolérer désormais de mêler le faux à ma parole. Je ne désire plus qu'une chose, être moi. Sans se soucier de savoir si cette innocence sera source de souffrances. Je fais l'amour avec ma solitude, j'embrase mes tripes et j'embrasse ma descente aux enfers. Je serais atteint du mal du siècle. Mes symptomes s'aggravent. Je n'apprécie plus le monde qu'à travers mes yeux. Las des idéologies, des histoires qui enferment mon monde. Pendant un temps, j'ai cru être au fond du trou. Beaucoup trop ou pas assez, j'ai dû m'effacer pour mieux voir. Je ne sais plus qui je suis. Mais je n'ai plus peur. Je n'ai jamais su qui j'étais. Il est temps de le découvrir. Loin des fa
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Si le bonheur était un tissu de mensonges, ma vie serait un défilé de mode.
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Je suis de mon coeur le vampire. Ma situation indéniablement indicible se doit pourtant d'être racontée. Le temps me manque, alors je serai bref. Ivre de ma paresse, je m'adonne à de vilaines inepties. Plus que l'ombre moi-même comme beaucoup d'autres d'ailleurs, je suis ravi de vivre, que dis-je, de survivre dans le faux, l'artificel, le superflu, le néant. La culture du vide me dégoûte tout autant qu'elle m'envoûte, vicieuse monstruosité. Elle est devenue cette excuse qui nous polarise. Vivement que l'on se clive, que l'on s'iraelo-palestise. Mais nous, alors ? À force de se plaire dans la médiocrité de la pensée, aux bas-fonds de l'idiotie... On dit de la propagande qu'elle est le fer de lance de la démocratie, Nous mourrons chaque jour, sous les coups d'une arme plus mortelle encore que la guerre. Les principes humains se perdent. La tolérance se meurt. Je n'ai plus que le verbe et la prose pour moi, pour me défendre. Que ma pensée ne s'amenuise pas. Que mon esprit ne s'éteigne pas. Que ma flamme ne cesse de brûler. Je scande ces mots, et puis, je retourne, comme tous les autres, au vide qui m'habite. Voici venu le temps des valeurs de façade, des faux-semblants que j'incarne a
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L'intelligence naît du combat des idées. La philosophie n'est pas si différente.
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La haine embrase la terre, nos frères embrassent la guerre.
Un souffle, un regard, un instant pour anéantir l'équation de la paix.
Pensées d'un agneau égaré du troupeau.
Un souffle, un regard, un instant pour anéantir l'équation de la paix.
Pensées d'un agneau égaré du troupeau.
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