CHAPITRE 2

21 minutes de lecture

AÏSSATOU DIOP.

_Moi: Vous ? Dis-je emporté par la surprise.

_Professeur Sall: Oui moi !

_Mon père: Bon alors, on mange ? installons-nous !

Nous nous mettons à table et commençons à dîner.

Tout le monde est de bonne humeur mais moi plusieurs questions me taraudent l'esprit.

Qu'est ce que cet homme fait dans mon école en tant que professeur ?

Est-il vraiment professeur ?

Est-ce un espion de mon père ?

L'aurais t-il introduit dans l'école pour garder un œil sur moi ?

Je lève les yeux sur lui et voit qu'il m'observe attentivement.

Son regard me donne des frissons !

Pourquoi me fixe t-il de la sorte ?

Mais maintenant que j'y pense, je suis chez moi. Même si tonton Omar est l'ami de mon père, il reste quand même son employé. Ce qui fait que son fils l'est aussi.

Peu importe qu'il soit un professeur de mon université, ici c'est moi la patronne.

_Moi: Babacar dites-moi, vous étiez où depuis tout ce temps ? Demandai-je fermement !

Il me regarde surpris, comme toutes personnes assises à cette table d'ailleurs.

_Babacar: J'étais en Europe mademoiselle, plus précisément au Belgique. Répond t-il avec un sourire malicieux au coin des lèvres.

_Moi: Ah bon ? Vous êtes né là bas ? Vous y faisiez quoi ?

_Mon Père: Ma princesse mais c'est quoi toutes ses questions ?

_Moi: N'ai-je pas le droit de mieux connaître notre invité père ?

_Mon père: Ça ressemble plutôt à un interrogatoire princesse ! Dit-il en souriant nerveusement.

Je vois !

Il ne veut pas qu'il en dise plus je suppose.

_Moi: Hum ! J'ai fini de dîner, excusez-moi. Dis-je en me levant de table.

Je me rends au bord de la piscine est m'assois sur un fauteuil pour siroter mon verre de bissap.

C'est vraiment étrange cette histoire et je veux des réponses.

Je le vois quitter la table et se rendre à l'intérieur de la maison, je décide alors de le suivre...

BABACAR SADIKH SALL.

Pris d'une envie pressante, je décide de me rendre aux toilettes.

Je le souffle aux oreilles de mon père qui m'explique qu'elles se trouvent dans le fond du couloir au premier étage.

Je me lève de table et me rends à l'intérieur.

J'ai senti presque instantanément être suivi par mademoiselle Diop.

Je vois que je l'intrigue beaucoup !

Je me retourne et je la vois prendre un autre couloir !

Me serais-je trompé ?

J'arrive aux toilettes et je fais ma besogne.

Je quitte la pièce et retourne sur mes pas quand je senti une main me saisir brusquement et m'entraîner dans une pièce.

_Moi: Que faites-vous mademoiselle ? Fis-je pris de cours.

Elle est vraiment sortie de nulle part.

Mais attendez ! On est dans sa chambre ?

Elle me plaque contre la porte et bloque son bras sur mon torse.

_Mademoiselle Diop: Qui êtes-vous vraiment ?

J'ai envie de rire.

Elle pense pouvoir me maîtriser avec ses petits bras ?

Je me défait rapidement de son emprise et je la plaque contre le mur en saisissant ses bras vers le haut que je tiens fermement.

Elle me regarda toute déstabilisée avec ses yeux de chat.

Son parfum est vraiment exquis, et joue terriblement avec mes sens.

_Moi: Calmez-vous mademoiselle je vais vous expliquer.

_Mademoiselle Diop: Dépêchez-vous alors sinon je crie. Commencez par me lâcher immédiatement.

Je la laisse donc avant qu'elle ne crée un scandale.

_ Mademoiselle Diop: Je vous écoutes ! Dit-elle fermement.

_Moi: Je suis effectivement né au Belgique, comme vous pouvez le constater je suis métissé. Ma mère est Européenne, je vivais la bas et j'y étudiais tout en m'occupant des affaires de votre père en Europe.

_ Mademoiselle Diop: Donc vous n'êtes pas un professeur ? Que faites-vous dans mon école ? Êtes vous un espion de mon père ?

