CHAPITRE 3

17 minutes de lecture

AÏSSATOU DIOP.

J’avais voulu lui rendre la monnaie de sa pièce, après tous ces instants gênants qu’il m’avait fait vivre en classe aujourd’hui. Mais je n’avais pas prévu que le jeu se retournerait contre moi.

En une fraction de seconde, il me plaqua violemment contre le mur.

_ Moi: Qu'est ce que vous foutez ? Dis-je sur un ton amusée.

Il a perdu la tête ou quoi ?

Son corps tout entier dominait le mien, et sa main ferme enserra mon cou, m’arrachant le souffle. Pourtant, ce n’était pas la peur qui m’envahissait. Ses yeux, sombres et brûlants, ne traduisaient aucune violence non. C’était bien pire. Ils me dévoraient, comme s’il voulait me goûter, me posséder, comme si je n’étais plus qu’une proie entre ses mains.

Le temps se suspendit. Tout devint silencieux, sauf le vacarme de mon cœur qui résonnait dans mes oreilles.

Il approcha lentement son visage du mien, si près que je pouvais sentir la chaleur de son souffle caresser ma peau. Mes jambes tremblaient, mon corps refusait de m’obéir, comme paralysé par ce mélange de peur et de désir qui me traversait.

Puis, il relâcha doucement son emprise sur mon cou. Ses doigts remontèrent jusqu’à ma joue, et sa paume enveloppa mon visage avec une tendresse inattendue. Son pouce effleura mes lèvres, traçant un chemin brûlant sur ma bouche entrouverte. Mon souffle se coupa net. Un frisson violent me traversa l’échine, et une étrange euphorie m’envahit.

Mon cœur battait si fort que je croyais qu’il allait s’échapper de ma poitrine. Je pouvais presque entendre le sien répondre, dans une même cadence folle.

Soudain, il me saisit par les deux bras et les immobilisa au-dessus de ma tête, me clouant littéralement contre le mur. J’étais piégée, captive, totalement à sa merci. Ses yeux plongés dans les miens m’ôtaient toute volonté.

Il se pencha encore. Son front effleura le mien, son nez glissa contre le mien. L’air était devenu lourd, chargé d’électricité. J’avais fermé les yeux sans même m’en rendre compte, perdue dans ce moment où tout mon être semblait basculer.

Je m’attendais à ce qu’il m’embrasse, à ce qu’il franchisse cette ligne invisible.

J’étais suspendue à son geste, ivre d’attente, prisonnière de son magnétisme.

Et puis… plus rien. Plus de chaleur, plus de présence. Quand j’ouvris les yeux, il avait déjà reculé, son ombre disparaissait derrière la porte.

Il était partit !

Quel imbécile !

Oh mon Dieu… quelle frustration !

Ma main vint instinctivement se poser sur ma poitrine, essayant de calmer les battements désordonnés de mon cœur. Mais c’était impossible. Son regard, son souffle, son odeur tout résonnait encore en moi.

Quel idiot !

Je regagne ma chambre après ce moment vraiment désagréable !

Je m'en vais prendre une douche et me mettre en pyjama.

Perchée sur le balcon de la chambre, je vois leur voiture quitter notre propriété.

Je descends voir mon père dans son bureau.

Je me colle à la porte et l'observe alors qu'il signait des papiers sous son nez.

_ Mon père: Tu ne dors pas encore princesse ? Dit-il sans même lever les yeux de ses papiers.

_ Moi: Non père ! Je dois dire que je suis un peu intriguée...

_ Mon père: Qu'est-ce qui te préoccupe princesse ? Dit-il avant de m'accorder toute son attention.

_ Moi: Papa qu'est ce que vous préparez encore ? Il y'a vraiment beaucoup de mouvements avec tes hommes ces jours-ci.

_ Mon père: Princesse depuis quand te mêles tu de ces histoires ?

_ Moi: Je m'inquiète juste pour toi père.

_ Mon père: Faut pas t'en faire ! J'ai un personnel compétent.

_Moi: Que sais-tu de ce Babacar père ? Tu lui fais vraiment confiance ?

_ Mon père: Pourquoi tu t'intéresses tant à cet homme princesse ? Tu poses trop de questions.

_ Moi: Parce qu'il est étrange ! Sais-tu que c'est un de mes...

Euh est-ce une bonne idée de le dire ?

