Biaggie
Je ne suis pas écrivaine à la base.
Je suis une femme avec une histoire.
J’ai décidé d’écrire pour mettre des mots sur une enfance difficile, faite de ruptures, de violence, mais aussi de résistance.
Je ne cherche pas à faire du “beau”.
Je cherche à être vraie.
À travers ce témoignage, j’aimerais simplement savoir si ce que j’écris touche, si les émotions passent, et si le lecteur arrive à se plonger dans ce que j’ai vécu.
Si vous me lisez, merci de me dire ce que vous ressentez, pas ce que vous pensez du style.
C’est ça qui compte pour moi.
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œuvres
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défis réussis
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"J'aime" reçus
Œuvres
Le refus d'entrer Je suis née un 15 décembre, avec deux semaines de retard. C’était mon premier acte de résistance, ma première tentative pour rester à l'abri, loin du fracas du monde. Je suis arrivée par césarienne, le pouce déjà vissé à la bouche, cherchant dans ma propre chair la sécurité que l’extérieur s'apprêtait à me refuser. Aujourd'hui encore, à cinquante-six ans, ce pouce est resté mon ancrage, mon refuge inviolable contre l'adversité. À la maternité du Val-d'Oise, ma naissance ne fut pas accueillie comme une bénédiction. Mon corps était resté trop longtemps engagé dans l’utérus de ma mère alors ma tête s’était allongée en forme de “ pain de sucre”. Ma grand-mère maternelle, Liliane — que j'appellerais plus tard Yann — a posé sur moi un regard chargé de toute la colère qu'elle vouait à ma mère d’avoir fait ce bébé trop jeune : « Mon Dieu qu'elle est vilaine », a-t-elle lâché. La répartie de la sage-femme a claqué comme une gifle nécessaire : « C'est tout le portrait de sa grand-mère, madame ! ». Le ton était donné. Jen’étais pas un nouveau-né, j’étais un enjeu, un dommage collatéral dans une guerre d’adultes. Mes parents, mineurs de dix-huit ans, s'étaient mariés par pure
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Questionnaire de l'Atelier des auteurs
Pourquoi écrivez-vous ?
Parce que j' adore écrire et je pense avoir eu une vie hors du commun