_Moi: Bien sûr que je suis professeur, j'ai fait des études et j'ai mon diplôme. Je ne suis pas un espion et je suis dans votre école uniquement pour enseigner. Même si pour mon père enseigner n'est qu'une couverture pour bluffer la société sur mes véritables activités, pour moi c'est une vraie passion parce que j'adore la littérature. Et j'adore surtout la perpétuer aux autres.

Elle recule et marche jusqu'à la porte de sa chambre puis l'ouvre.

_ Mademoiselle Diop: Sortez ! Ordonna t-elle.

Je la regarde avec incompréhension un moment avant de m'exécuter.

Je m'approche jusqu'à la sortie et stoppe en face d'elle.

_Moi: A l'université je suis votre professeur. Dis-je avec conviction.

_ Mademoiselle Diop: Et en dehors vous êtes à mon service. Dit-elle sèchement avant de me claquer la porte au nez.

Wow ! Quelle tempérament.

Je vais bien me plaire au Sénégal finalement.

Je suis Babacar Sadikh Sall, âgée de vingt six ans. J'habitais en Europe durant toutes ses années. Toute ma vie, j'étais destiné à un avenir tout tracé, seconder mon père dans son empire. Mon père est un parrain du trafic de voiture. Il connaît le business et il a les contacts mais pas l'argent. Monsieur Idrissa Diop est comme son investisseur, celui qui tire les ficelles dans l'ombre et nous on fait le ménage derrière lui.

J'ai toujours été entraîné à devoir rejoindre ce monde et ce moment est arrivé.

Voilà qu'il se trouve que la fille de mon patron est aussi mon étudiante à l'Université.

Une étudiante très brillante d'ailleurs. En plus d'être intelligente est très séduisante.

Mais elle est aussi condescendante, arrogante, fière, et rogue. Elle est donc ma supérieure !

Comment je vais gérer ça ?

Agir comme un professeur devant ma patronne.

Pff

Je regagne le jardin et après d'autres discussions sur le business, nous finissons par nous disperser.

Tant mieux ! Je suis extrêmement fatigué.

Nous quittons la demeure des Diop. Et nous rendons chez nous.

Nous avons un appartement pas très loin de la résidence des Diop. Je peux même dire que c'est pratiquement dans le même quartier.

Une fois arrivé à destination, je file dans ma chambre prendre une douche.

Je me rhabille plus décontracté avant de sortir.

Je prends ma voiture et me rends au Trafic club pour prendre un verre.

Après une quinzaine de minutes à rouler, j'arrive à destination je vais au bar et m'assois sur une chaise.

_Moi: Bonsoir, un verre de kombucha s'il te plaît !

_Okay ! Répond t-il en prenant son mixeur.

En attendant d'être servi, je fais un tour sur les réseaux sociaux et comme par magie je tombe sur le compte de ma "patronne".

Bien évidemment je jette un coup d'œil !

On me sert mon verre et je sirote en analysant chaque photo de cette magnifique créature.

Elle mène la belle vie dit donc !

Selon les localisations, Paris, Venise, Madrid, Barcelone, Dubaï, Malaisie, New York, Los Angeles, Las Vegas.

Elle est allée partout ! Et ses photos sont superbes et surtout très sexy.

Je ne savais pas qu'elle pouvait se montrer si sensuelle étant donné qu'elle s'habille comme une jeune fille étudiante normale.

Là sur les photos c'est une véritable femme !

En parlant de femme ! Y'en a une qui me mange du regard depuis mon arrivé.

Mais dit donc ! Les Sénégalaises sont des petites coquines, c'est quoi ce regard envoûtant qu'elle me lance ?

Ah les femmes Sénégalaises !

J’ai voyagé, j’ai marché,

De villes en déserts, de mers en continents,

J’ai croisé des visages, des sourires, des regards

Qui pouvaient faire trembler un cœur.

Mais jamais, oh jamais, je n’ai trouvé

Ce que mes yeux rencontrent au Sénégal depuis mon arrivé.

Les femmes d’ici

Elles sont mille et une lumières,

Un arc-en-ciel de grâce et de beauté.

Petites tailles fines comme des flammes,

Moyennes aux courbes dessinées comme des poèmes,

Grandes, droites et fières,

Comme des reines qui avancent dans la poussière dorée des rues.

Il y en a pour tous les rêves, pour toutes les ivresses,

Fines et élancées comme des danseuses d’air,

Ou bénies de formes généreuses

Qui racontent la richesse de la vie.