Déjà qu'il n'est pas au courant que je prends des cours particulier de littérature.

_Moi: Juste je le trouve bizarre ! Dis-je pour essayer de me rattraper.

Il me lance un regard interrogateur un moment mais je le fixe sans sourciller.

Je suis très doué à ça !

Faire en sorte que personne ne puisse percevoir le fond de ma pensée si je n'en parle pas.

Ce que je pense et ce que je dis peuvent être diamétralement opposé et personne ne peut le deviner.

_Mon père: C'est juste un professionnel ! Je le connais très bien, son père l'a entraîné depuis son plus jeune âge. Dit toi que ce sera le plus prodige de mon personnel. Alors soit sans crainte.

Le plus prodige ? Il est si doué que ça ?

Il doit être très dangereux alors...

_Moi: D'accord père ! Si tu le dis, j'ai foi en ton jugement.

_ Mon père: Très bien princesse maintenant va dormir car il se fait vraiment tard.

_Moi: Et toi ?

_ Mon père: Moi j'ai encore du travail.

Le pauvre ! Il travaille trop.

_Moi: D'accord j'y vais donc j'ai besoin de bien dormir car demain je passe la journée avec ma copine. Et d'ailleurs elle passera le weekend à la maison.

_Mon père: Une copine ? Toi t'a une copine ? Qui est-ce ?

_Moi: Oui j'ai une amie père. Et bon je vais te dire qui s'est même si te connaissant très bien, je sais que tu vas enquêter sur elle. Elle s'appelle Sophia et on est dans la même université.

Une des nombreuses raisons pour lesquelles je n'ai jamais eu de vie sociale est que mon père fait peur à mon entourage.

Toutes personnes qui s'approchaient de moi faisais l'objet d'une enquête.

Et ses hommes déterraient leurs plus sombres secrets.

_Mon Père: Tu sais que je fais ça pour ta sécurité ma princesse, j'ai énormément d'ennemis et tout le monde sait que tu es la prunelle de mes yeux. Ma plus grande faiblesse c'est toi, raison pour laquelle je n'aime pas le démontrer en public.

_Moi: Oui je sais tu le dis tout le temps père ! Bon bonne nuit.

Je lui fais un bisou avant de quitter son bureau.

Je retourne dans ma chambre et me met sous la couette.

...

Je suis couchée depuis maintenant une heure ! Je ne trouve toujours pas le sommeil.

Il est déjà une heure vingt quatre.

Je suis vraiment préoccupée par ce type.

Pourquoi ne quitte t-il pas mes pensées ?

Après ce qu'il m'a fait aujourd'hui je suis tellement troublée.

Je sais que c'est un homme dangereux ! Il travaille pour père et le pire c'est que c'est aussi mon professeur dans un cours ou mon père ne sait pas que j'y suis inscrite.

J'avoue que ça me fait peur !

Mais je ne pense pas que mon père sache qu'il soit professeur ?

Même si c'est très rare qu'il ne sache pas tout ce qui concerne son entourage.

Il est toujours informé de tout.

C'est à même se demander s'il ne sait pas déjà pour ce cours que je tiens tant à cacher.

Bref !

Je vais aller me chercher un verre de lait peut être que cela pourra m'aider à trouver le sommeil.

Je me rends à la cuisine et me sers un verre, je prends aussi quelques cookies sur l'un des étagères.

_Une fringale nocturne ?

Je sursaute de peur et me retourne vers la provenance de cette voix.

_Moi: Encore vous ! Dis-je en soufflant.

_Babacar: Je vous ait fait peur mademoiselle Diop ?

Idiot !

Bien sûr que oui...

_Moi: Que faites-vous ici à pareille heure ? Demandai-je après avoir repris mes esprits.

Et dans cette tenue ?

Il est pratiquement nu putain !

Juste une culotte de maillot !

Oui !

Il est torse nu !

Il est apparu devant moi, torse nu, comme une vision sortie d’un rêve flou que mon esprit aurait osé dessiner. Pendant une fraction de seconde, tout s’est suspendu autour de moi le temps, le souffle, les pensées. Mon regard s’est attardé sur la définition parfaite de ses abdos, sur cette peau légèrement dorée, tendue sur un torse sculpté comme s’il avait été façonné par un artiste. Chaque muscle semblait raconter une histoire silencieuse de force et de contrôle. J’étais fascinée.

