Chapitre 11 - Le monde des veshaïs

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Imahi reprit son souffle.

  • Qu’est devenu, ce Sairu ? Pourquoi a-t-il fui ?
  • Il se sentait plus accueilli avec les agissements de Moraï. Il était convaincu qu’il aurait signé un pacte avec le diable en personne, expliqua Taoki.
  • Moraï faisait déjà beaucoup de tort à cette époque là. Uma espérait tellement que son esprit s'apaiserait mais ce ne fut pas le cas, visiblement, combla Sumira.
  • Nous pensons, cependant, que tu fais partie de la neuvième génération spirituelle. Or je doute fort que ton apparence te soit bénéfique, remarqua Taoki en regardant Imahi.
  • Mettons nous en route ! Jubilla Sumira.
  • As-tu eu des nouvelles de sa part, Sumira ? S’étonna Taoki.
  • Oui, l’une de mes anciennes amies l’a aperçu près d’un café chat, récemment, lors de nos recherches pour NOCTIS.
  • Dans ce cas, mettons nous en route !

Le trio se prépara et se mit en chemin pour le café chat. La nuit commençait à tomber. Quelques cacophonies dans les rues rendaient nos amis anxieux.

  • J’aperçois le café mais aucune trace de votre ami Sairu à proximité.

Le flair d’Imahi s’activa et elle entendit le buisson gigoter dans tous les sens. Elle se prépara à bondir, mais ce fut qu’un petit oiseau. Peu de temps après, la silhouette de Sairu apparut devant le Café. Nos amis félins étaient heureux de voir que Sairu avait finalement décidé de se pointer. Il portait un bouquin dans l’une de ses pattes et de l'autre un bout de papier.

  • Sairu ! crièrent Taoki et Sumira.
  • Taoki ? Sumira ? Mais faites vous ici ? Demanda-t-il.
  • On voulait te présenter quelqu’un ! Imahi sort de ta cachette !

Imahi sort d’un bond majestueux du buisson.

  • AAAH ! Doux Gaby ! Quelle est donc cette chose ?! Cria Sairu effrayé.
  • Bonsoir, je ne voulais pas trop vous effrayer, pardonnez moi ! s’excusa Imahi nerveusement.
  • Nous te présentons Imahi, du Clan Sumaq ! Présenta Taoki.
  • Sumaq ? SUMAQ ??? Mais c’est une chose hybride !
  • Certes mais tu aurais dû voir comment elle se transforme et combat ! Exprima Sumira enthousiasmant.
  • Du calme Sumira, il aura peut-être le temps de le voir par lui-même ! Ria Taoki d’un ton chaleureux.
  • Désolé, jeunes gens, mais je dois filer, on m’attends à une réunion ! Doux Gaby ! L'heure tourne !
  • Ici ? On t’attendra à ta sortie s’il le faut mais nous souhaitons te poser des questions ! Souligna Sumira.
  • On va t’attendre ici. On a vraiment besoin de toi, répondit Taoki calmement.
  • Entendu, je vais l’examiner à mon retour ! Répondit Sairu.
  • Je vous remercie Monsieur !
  • Imahi ! on va se poser un peu plus loin pour ne pas déranger, suggéra Taoki.

Le trio se déplaça vers quelques bancs plus loin pour observer le retour de Sairu.

  • Imahi, j’ai vraiment hâte ! C’est tellement excitant ! S’écria Sumira.
  • En effet, ce n’est pas tous les jours qu’on arrive à intercepter Sairu, il se fait plutôt discret ces dernières décennies.

Le groupe attendit patiemment Sairu à sa sortie.

Des clochettes, disposés à l’entrée, sonnèrent pour annoncer la fin de réunion. Seuls les chats pouvaient l’entendre.

  • Imahi, il va sortir de la réunion, tiens toi prête, dit Taoki.

Sairu sort angoissé de la réunion, faut dire que cette réunion était guère simple car il s’agissait d’un regroupement de clans clandestins dont certains commençaient à disparaître.

  • Venez avec moi, les jeunes ! On se rejoint chez moi ! Je ne peux pas trop parler ici…
  • On te suis, ne t’inquiète pas, répondit Sumira.
  • J’aurais une question au passage à vous poser de manière plus personnelle, sortit Imahi.
  • Pas de souci, mon enfant, ajouta Sairu.

Le groupe part en direction d’un petit village très loin de la ville ou Sairu avait sa réunion.