Leur peau est une palette divine

Clair comme l’aube qui se lève sur Gorée,

Marron comme la terre fertile du Sine,

Noire comme la nuit pleine d’étoiles au Sahel.

Et chacune d’elles, dans son éclat,

Renverse le monde d’un seul regard.

Elles marchent, et c’est la ville entière qui s’incline.

Elles sourient, et le soleil jaloux baisse ses rayons.

Elles parlent, et l’on se surprend à vouloir

Que leurs mots deviennent loi dans nos cœurs.

J’ai vu des femmes partout, oui,

Mais aucune ne m’a laissé ce vertige.

Aucune ne m’a gravé dans l’âme

Cette certitude

Les Sénégalaises sont des merveilles,

Des muses nées d’un peuple fier,

Et dans leur beauté multiple,

Il y a l’infini.

Alors je vais tenter ma chance !

Je dis au serveur de me faire un autre verre.

Je me dirige vers elle !

_Moi: Bonsoir chère demoiselle ! Je vous tiens compagnie ?

_Mais bien sûr ! Répond t-elle d'une voix suave avec le sourire.

Je m'installe à table en face d'elle.

Je lui tends le verre et on fait un toast.

_Moi: A votre époustouflante beauté !

Je mâche bien mes mots ! Cette femme est splendide.

Elle est grande de taille, clair de peau, de grands yeux si envoûtants, un teint éclatant, des lèvres charnues et un corps parfait aux formes généreuses.

Elle est tout juste divines.

_Moi: Quelle est le magnifique prénom de cette magnifique femme ?

_Je m'appelle Marianne ! Répond t-elle toute contente.

Dit donc elle est vraiment enjouée.

C'est intéressant.

...

Nous avons beaucoup discutés et effectivement elle est très intéressante.

Il y'a un évident jeu de séduction entre nous alors j'explore la brèche.

Il commence à se faire tard alors je lui propose de la ramener.

On roule en direction du Golf Sud, une fois arrivé devant chez elle...

On discute encore un peu dans la voiture et au moment de descendre, elle m'embrasse fougueusement.

Elle m'invite finalement à rentrer chez elle.

Eh bah je ne vais pas me gêner !

Une fois dans l'appartement on ne perd pas du tout de temps.

La demoiselle se jette à mon coup, on s'embrasse impétueusement. Je la jette sur le canapé en enlevant mon t-shirt. Elle fait descendre les languettes de sa robe et me laisse entre voir ses seins. Je n'hésite pas à les prendre à pleine bouche. Je les malaxes, je les suces, je les lèche tout en relevant sa robe pour faire balader mes mains le long de sa suisse.

Je l'embrasse le long du ventre jusqu'à atterrir au niveau de son entre-jambes. J'enlève ensuite son string avec mes dents et lui écarte les jambes.

J'enfouîs ma tête à l'intérieur et j'embrasse lentement sa partie intime.

Elle se mit à gémir et à se tordre de plaisir quand s'intensifient les choses.

Par la suite, je met un doigt en elle, puis deux et j'effectuais les mouvements jusqu'à ce qu'elle soit complètement mouillée.

Elle était fiévreuse de désir...

_Marianne: Vas-y pénètre-moi ! Ordonna t-elle avec une voix dans un soupir chaud incontrôlée.

Je fais sortir mon engin et je tapote sur son intimité comme pour la torturer un peu.

Je finis par prendre possession d'elle en m'introduisant dans son jardin arrosé.

J'effectue les gesticulations de va et vient qui au début était lent avant d'y aller plus fort.

_Marianne: Hum ! En levrette s'il te plaît. Dit-elle entre deux soupirs.

Je ne me fais pas prier !

Je la retourne brutalement et la contraint à se mettre à quatres pattes.

Je m'enfonce brusquement de nouveau en elle jusqu'au bout, elle laisse échapper un cri de stupeur et de stupéfaction.

_Marianne: Hum ! Oh oui ! Vas-y !

J'enchaîne les coups de reins et ses gémissements m'excitaient de plus en plus.

_Marianne: Ça vient ! Je viens ! Dit-elle après des minutes de plaisir intense.

Je me sentis jouir également et je me retire d'elle afin de verser mon jus au dessus de ses fesses.

On tombe raide de fatigue tout les deux.

Après avoir repris mon souffle je me rhabille et rentre chez moi.

...

Trois jours sont passés ! Avec Marianne on se voit tout les soirs, cette femme est vraiment un délice et elle fait des merveilles aux lits.