Je sentais mon cœur battre plus vite, comme s’il tentait de s’aligner sur une mélodie que seul lui pouvait jouer. Une chaleur douce m’a envahie, de mes joues jusqu’au creux de mon ventre. Mes doigts tremblaient presque, sans même que je les bouge. C’était comme une vague d’euphorie, imprévisible et délicieuse, qui montait en moi sans retenue. Il n’avait rien dit encore, et pourtant, tout en moi criait l’effet qu’il me faisait. C’était plus que de l’attirance. C’était cette étincelle rare, cette collision d’émotions qui vous laisse tremblante, incapable de penser à autre chose qu’à lui, là, devant moi, si proche… et si irrésistible.

Est-ce normal ce qui m'arrive ?

_Moi: Répondez à ma question ! Insistais-je.

_Babacar: Bah j'ai soif mademoiselle je suis venu prendre un verre !

Quoi ?

Est-ce qu'il se moque de moi là ?

_Moi: Ce n'est pas ce que je vous ai demandé ! Que faites-vous chez moi au milieu de la nuit ?

_ Babacar: Ça ce n'est pas la question que vous aviez posé tantôt.

Il joue vraiment avec mes nerfs. C'est avérée !

Je ne dis rien et lui lance un regard meurtrier !

_Babacar: Euh ! C'est votre père qui m'a invité à passer la nuit ici nous avons une opération vers quatre heures du matin. Fini t-il par m'expliquer.

_Moi: Et vous étiez où tout ce temps ? Pourtant j'ai vu votre voiture partir depuis le balcon de ma chambre.

_Babacar: C'était mon père qui rentrait. Moi j'étais dans le local des employés dans la dépendance.

_Moi: Hum ! D'accord...

Je prends un verre pour lui servir du lait également.

Il est venu pour boire n'est ce pas ?

Je lui tendis le verre de lait, les doigts légèrement tremblants. Il tendit la main pour le prendre, mais au lieu de saisir le verre directement, ses doigts frôlent doucement les miens. Une caresse à peine perceptible… mais elle fut foudroyante. Une décharge électrique me parcourut l’échine, vive et brûlante, comme si chaque nerf de mon corps s’était éveillé à son contact.

Je levai les yeux, surprise, troublée lui, il souriait, ce sourire en coin, sûr de lui, presque moqueur. Il savait. Il avait senti le frisson que ce simple effleurement avait déclenché en moi. Et il en jouait, avec un calme déroutant.

Tout en portant le verre à ses lèvres, il ne me quittait pas des yeux. Ce regard c’était une caresse à lui seul. Il glissait sur moi, me déshabillait lentement sans même bouger. Ses yeux suivaient les courbes de mon visage, s’attardaient sur mes lèvres, descendaient lentement, langoureusement. Il buvait lentement, savourant chaque gorgée, et moi, je me sentais fondre.

Il ne disait rien, mais il me parlait, avec chaque geste, chaque regard, chaque sourire espiègle qu’il lançait pour me tester. Il me provoquait. Il m’agaçait. Il me bouleversait. Et le pire, c’est que j’en redemandais. Mon corps tout entier était tendu, en alerte, comme suspendu à un frôlement, un mot, un souffle.

J’étais prise au piège. Un délicieux piège.

Il ne me touchait pas, et pourtant tout en moi réclamait ce frisson qu’il semblait retenir exprès. J’étais là, à quelques centimètres de lui, prisonnière de cette tension douce et délicieuse, partagée entre l’envie de fuir et celle de me jeter dans ses bras.

_Moi: Après vous rangez tout ! Finis-je par dire avant de quitter la cuisine presque en courant.

Presque ?

Non j'ai couru ! J'ai couru jusqu'à ma chambre.

_Moi: Je le déteste ! Dis-je adossée contre la porte de ma chambre afin de reprendre mon souffle.

Toc toc toc ! Entendis-je...

Je me décolle de la porte puis l'ouvre.

_Babacar: C'est moi que vous détestez patronne ? Demande t-il faussement choqué.

Mais ?

Il se fou de qui celui-là ?

Sans lui répondre je ferme la porte.

Il toque à nouveau !

Mais qu'est ce qu'il veut encore ?

_Babacar: Vous avez oublié votre téléphone dans la cuisine mademoiselle ! Dit-il en souriant après lui avoir ouvert.

Mais quel idiot !