  • Entrez et faites comme chez vous.
  • Cela faisait un moment que je n'avais plus vu ta maison Sairu ! S'émerveilla Sumira.
  • Sairu, as-tu encore contact avec les anciens membres du clan ? Glissa Taoki.
  • Suite à l’incident qu’il y a eu, il y a bien fort longtemps, je me suis permis de me rétracter, ici. J’ai demandé à être laissé tranquille. J’avais coupé contact avec la plupart d’entre eux. On m'a pris pour un fou et ils ont choisi de me bannir.
  • Doux Gaby ! S’etonna Sumira.
  • Les autres clans ont commencé à bannir leurs chamanes et nous avons fini par créer notre propre réseau clandestinement. Très chère jeune, Madame Sumaq, racontez moi un peu de vous ?
  • Très bien. De ce que je me rappelle, j'appartiendrais, selon les dires de Taoki et Sumira, à un clan s’appellant “Sumaq” or je n’ai que de vagues souvenirs de mon enfance. J’entends par moment des grognements de révoltes, des sifflements.
  • Hm… je vois. Il faut savoir, mon enfant, que le clan Sumaq a été anéanti car il ne correspondait pas aux critères du nouveau chef Moraï. Il demanda le bannissement et l’anéantissement des clans qui s'opposaient à lui.
  • J’ai cru entendre ça aussi…
  • Mais je pense qu’il y a de l’espoir quand je vois ton apparence. Il faut savoir qu’une fois que certains clans et personnes se retrouvaient seuls, les humains partaient à leur recherche. Moraï avait donné une liste à leur chef, avec qui il a signé un pacte. Leurs “spécialistes” cherchaient à récupérer les mères de portée de clan afin de faire des tests sur les chatons nouveau-nés. Ils étaient convaincus de pouvoir récupérer, selon la légende, les neuf vies d’un chat. Leur technologie n'était pas encore au point. Mais je constate que certaines choses ont malgré tout fonctionné.
  • Pourquoi faire ?
  • Les humains sont plutôt cupides et tentent depuis des millénaires à récupérer l’immortalité. Ils ont essayé de voir si par ce chemin là, ces choses pouvaient se réaliser. J’ai connu tes proches, Imahi, dont surtout Uma. C'était un très bon chef de clan.
  • Uma ? C’est vrai que Taoki et Sumira m’en ont parlé de lui aussi !
  • Uma était un Veshaï très puissant. À noter que certains clans avaient aussi leur particularité. Certains s'étaient spécialisés dans d’autres domaines pour faire face à la menace de Moraï et des humains.
  • Un veshaï ?
  • Oui, “veshaï” est le terme originel utilisé entre nous, messagers, se rappela Taoki.
  • D’accord. J’imagine qu’Uma a disparu si Moraï est à la tête du clan.
  • Oui, tu fais bien de le dire. Personne ne sait s’il a survécu ou s’il a été vaincu. Je doute fort qu’Uma se soit laissé faire.
  • Qu’en est-il du reste du groupe ? Interrogea Imahi curieusement.
  • Nous savons que ta mère a été considérée comme disparue aussi. Mais les bruits courent qu’elle aurait été attrapé par les humains. Je peux confirmer officiellement que tu as survécu comme étant la seule survivante de ton clan, raconta Sairu.
  • Je vois.
  • Dis-moi, mon enfant... Arrives-tu à te métamorphoser en chat ?
  • Disons que j’arrive à plutôt bien gérer ce changement mais il requiert beaucoup d'énergie. Je parviens à rester quelques jours en chat mais je me transforme après en hybride quand la fatigue arrive. Je préfère de ce fait rester en hybride pour ne pas trop solliciter de l'énergie.
  • Intéressant. intéressant… et Concernant la magie ? Sumira et Taoki m’ont dit que tu pouvais aussi faire appelle à la magie quand quelque chose te tourmente…
  • Je ne tente pas trop mais disons que mon anxiété reste parfois incontrôlée et je deviens dangereuse pour les autres comme pour moi-même. Je ne sais pas encore comment la contrôler, soupira Imahi.
  • Je vois, j’ai entendu dire que le clan Sumaq était connu pour avoir de très bons chamans dans leurs rangs. Uma avait préféré d’interdire pour éviter qu’un autre clan les attaque ou s’empare de ce don.

Imahi montre son bracelet d’enfance à Sairu qui distingua la marque du clan Sumaq.

  • C’est tout ce qui me reste de mon passé… se désola Imahi.

Taoki et Sumira s’approchent d’Imahi pour la soutenir. Ses paroles sentaient la douleur qu’elle avait au fond de son cœur.

  • Bon je pense que je vais t’apprendre de ce que je sais sur cette magie. Notre clan à nous avait comme rôle de vous apprendre à la contrôler. Uma voyait bien que certains membres avaient du mal à la maîtriser. Il leur demanda l’abstinence à ceux qui n'arrivaient pas à la maîtriser. Nous commencerons dans quelques jours, pour les bases, je verrai aussi à ce moment où tu en es réellement, finira-t-il.
  • Sairu, je t’en remercie.

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