...

Après avoir terminé les cours que je donne à l'université public, je me rends à celui privé où je donne ce cours particulier des prodiges de la littérature.

Je dois avouer que ces deux jours de cours dans la semaine sont mes moments préférés.

Il est seize heures quand j'arrive dans l'amphithéâtre où je dispense les cours.

Instinctivement je balaye la salle du regard comme dans mes habitudes de tout surveiller.

Elle n'est pas encore là !

A peine ais-je fini ma pensée que nous entendons la porte s'ouvrir et se refermer.

Tout les yeux se braquent sur elle, y compris les miens.

Mais elle est époustouflante qu'est ce qui lui est arrivé ?

AÏSSATOU DIOP.

Je me suis beaucoup rapproché de Sophia ces jours ci ! Je peux même affirmer que je me suis faite ma première amie.

Durant cette semaine après chaque fin de cours nous sommes sortis.

Grâce à elle, j'ai pu un peu découvrir Dakar.

Nous nous sommes beaucoup amusées, nous avons fait pleins de shopping et lors d'un tour au salon de beauté j'ai eu envie de changer de look.

J'ai donc décidé de faire une nouvelle coiffure. J'ai tressé mes cheveux en renversé puis j'ai collé une perruque lace wig longueur 24 de couleur marron.

J'ai adorée la transformation, nous avons fait une manucure et une pédicure.

J'avais mis aussi des faux cils mais je ne me sens pas à l'aise avec d'autant plus que les miens sont déjà assez long donc je mets juste du mascara pour les mettre en valeur.

...

Je me rends au campus, j'étais rentrée à la maison vue que je n'avais plus cours depuis midi et que mon cours particulier de littérature commençait à seize heures. Je me suis bien reposée, mangée et j'ai repris une douche.

Je m'habille d'une jupe écossaise noir qui m'arrive aux cuisses et d'un crop blazer blanc en coton.

Je refais ma coiffure et me maquille légèrement juste du eye liner, du mascara et du gloss.

Je mets enfin mes escarpins avant de prendre mon sac puis je sors.

J'avais grave envie de changé du look de l'étudiante banale, style jean, t-shirt et basket...

Je me rends donc à l'université, on roule jusqu'à destination et je constate que je commence à être en retard.

Avant de descendre de la voiture, je m'asperge de mon parfum la petite robe noire et je me rends en direction de mon amphithéâtre.

Je vois que le professeur est déjà arrivé, oh lah lah je n'aime pas être en retard !

J'ouvre la porte et la referme, je me tourne et tout le monde a les yeux rivés sur moi la bouche grande ouverte.

Mais qu'est ce qu'ils ont tous ?

Je me tourne vers le professeur attendant son approbation pour aller prendre place mais celui-ci semble figé.

Je prends donc l'initiative d'aller m'asseoir toujours sous les regards admiratifs de mes camarades.

Une fois assise, le professeur fait un raclement de gorge pour faire revenir les esprits !

_ Professeur Sall: Bonsoir chers étudiants ! Si vous êtes tous prêts nous allons procéder à vos exposés.

Ah apparemment, je ne suis pas si en retard que ça.

_ Professeur Sall: Que le premier sur la liste vienne sur la balustrade s'il vous plaît.

Ainsi par ordre alphabétique chacun d'entre nous se rend sur place et étale sa réflexion sur la citation qui lui a été attribué.

On arrive à mon tour et avec une grande confiance je m'y rends.

Je commence par citer le passage du livre que je dois commenter...

_Moi: << Comme la vie s'arrangeait mal ! Aussi exagérait-il, du matin au soir, son pessimisme sur les femmes et l'amour, dans des boutades féroces. Tout le mal venait des femmes, sottes, légères, éternisant la douleur par le désir, et l'amour n'était qu'une duperie, l'égoïste poussée des générations futures qui voulaient vivre. >>

Quelle choix de citation étrange de la part du professeur n'est ce pas ?

N'est-il pas un peu lié à lui d'une certaine manière ?

_Moi: Ce passage met en lumière une vision profondément sombre de l’amour et des femmes. On y sent la lassitude, presque une blessure intime qui se transforme en mépris. Le narrateur ou le personnage semble se réfugier dans une exagération volontaire, presque théâtrale "du matin au soir, son pessimisme". C’est comme s’il cherchait à se protéger de la douleur en rejetant toute la faute sur l’autre moitié de l’humanité, les femmes.

