Chapitre 4 - La Syncope (partie 4/5)

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Ils avancèrent sans s'arrêter, leurs pas résonnant légèrement sur le sol parfaitement lisse. Direction le cinquième étage.

Le deuxième ascenseur s'ouvrit. Ils montèrent, et la salle apparut.

Immense. Blanche.

Une étendue clinique sans aspérité, où la lumière semblait venir de partout à la fois, sans source visible. Les surfaces étaient continues, sans jointure, comme moulées d'un seul bloc. Des modules médicaux flottaient à quelques centimètres du sol, maintenus par des champs gravitationnels, leurs interfaces projetées directement dans l'air sous forme de structures translucides.

Des bras articulés, d'une précision extrême, reposaient en suspension, immobiles, prêts à intervenir à la moindre activation. Des lits d'intervention, fins, adaptatifs, semblaient respirer lentement, leur surface ondulant à peine comme une matière vivante.

L'air lui-même était différent. Plus pur. Plus froid. Chargé d'une odeur neutre, presque inexistante, mais qui s'imposait malgré tout.

Même Eno s'arrêta une fraction de seconde. Quelque chose dissonait. L'espace était trop propre, trop avancé, en décalage avec tout le reste du bâtiment. Une modernité presque agressive, silencieuse, qui ne collait pas.

Il se reprit aussitôt.

Il installa Sept sur la table d'examen. La surface s'ajusta sous son poids, épousant immédiatement la forme de son corps. Eno se détourna, fouilla rapidement, trouva un panneau de contrôle intégré à la paroi. Il y connecta un port de liaison, directement branché à son propre connecteur. Gine, toujours aveugle à leur présence, ne réagit pas.

Quelques déblocages forcés plus tard. La salle répondit. Le système s'activa. L'auto-docteur se déploya.

Une connexion directe s'établit avec Lau à travers le connecteur de Sept. Un scan vert traversa son corps de part en part, analysant chaque structure, chaque rupture, chaque anomalie. Les bras mécaniques s'animèrent aussitôt, précis, fluides, le déshabillant sans résistance, sans hésitation.

Les protocoles de réparation s'enclenchèrent. Sans douleur.

L'os fut réaligné. Resoudé en nano-carbone synthétique. Les fibres reconnectées, les circuits réintégrés. L'accélération cellulaire prit le relais, une reconstruction rapide, contrôlée, parfaitement orchestrée.

En moins de quinze minutes, Sept respirait normalement. Stable. Debout.

Il resta une seconde immobile. Son souffle se stabilisa, glissant plus bas dans sa poitrine. Et la pression qui comprimait encore sa nuque quelques instants plus tôt se relâcha enfin. Ses doigts cessèrent de se crisper, retrouvant une souplesse précise. Même sans limitation cognitive, son esprit avait été tiré, bousculé, brouillé par la pression de l'instant.

Là, ce n'était plus le cas, en apparence.

Il reprit les codes. Un à un. Les lignes ouvertes, les accès, les moindres variations laissées dans le système de l'hôpital. Tout fut repris, méthodiquement. Refermé. Réécrit avec une précision froide. Chaque trace absorbée, chaque anomalie lissée, jusqu'à disparaître entièrement.

Le système retrouva sa continuité. Poli. Intact. Comme s'il n'avait jamais été violé.

Eno se déconnecta. La coupure fut douce, mais son corps la prit avec un léger retard. Une tension remonta le long de sa nuque, et une douleur fine pulsa au niveau du connecteur. Il passa la main sur sa peau, la refermant par réflexe, frottant légèrement la zone encore chaude. Son souffle se stabilisa peu à peu.

Ils repartirent. Sans un mot.

L'ascenseur s'ouvrit sur le premier étage, et déjà leurs corps s'engageaient dans le mouvement, prêts à enchaîner, à sortir. À quitter cet endroit par le seul ascenseur qui donnait accès au rez-de-chaussée.

Mais Sept s'arrêta net dans le couloir des chambres. Le mouvement d'Eno continua une fraction de seconde de trop avant qu'il ne se stoppe à son tour, son regard glissant vers lui.

— Quoi ?

Sept ne répondit pas immédiatement. Il s'avança vers l'une des ouvertures. Pas une porte. Juste une découpe dans le mur, comme pour toutes les chambres du premier étage du C.M.G.S.

— C'est quoi ton job exactement ?

Eno s'approcha, posa une main sur son bras pour le retenir.

— Surveillant. Viens, on y va.

— Tu surveilles quoi ?

Un léger raclement passa dans la gorge d'Eno. Presque rien. Juste assez pour exister.

— ''On s'en va, Eno.'' Glissa Filie, encore tendue.

— Les résidents. Allez, viens. Répondit Eno, la voix basse.

Mais Sept se dégagea et avança. Sans attendre. Eno souffla, le suivit.

La lumière s'activa automatiquement à leur entrée. Blanche. Directe. Et la réaction fut immédiate.

Sept recula d'un pas brutal. Son dos heurta le mur, le choc résonna dans la chambre. Ses yeux s'ouvrirent largement, sa bouche resta entrouverte, bloquée entre deux souffles.

