Dress Code : Glamour, Tension & Un Agent Fédéral en Sale Pente
Le groupe, installé sur la terrasse, devisait agréablement autour d’un verre. Arwen avait suggéré que, puisqu’il allait falloir attendre jusqu’à minuit, il serait agréable de mettre un peu de musique et de s’amuser jusqu’à l’heure du rituel de Willow. Elle avait ajouté que ce serait encore mieux de se mettre en tenue de soirée. Naturellement Cordélia fut enthousiaste. Faith lui souffla à l’oreille qu’elle pensait porter la tenue qu’elle arborait dans l’intimité avec elle, s’attirant une tendre tape suivie d’un baiser… Buffy et Veruca trouvèrent aussi l’idée excellente et Giles se réjouissait de l’irruption ici d’un peu d’élégance européenne. Willow et Xander par contre se demandaient comment faire bonne figure…
Donan se présenta devant la porte du manoir et remarqua qu’il n’y avait pas de sonnette, seulement un heurtoir. Il frappa. Alfred, net, très militaire l’accueillit, le conduisit dans le bureau d’Arwen et le fit installer dans un fauteuil, face à la table basse. Il referma la porte et se dirigea vers la terrasse.
- Madame, l’agent Donan est ici, Madame.
Arwen occupée à flirter avec Faith leva la tête.
- Parfait, Alfred, qu’il attende, je dois me changer.
Elle avait décidé de le faire patienter, manière toujours efficace de marquer l’autorité… Elle monta dans sa chambre, pris une rapide douche glacée. Elle choisit une robe d’un bleu profond, création exclusive de chez Dior, qui découvrait son épaule droite. Lorsqu’elle se penchait son décolleté laissait apercevoir un petit peu de la dentelle de son soutien-gorge, un effet qu’elle aimait bien et qui rendait Faith folle. Elle rassembla ses cheveux en chignon pour mettre en valeur son visage et se maquilla avec sa subtilité habituelle, jusque ce qu’il fallait pour sublimer ses traits. Elle enfila ses escarpins sur mesure de chez Louboutin. Elle descendit enfin et se dirigea vers son bureau.
Elle entra avec un sourire énigmatique et Donan se demanda un instant si elle pouvait être au courant de ses investigations. Il se rassura en se disant que c’était absolument impossible car ses contacts à Washington étaient sûrs…
Pendant tout le trajet entre son hôtel et le Trou du Hobbit, il s’était senti mal à l’aise et d’assez mauvaise humeur. Il avait du mal à accepter d’être convoqué comme un exécutant par cette femme qui, après tout, n’avait aucune place dans la hiérarchie fédérale. Il trouvait le pseudonyme qu’elle s’était donné « Arwen Undomiel » absolument ridicule, une conseillère de la Maison Blanche qui se faisait appeler comme un personnage d’héroïque fantasy... Il conduisait nerveusement et se demandait si cette Lady A, avait véritablement tant de pouvoir que cela ou si elle ne se la jouait pas un peu, profitant de son physique parfait, ça il en convenait, pour se concilier des amitiés haut placées. Mais il se dit feignant une détermination qu’il ne ressentait pas que si cette Faith Lehane était coupable de quoi que ce soit, il la ferait arrêter, Lady A ou pas. Il songea qu’en fait Arwen ne ressemblait pas tellement à Liv Tyler, elle lui faisait penser à une autre actrice qu’il avait vu jouer dans le film « rencontre avec Joe Black », il chercha le nom dans sa tête qui finit par lui revenir : Claire Forlani, qu’il avait trouvé particulièrement séduisante d’ailleurs. Lady A était nettement plus grande que l’actrice Britannique mais elle avait ce même air narquois et impassible. Elle semblait toujours en savoir plus que vous. En tout cas il se dit qu’il allait faire comprendre à cette espèce de sosie de starlette qu’il n’était pas à ses ordres mais travaillait pour le gouvernement. En fait, il savait bien que toutes ces pensées n’étaient là que pour le rassurer. En fait, il s’en voulait beaucoup, sans le reconnaître, d’avoir tenté d’enquêter sur l’amie de Lady A. au fond de lui-même il savait que c’était une erreur et qu’il avait agi comme l’aurait fait… Miller. Il se rassura en se disant qu’Arwen ne pourrait rien en savoir et se promit de dire à ses contacts de laisser tomber dès le lendemain. Sa résolution faiblissante à instaurer un rapport de force avec Arwen disparut totalement dès qu’il franchit le seuil du Trou du Hobbit…
Lorsque qu’Arwen entra avec son allure chaleureuse et distante parfaitement dosée et son sourire imperceptiblement ironique, qu’elle le salua courtoisement avant de se débarrasser, d’un geste élégant de ses escarpins luxueux. Donan n’en menait vraiment pas large… Le menton posé sur ses genoux repliés, elle le fixa longuement. Son regard était à la fois lumineux et insondable.
Arwen laissa le silence installer sa domination.

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