Le professeur m'observe vraiment très attentivement...

Moi: Les femmes y sont décrites comme "sottes, légères", des figures accusées de prolonger le supplice par l’arme la plus redoutable le désir. Dis-je en lui jettant un coup d'œil.

Il laisse échapper un sourire malicieux au coin des lèvres...

Non mais à quoi il joue celui là ?

Je me concentre et je continue...

_Moi: Et derrière cette accusation, on perçoit une vérité plus crue, plus universelle. L'amour est montré ici non pas comme une élévation, mais comme une illusion, un piège tendu par la vie elle-même. Ce n’est plus un choix libre ni un sentiment pur, mais simplement un stratagème de la nature pour assurer la continuité des générations.

C’est donc un texte amer, presque cynique, qui fait de l’amour une duperie, une mécanique égoïste qui dépasse les individus.

Je me place de sorte à être face à lui avant de continuer la lecture.

_Moi: Mais derrière ce cynisme, n’entendons-nous pas aussi une confession masquée ? Car souvent, celui qui raille et condamne avec tant de violence est aussi celui qui a été blessé, ou qui continue d’espérer malgré lui. Fis-je en le fixant intensément du regard !

_ Professeur Sall: Est ce que cette question m'ait adressé à moi mademoiselle Diop ?

Ça c'est vous qui le dites ! Pourquoi il s'est senti visé ?

J'ignore royalement sa question avant de conclure mon exposé.

_Moi: En somme, ce passage n’est pas qu’une attaque contre les femmes ou contre l’amour ; il révèle surtout le combat intérieur d’un homme déçu, qui choisit le sarcasme pour cacher sa vulnérabilité. La littérature, ici, nous offre le miroir d’une douleur intime, travestie en boutades féroces.

_ Professeur Sall: Bien ! Très bien mademoiselle Diop vous avez fait du très bon travail. Mais j'aimerais revenir sur cette question qui vous travaille tant !

Quoi qui me travaille moi ? Mais pas du tout je m'en fiche de sa situation amoureuse moi.

_ Professeur Sall: Honnêtement, moi je crois que ce pessimisme, c’est juste une façon élégante de camoufler une blessure. On parle de duperie, de piège de la nature mais au fond, c’est facile de dire ça quand on n’a pas encore goûté à ce que l’amour peut offrir. Dit-il en s'adressant aux étudiants !

Il se retourne vers moi qui me tient encore sur la balustrade et continue sa "réponse" à une question qui ne lui était pas du tout adressé.

_ Professeur Sall: Moi, je pense que l’amour existe vraiment, qu’il a une force presque magique. Simplement, je n’ai pas encore eu ma preuve. Alors, j’écoute ce discours amer avec un sourire c’est peut-être vrai pour lui, mais ce n’est pas une vérité universelle. Un jour, quand j’aurai trouvé celle qui saura renverser mes certitudes, je reviendrai dans cet amphithéâtre et je vous dirai : voyez, l’amour n’était pas une duperie, il attendait juste son heure.

A cette phrase mon cœur a fait un bond !

Et l'amphithéâtre devient brouillant où les filles exaltent leurs bonheurs à l'idée que le professeur n'ait pas encore trouvé l'amour.

Qu'elles sont ridicules !

_ Professeur Sall: Vous pouvez y aller. Dit-il avec son même sourire malicieux.

Je rêve où il est entrain de me narguer ?

Je retourne à ma place et le reste des étudiants passent à leurs tours...

Il m'a appelée à la fin du cours, alors que les autres rangeaient déjà leurs affaires.

_ Professeur Sall: Mademoiselle Diop, j’aurais un petit projet à vous confier. Dit-il en refermant son cahier.

Je me suis approchée de son bureau, mes mains un peu moites. Sa voix était calme, mais il y avait dans son ton une nuance étrange, comme si chaque mot pesait plus qu’il ne devrait.

_ Professeur Sall: Pour la semaine prochaine, j’aimerais que vous prépariez un travail avec vos camarades. Des exposés de groupes quelque chose qui montre votre esprit d’initiative. Prenez place s'il vous plaît ! Dit-il en tirant la chaise à côté de son bureau.

Je m'assois et prend une des feuilles blanches sur la table pour prendre note de tout ce qu'il dit.

Il a levé les yeux vers moi, et son regard s’est accroché au mien. Trop longtemps. Mon cœur s’est emballé, comme s’il n’avait plus de rythme régulier.