_Moi: Merci ! Dis-je en prenant le téléphone en lui claquant la porte au nez.

Mais qu'est ce qui m'arrive avec cet homme bon sang ?

Je me rends dans la salle de bain pour prendre une douche tellement que j'avais chaud.

Après ça j'ai pu enfin dormir paisiblement.

...

Le lendemain matin, je me réveille vers midi !

J'ai beaucoup dormi dit donc...

Faut que je me prépare rapidement je vais être en retard à mon rendez-vous avec Sophia...

Je prends une douche et me prépare enfin. Je porte un jean boy friend bleu, un corset bustier rose, des baskets blanches et un petit sac blanc.

Je me coiffe, je change de perruque pour mettre un bob hair style.

C'est plus court et sera plus pratique pour la chaleur.

Je m'asperge de mon parfum préférée "the fragance désert eden".

Je quitte la chambre et tombe sur tata Aïda qui montait les escaliers.

_Tata Aïda: Ah ma chérie enfin je venais te réveiller. Dit-elle avec son plateau de petit déjeuner à la main.

_Moi: Bonjour tata Aïda désolée j'ai eu tellement de mal à dormir cette nuit.

_Tata Aïda: Tu t'es bien rattrapée on dirait. Allez viens je t'installe la table et tu prends ton petit déjeuner.

_Moi: Non je suis attendue, tu sais que je déteste être en retard.

Je prends une gorgée du verre de jus d'orange sur le plateau et la clémentine que je vais manger sur la route.

Elle me regarde bouleversée !

_Moi: Non ! Ne fait pas cette tête tata Aïda je vais manger t'en fais pas.

_Tata: T'a intérêt oui et commence par prendre une boisson chaude.

_Moi: D'accord c'est promis ! J'y vais maintenant...

Je quitte la maison, on me conduit à Fann pour chercher Sophia chez elle.

J'arrive et elle me présente à ses parents qui sont d'ailleurs trop gentils.

Je m'en vais dans sa chambre et elle n'est même pas encore prête.

_Moi: Moi qui pensait que j'allais être en retard. Punaise t'es même pas prête !

_Sophia: Mais si voyons ! Je suis déjà maquillée et coiffée, il ne reste que la robe et les chaussures.

_Moi: Mais change toi rapidement alors.

Elle s'active et se change pour mettre sa robe slim rouge qui lui arrive jusqu'aux genoux.

Ça met grave en valeur son teint clair.

Elle met des talons blanc !

_Moi: Quoi des talons ?

_Sophia: Oui pourquoi ?

_Moi: Tu vas être à l'aise avec ? Moi aussi je voulais mettre des talons mais on va beaucoup marché tu devrais mettre des chaussures plus confortable.

_Sophia: Oui t'a raison ! Je vais mettre des nues pieds.

Après qu'elle ait terminé de se préparer mademoiselle m'a emporté dans le tournage de vidéo tik tok.

On a pris pleins de snap avant de partir.

Nous avons commencé par nous rendre au restaurant the lounge à Ouakam.

Nous avons pris un café et des gâteaux aux chocolats...

J'étais entrain de prendre une photo quand je reçois un message.

_Moi: Oh non !

_Sophia: Pourquoi tu fais cette tête ?

_Moi: Pff ! Je viens de recevoir un message de mon ex qui me dit qu'il est au Sénégal pour le weekend. Il veut qu'on se voit.

_Sophia: Sha ! Et il est où le problème vous êtes en mauvais terme ?

_Moi: Non pas du tout mais je ne sais pas.

En faite je ne sais pas pourquoi je pense à l'autre idiot là.

_Sophia: Il était où d'ailleurs ?

_Moi: Il est du Niger, c'est le fils du ministre des finances.

_Sophia: Wow ! Montre le moi...

C'est quoi cet enthousiasme soudain.

Je sors nos anciennes photos ensemble de mes masqués pour lui montrer.

_Sophia: Mama ! Mais t'es une bandit toi, en plus il est trop canon.

Oui c'est vrai !

_Moi: Trop drôle toi !

_Sophia: Mais réponds lui, voyez-vous. Vous êtes en bon terme, t'es célibataire à ce que je sache !

_Moi: Oui je suis célibataire ! Ça ne veux pas dire que je veux le voir.

_Sophia: Mais pourquoi pas ? T'a des vues sur quelqu'un d'autre ?

_Moi: Euh non ! Répondis-je presque instantanément.