Eno, lui, sourit. Instinctivement. Il reconnut la réaction. La même que lui. Et il comprit celle de Kik et Dom.

— Bordel... mais... c'est quoi ce truc ?

Le rire d'Eno lui échappa, léger, joueur.

— Dis pas ça, tu vas le vexer à le regarder comme un monstre. Il ne mord pas tu sais.

Sept tourna la tête vers lui, perdu, puis revint vers le résident. Le corps allongé. Les yeux ouverts, fixés dans le vide. La couverture mal placée, glissant sur un ventre gonflé. Les bras posés sans intention. La peau flasque. Le visage distendu. Les cheveux presque absents, épars sur le crâne.

— Heu... je... pardon... non... je-

Eno éclata de rire. Franchement cette fois, le torse secoué, le souffle coupé par l'amusement.

— ''Bordel... c'est vraiment génial de voir la réaction des autres.''

— ''C'est bon, tu t'es assez amusé. On peut y aller.'' Coupa Filie, sèche.

Il tapota l'épaule de Sept, puis s'avança vers le résident. Ses gestes se firent plus lents, plus précis. Il attrapa la couverture, la remit en place, lissa le tissu sur le corps avec une attention presque paternelle. Il se redressa et regarda Sept.

— T'inquiète, il ne t'entend pas. Normalement... C'est un humain, tu sais. Il est juste... vieux. Les résidents sont tous comme ça.

Sept ne bougeait pas.

— Je comprends pas...

Eno fit un pas vers lui.

— ''Stop. On s'en va. Filtre retiré !'' Affirma Filie, visiblement agacée.

La bascule fut immédiate. Quelque chose se referma en lui. Une lourdeur diffuse glissa dans ses muscles, ses pensées perdirent en netteté, ses réflexes ralentirent à peine mais suffisamment pour qu'il le sente.

Il souffla, passa une main rapide dans sa nuque, puis attrapa doucement le bras de Sept.

— Viens... on sort. Sinon Filie va me faire payer ça pendant des jours.

Ils quittèrent la chambre et marchèrent dans les couloirs, mais Sept se figea. Son corps se tendit d'un coup, comme retenu par quelque chose qui refusait de le laisser avancer.

— Non... attends. Il a quoi, le mec ?

Eno souffla doucement, un sourire en coin glissant sur ses lèvres.

— Je te l'ai dit... il est vieux. Les systèmes des résidents ne fonctionnent plus. En gros... ils sont immortels comme nous, mais sans maintien. Leur corps continue, mais sans correction. La peau vieillit, les structures lâchent... surtout le cerveau. Ils pensent plus, ne voient rien, n'entendent rien. Ils sont nourris par intubation et dorm-

Il s'interrompit. Net. Ses sourcils se froncèrent légèrement, une tension fine remontant entre ses yeux.

— ''Filie... pourquoi il dort pas ?''

— ''Eno, on sort.''

Il tiqua.

Son regard glissa autour de lui, accrochant les ouvertures, les lignes du couloir, puis se fixa sur l'encadrement d'une autre chambre. Le mot était là.

— ''Jumelles.''

Son corps avança d'un pas avant même que la décision ne se forme.

— ''Eno !!'' La voix de Filie claqua dans sa tête, plus forte, plus tendue.

Mais il entra.

La lumière s'activa immédiatement. Blanche. Frontale.

Les Jumelles étaient là. Dans le même lit, plus large que les autres. Leurs corps allongés, immobiles. Leurs mains collées l'une à l'autre. Et leurs yeux... ouverts. Fixés au plafond. Sans mouvement.

— Eno ? Lança Sept derrière lui, l'inquiétude accrochant déjà sa voix.

Eno ne répondit pas. Il s'approcha lentement. Son souffle se fit plus discret, plus profond. Son regard se posa sur celle à la cicatrice. Sa poitrine se soulevait calmement. Ses yeux restaient vides. Figés. Sans présence. Mais ouverts.

— ''Filie... réponds. Pourquoi ils dorment pas ?''

Une latence. Infime.

— ''Le sommeil nécessite une activité sensorielle et neuronale cohérente. Leur système étant dysfonctionnel, l'induction naturelle du sommeil est impossible. Sous le lit, un circuit est connecté à la nuque. Il maintient un état artificiel équivalent au sommeil, tout en conservant les sujets éveillés, afin de limiter les dégradations liées à l'absence de repos réel.''

Eno resta immobile une seconde.

— ''Attends... mais... ils peuvent pas aller mieux sans dormir. C'est impossible.''

— ''Exact.''

— ''Tu vas me dire que Virex a trouvé aucune technologie pour forcer un sommeil ?''

— ''Les résidents n'y ont pas le droit...''

Le mot tomba. Définitif.

Le contact de Sept sur son bras le ramena. Il cligna légèrement des yeux, quittant les Jumelles du regard pour revenir à lui.

— Qu'est-ce que t'as, Eno ?

— Je... je viens de comprendre qu'ils dorment pas.