_ Professeur Sall: Constituez plusieurs groupes de cinq et évidemment par ordre alphabétique, je vous enverrai par mail les thèmes à étudier pour chaque groupe.

_Moi: D’accord, monsieur je… je vais essayer. Répondis-je la voix qui tremble légèrement, totalement troublée.

Il s’est penché vers moi, son coude frôlant le mien, et j’ai eu un frisson qui m’a parcouru l’échine. Il n’a rien fait de plus mais cette proximité suffisait.

_ Moi: Non vous n’allez pas essayer, vous allez réussir, a-t-il ajouté en effleurant de sa main mes notes posées sur la table. Ses doigts ont presque touché les miens. Presque. Et j’ai retenu mon souffle.

Dans ma tête, c’était le chaos pourquoi il me parle comme ça ? pourquoi je ressens ça ? est-ce que je me fais des idées ?

Mais chaque mot vibrait autrement, chaque geste prenait une importance que je ne pouvais ignorer.

_ Professeur Sall: Vous avez ce qu’il faut pour entraîner les autres. Montrez-leur.

_Moi: Oui professeur ! Si c'est tout alors je me retire.

Je n’arrivais pas à détacher mes yeux de son sourire discret, un sourire qui semblait en dire plus qu’il ne devrait.

Je me lève et il fait de même !

Puis il a posé une main légère sur mon épaule, presque par accident. Une seconde. Pas plus. Mais mon cœur a manqué un battement, et tout mon corps a répondu comme si j’avais reçu une décharge.

Je suis sortie de la salle en vacillant un peu, incapable de décider si j’avais rêvé l’intensité de ce moment ou si lui aussi jouait à ce jeu dangereux du non-dit.

Je n'aime pas me sentir si petite !

Il joue avec moi cet idiot mais son territoire ne s'étend que dans cet amphithéâtre. En dehors de cet université c'est moi qui détient le pouvoir.

Il va voir !

Je marche vers le parking accompagnée de mes gardes du corps quand je suis interpellée par l'autre idiot de mon amphithéâtre.

_ Mouhamed: Diop ! Dit-il en s'approchant avec le sourire.

Un sourire ? De sa part ! Ça c'est une première.

_Moi: Dieng ! Répondis-je fermement.

_ Mouhamed: Ne soit pas si coincée voyons, je viens hisser le drapeau blanc.

_ Moi: Toi ? Faire la paix avec moi ! Pourquoi ?

_ Mouhamed: Rien ! Il me semble que c'est une bonne démarche non ? On pourrait s'entraider au lieu de se faire la guerre, notre génie littéraire doit être exploité à bon escient t'es pas d'accord ?

_Moi: Hum ! D'accord alors on a deal.

Il me tend la main alors je la serre et il dépose un bisou sur ma main.

_ Mouhamed: Rentre bien ! Et en passant t'es superbe... Dit-il avant de s'en aller.

_Moi: Merci ! Soufflais-je doucement alors qu'il était déjà parti.

Qu'il est étrange celui là !

Je rentre dans ma voiture et on roule vers la maison...

...

Une fois à la maison, je me change et me repose tranquillement.

Bien après le dîner, après avoir fini mes devoirs, je m'occupe des listes que m'ont demandé "mon professeur" et constate avec effroi que Mouhamed Dieng et moi sommes dans le même groupe.

Sheut !

Il m'énerve ! Le playboy de l'université, non seulement riche mais aussi célèbre car il joue dans des séries TV.

Il est tellement arrogant, hautain, et orgueilleux parce qu'il sait qu'il est beau.

Il a toutes les filles à ces pieds vue que je suis la seule qui ne lui donne pas l'heure, il ne pouvait pas supporter ma présence.

Du coup ! Ce soudain rapprochement, ce drapeau blanc me laisse perplexe.

Et maintenant je vais devoir travailler avec lui. Pff ! Quelle poisse.

Mais bon je ferai un effort pour la réussite du projet.

Bon je m'en vais faire du sport avant de dormir !

Je me change et met un seamless short de sport et un top, je porte mes baskets et attache ma perruque en queue de cheval.

Je me rends au rez-de-chaussée dans la pièce qui nous sert de salle de sport à la maison munit de tout les équipements nécessaires.