_Sophia: T'a pas l'air sûre hein ! Fit-elle suspicieuse.

_Moi: Bien sûr que si voyons même que je vais lui répondre et je vais l'inviter à dîner.

Ce que je fais !

_Sophia: Hum ! Cool, et maintenant si on continuait notre programme ?

_Moi: Oui allons-y notre film va commencer !

On a réglé la note et on s'est rendu au cinéma Pathé !

Nous avons regardé le film d'horreur the monkey...

Quand on a quitté le cinéma il était quinze heures alors on s'est rendu au restaurant Le lagon 1 sur la route de la corniche Est pour déjeuner.

On s'est régalé avant de se rendre au centre commercial du Sea Plaza.

Nous avons achetées des chaussures, des sacs, du maquillages, des parfums.

On a tellement dévalisés les boutiques qu'on en avait mal aux pieds.

Heureusement qu'on a pensé à ne pas mettre de talons...

Fort heureusement pour nous les gardes du corps ont portés tout les paquets...

Nous sommes rentrés à la maison !

Il était environ dix neuf heures quand on est arrivées.

_Sophia: C'est vraiment magnifique chez toi, j'en reviens pas de tout ce Luxe.

_Moi: Merci ma chérie ! Viens on va dans ma chambre.

Elle me suit et nous y allons...

_Sophia: Triple lit sur nous ! Dit-elle avant de s'affaler sur mon lit.

_Moi: J'adore dormir c'est normal ! Répondis-je en rigolant.

_Sophia: Masha'Allah, je vois que tu sais te faire plaisir hein. C'est super doux.

_Moi: J'allais t'installer dans la chambre à côté mais si tu veux je veux bien t'accueillir dans ma chambre.

_Sophia: Avec plaisir, comme ça on pourra discuter toute la nuit !

_Moi: Super ! Allons nous préparer ! Avant que mon invité arrive...

Je lui prépare la salle de bain et pendant qu'elle prend sa douche je choisis ma tenue.

Quand elle sort, j'y vais à mon tour...

Et on se prépare !

Je m'habille d'une robe en soie bleu ciel, trois quart avec un dos nu croisé.

Et Sophia une robe en tissu Channel tellement classe.

Elle est ravissante ma copine.

On se maquille léger et on s'asperge de nos parfums.

Pendant qu'on se chausse, tata Aïda est arrivée nous prévenir que mon invité est arrivé.

Alors on descend l'accueillir !

_Moi: Hum ! Ibrahim Oumarou en personne !

_Ibrahim: Bonsoir ma beauté ça fait vraiment un bail. Dit-il en m'ouvrant ses bras.

Je le serre et lui fait la bise !

_ Tient donc Ibrahim !

Je me détache de lui et me retourne vers la provenance de cette voix.

Mon père vient d'arriver accompagné de tonton Omar et Babacar.

_Ibrahim: Monsieur Diop, je suis ravi de vous revoir ! Dit-il en allant lui serrer la main.

_Mon père: Quelle bonne surprise et votre père comment il va ?

_Ibrahim: Il va très bien monsieur il est en déplacement, je lui ai dit que je venais dîner il vous passe le salut !

Je m'en vais lui faire la bise.

_Moi: Je te présente ma copine Sophia ! Même si je sais que tu dois la connaître mieux que moi.

_Mon père: Enchanté Sophia bienvenue.

_Sophia: Merci monsieur.

_Le dîner est servie ! Nous préviens une des domestiques.

On se rend donc à la salle à manger.

On se met à table et le dîner est très animé.

Je suis assise entre Sophia et Ibrahim, tonton Omar en face de Ibrahim, Babacar en face de moi et Sophia en face de tata Aïda.

_Mon père: Ibrahim quel bon vent t'amène au Sénégal dit moi ?

_Ibrahim: J'avais une réunion avec des investisseurs hier vous savez pour mon projet du resort. Après ça j'ai eu envie de passer le weekend ici.

_Tonton Omar: Je vois que les affaires marchent bien.

_Ibrahim: On espère encore que les partenaires signent.

_Moi: Ils vont le faire t'es très doué dans ton travail.

_Mon père: Bon alors dites moi ? Vous êtes à nouveau ensemble les tourtereaux ?

A cette question Babacar a failli s'étouffer avec sa nourriture !

Qu'est ce qui lui prend ?

