Chapitre 13 : À perdre haleine
Une lumière aveuglante efface brusquement la pénombre.
La musique s’arrête.
Trois mots résonnent : « Les flics débarquent ! »
La panique remplace la surprise.
Lenny lance un regard inquiet à Martin, en manque d’air.
Ils ramassent leurs vêtements et Lenny le tire vers la sortie.
Martin trébuche.
Lenny le soulève.
Ils fuient.
Adrénaline.
Dans la rue, les gens s’éparpillent dans les ruelles.
Une estafette déboule, sirène hurlante.
Lenny serre les dents.
Martin lui prend la main.
La course reprend.
Les cuisses brûlent.
Les mollets refusent.
Les cœurs battent.
Les mains s’accrochent.
Une bouche de métro.
Martin s’y engouffre sans réfléchir, Lenny sur ses talons.
Ils dévalent les escaliers.
Glissent sur le carrelage humide.
Se relèvent, puis s’immobilisent devant les barrières.
Lenny ne perd pas de temps.
Il saute par-dessus et tend la main à Martin qui hésite.
Des bruits de pas dans son dos finissent de le convaincre.
Lenny le rattrape à bout de bras.
Ils détalent.
Sur le quai, un métro s’apprête à repartir.
Ils y pénètrent juste avant que les portes se ferment.
Le wagon se met en branle.
Ils s’écroulent.
Leurs soufflent se heurtent.
Respire !

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