Je commence mon sport, je commence par courir un peu sur le tapis roulant électrique, ensuite je fais du vélo. Je fais du renforcement en faisant des squats, gainages, hip thrusts et mountain climbers. Pour finir je fais des étirements.

J'ai fini tout ça en une heure, et comme j'ai encore du temps vue que mon planning sport c'est une heure et demie.

Je me rends dans la cuisine pour prendre un verre d'eau avant d'aller faire du fitness dance.

J'ouvre le frigo, je prends la carafe et me sers de l'eau, je bois un verre et remet la carafe dans le frigo.

Je ferme la portière et il est là ! Apparus comme par magie.

Je sursaute de peur, carrément prise de cours.

_Bonsoir mademoiselle Diop. Dit-il d'une voix suave.

_Moi: Babacar ! Que faites-vous ici à cette heure ?

Il doit être vingt trois heures passés !

_Babacar: J'accompagne mon père ! Vous savez le travail...

_ Moi: Hum ! Fis-je en lui tournant le dos pour partir.

BABACAR SADIKH SALL.

Ce changement de personnage est tellement troublant.

Tantôt elle est mon étudiante à l'Université et je maîtrise la situation.

Tantôt elle devient ma patronne et je suis totalement à sa merci.

Elle me tourne le dos et quitte la pièce sans m'accorder un regard !

Mais qu'est ce qu'elle est sexy avec cette tenue de sport qui moule tout son corps.

Je décide alors de la suivre !

Je la perds de vue un moment dans cette immense demeure mais soudainement, j'entends de la musique résonner d'une pièce.

J'y vais guider par la curiosité et je vois la porte entre ouverte et je reste pour l'observer.

Elle danse !

Elle danse tellement bien, elle se tortille sur tout les côtés et je suis comme hypnotisé.

Je ne sais pas comment mais sans m'en rendre compte j'avais ouverte complètement la porte et je me suis mis à découvert.

Elle s'arrête et me regarde avec un sourire coquin et me fait signe d'entrer.

_ Mademoiselle Diop: Ferme la porte ! Ordonna t-elle !

Je m'exécute et rentre.

Elle vient me saisir par le bras et me tire jusqu'au milieu de la pièce.

Elle change la musique et met envolver de Anita.

Les premières notes résonnent, et aussitôt son corps s’anime.

Ses hanches ondulent au rythme, ses mouvements sont fluides, presque irréels. Elle se rapproche, tourne autour de moi, comme une fauve qui cerne sa proie.

Quand elle se colle à moi, mes poumons se vident d’un souffle que je n’avais même pas remarqué retenir. Son parfum m’enveloppe, sa chaleur traverse le tissu de mes vêtements. Elle effleure mon torse, laisse glisser ses doigts sur mon bras, et mon cœur cogne si fort que j’ai l’impression qu’elle peut l’entendre.

Ses gestes sont calculés, précis, mais terriblement sensuels. Elle me frôle, recule, revient, et chaque fois je lutte pour ne pas tendre la main, pour ne pas céder à l’envie brûlante de la toucher. Elle est la fille de mon patron. Un seul geste de travers et je suis perdu. Pourtant, plus elle danse, plus ce désir interdit m’enchaîne, m’obsède.

Un frisson me traverse lorsque son corps se presse contre le mien, quand elle twerk sur moi, quand ses cheveux effleurent mon visage. Je suis à la fois prisonnier et fasciné, hypnotisé par sa manière de se mouvoir, par la provocation dans ses yeux, par ce sourire qui semble me défier.

Je sens mon esprit divaguer, se perdre dans des scénarios impossibles. La raison me crie de reculer, mais mon corps, lui, tremble sous l’intensité de cette tentation. Elle danse et moi, je brûle en silence.

Tout mon corps est en alerte, mon soldat est au garde à vous, je tremble d'excitation. J'ai envie...j'ai envie, envie de lui sauter dessus.

Mais difficilement je me retiens ! C'est "ma patronne" je ne peux pas.

Quand la musique s'arrête, elle me regarde à nouveau avec son air hautain.

_Mademoiselle Diop: Laissez-moi seule maintenant. Dit-elle fermement.

Je me dirigeais donc jusqu'à la porte mais je retourne brusquement sur mes pas.

Je fonce vers elle à tout allure et la colle violemment contre le mur en la tenant fermement par le cou !

Je ne sais pas ce qui m'a pris !

Qu'est ce que je fais maintenant ?

J'ai une terrible envie de lui arracher les lèvres...

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