BABACAR SADIKH SALL

_Tata Aïda: Est-ce que ça va ? Demande t-elle en me tendant un verre d'eau.

_Moi: Oui merci beaucoup ! Dis-je après avoir pris une gorgée.

C'était son mec ?

Pourquoi ça me surprend autant après tout Aïssatou est une femme magnifique, moderne, et distinguée.

Impossible qu'elle ait été célibataire toute sa vie en faite.

Qui me dit qu'elle l'est en ce moment même ?

Ils continuent leurs discussions sans m'accorder un regard !

_Ibrahim: Malheureusement pour moi non monsieur même si je ne vous cache mon envie de la reconquérir.

Je vois Aïssatou sourire en me lançant un regard furtif.

Elle me fait quoi là ?

Je ne sais pas pourquoi mais cette discussion m'énerve au plus haut point.

_Monsieur Diop: Loin de moi l'idée de vouloir interférer mais j'espère que tu vas y arriver Ibrahim, hein princesse ?

_Mademoiselle Diop: Ça c'est pas interférer je suppose ?

_Monsieur Diop: Non je partageais juste mon avis princesse.

_Sophia: Moi je le dis cash, vous devriez vous remettre ensemble.

_Monsieur Diop: Ah toi je t'aime bien petite.

Et ils éclatent tous de rire !

J'ai envie de me lever de table !

Je fais semblant de recevoir un appel et je me retire dans le jardin.

Je souffle un grand coup, mon téléphone sonne et c'est Marianne.

Tient donc ! Ça tombe bien j'ai besoin de décompresser...

Je décroche, on discute et on décide de se voir.

Je quitte ce dîner pourri après avoir prétexté une urgence !

Je me rends au Golf Sud pour rejoindre son appartement.

Une fois devant la porte, je sonne !

_Moi: Coucou beauté ! Dis-je après qu'elle ait ouverte.

Elle sourit et m'attire à l'intérieur en me tirant par le col de mon Lacoste.

Elle plaque immédiatement ses lèvres sur les miennes.

Mademoiselle n'aime vraiment pas perdre de temps hein.

Et j'adore ça.

On s'embrasse fougueusement en allant vers la chambre !

Dès qu'on y arrive elle me pousse violemment sur le lit.

Elle baisse mon pantalon et fait sortir mon soldat qui était déjà au garde à vous.

_Marianne: Hehe ! Fit-elle sinistrement.

Quelle psychopathe !

Elle le prend à pleine bouche et commence à me sucer comme si elle tenait une barre chocolatée.

Elle ne s'arrête pas une seule seconde jusqu'à ce que je verse mon jus dans bouche.

C'était délicieux !

_Marianne: Maintenant regarde le spectacle !

Hum ?

Elle enlève son string du dessous de sa robe et m'attache les mains avec.

Elle met de la musique sensuelle sur son téléphone et commence à se déshabiller de façon si sexy si tentant !

Elle le fait en dansant, elle se déhanche délicieusement bien.

J'ai envie de la toucher !

Cette situation me rappelle... elle !

Quand elle dansait hier soir et qu'elle m'éffleurait avec son magnifique corps.

Quand elle me caressait, le bras et le torse de ses douces doigts.

Quand j'ai senti son boule se coller contre moi avant de twerker sur mon engin !

Et là c'est le feu dans mon corps et dans mon esprit.

Mon soldat se met de nouveau au garde à vous et je vois Marianne sourire à la vue de cette nouvelle bosse.

Elle pense certainement avoir réussi à m'exciter avec sa danse sexy alors que j'étais entrain de penser à une autre.

Elle s'approche de moi et relève mes bras vers le haut alors que je suis encore ligoté.

Elle fourre ses deux doigts dans ma bouche imprégnée de salive avant de le tartiner sur sa chatte.

Elle se lève et s'assoit sur moi en califourchon et se laisse tomber sur ma verge.

Elle commence à me chevaucher farouchement comme une diablesse.

Ces mouvements sont impétueux et elle me tient par le coup comme une sauvage.

J'adore ça mais !

Dans son visage je vois ses yeux !

Dans son visage je vois ses lèvres !

Dans ses gémissements j'entends sa voix !

Je baise avec Marianne et je pense à elle.

Bordel mais qu'est-ce qui m'arrive ?

C'est une gamine putain. Alors que je suis avec une vraie femme !

C'est quoi mon problème ?

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