Un silence s'installa. Dense.

— Mais, c'est qui, eux... ?

Eno secoua légèrement la tête, ses yeux revenant immédiatement vers les deux corps.

— Je sais pas. J'ai essayé de chercher mais... Il marqua une pause. Mais elles... elles sont spéciales.

— Comment ça ?

Un sourire discret passa sur les lèvres d'Eno. Pas amusé. Accroché. Il s'approcha encore. Sa main se posa sur le poignet de la Jumelle à la cicatrice.

Un choc. Léger. Sec. Comme une décharge statique.

Son corps réagit à peine. Juste un frisson rapide le long de son bras. Il n'y prêta pas attention. De l'autre main, il écarta légèrement celle de la seconde Jumelle. Il les lâcha. Et il attendit.

Le changement fut immédiat.

Sous les yeux de Sept, les corps se mirent à convulser. D'abord un tremblement. Des secousses plus nettes. Désordonnées. Violentes.

— Putain ! Recula Sept, le souffle coupé.

Eno, lui, resta calme. Précis.

Il reprit sa prise sur le poignet de la deuxième. Ramena sa main contre celle de l'autre Jumelle. Les deux paumes se touchèrent à nouveau.

Les convulsions cessèrent. D'un coup. Le silence retomba. Leur respiration redevint stable. Leurs corps immobiles.

Eno souffla lentement.

— ''Ça suffit !'' La voix de Filie éclata dans sa tête, tranchante. ''On rentre. Maintenant. Ou je retire la dissimulation et le Flux urbain te détectera hors de ton logement alors que tu es censé y être.''

Ses yeux restèrent fixés sur les Jumelles.

— ''...ok.''

La pensée sortit basse. Sans détacher son regard. Il se redressa lentement, puis se tourna vers Sept.

— Allez... on rentre.

Sept acquiesça, encore pâle, les yeux accrochés aux deux corps comme s'il n'arrivait pas à les quitter complètement.

Ils sortirent.

Sept passa en premier par la porte principale, presque mécaniquement. Eno, lui, resta une fraction de seconde en arrière. Il se reconnecta brièvement à Gine, l'esprit ailleurs, puis retira la ligne de code qu'il avait laissée, sans s'y attarder. La structure revint immédiatement à son état initial. Il se déconnecta rapidement.

Il rejoignit Sept.

Ils ne parlèrent pas sur le trajet.

Leurs pas résonnaient dans les couloirs, puis dans les axes de circulation. Eno jetait parfois un regard vers lui. Sept était pâle. Les traits tirés. Les yeux perdus, accrochés à quelque chose qui n'était plus là. Son esprit tournait, c'était évident. Les questions devaient s'accumuler, se heurter, chercher des points d'ancrage.

Eno laissa échapper un léger souffle. Pas moqueur. Juste crispé, lui aussi, finalement.

Ils arrivèrent.

Le logement se referma sur eux sans délai, l'espace se contractant doucement autour de leurs corps, comme une matière qui les reconnaissait. L'air changea imperceptiblement, plus stable, plus dense, glissant différemment contre la peau d'Eno, tandis que ses épaules se relâchaient d'un cran sans qu'il en prenne pleinement conscience.

— ''Dissimulation désactivée.''

La voix de Filie s'insinua dans son esprit avec une fluidité intacte. L'Interface reprit sa place, se réimbriquant en temps réel dans le Flux urbain, couche après couche, sans rupture, sans friction. Les données retrouvèrent leur trajectoire naturelle, les connexions se refermèrent proprement autour de lui, comme si aucune absence n'avait existé.

Rien ne débordait. Rien ne trahissait. Ils n'avaient « jamais » quitté la pièce.

Eno retira sa veste, ses chaussures, les gestes fluides mais plus lents. Son corps accusait le coup. Une fatigue lourde s'installait dans ses muscles, descendant le long de son dos, s'ancrant dans ses épaules. Il s'allongea sur son lit sans résistance, le matelas absorbant son poids, soutenant immédiatement sa nuque et ses lombaires.

Sept suivit. Machinalement. Comme tiré par une inertie qu'il ne contrôlait pas vraiment. Il s'assit sur son lit, les mains posées de chaque côté de lui, les doigts légèrement crispés contre le tissu. Son regard resta fixé sur Eno.

Les sourcils froncés. Le souffle encore irrégulier.

— Bon... du coup ? Lâcha finalement Sept.

Eno tourna la tête vers lui. Le mouvement tira légèrement dans sa nuque encore tendue. Il prit une inspiration, puis parla. Il déroula tout. Sa première journée. La seconde. Les résidents. Les Jumelles. Le contact. Les convulsions. Le fichier. La coupure. La Syncope. Les recherches. Les incohérences. La vie. La mort. Les mots sortaient sans précipitation, mais sans pause non plus, portés par ce qui restait accroché en lui.

L'appartement s'était automatiquement scellé à leur entrée, les couches de protection mise par Eno actives, isolant leurs échanges du reste du Flux urbain. Ici, ils pouvaient parler sans crainte. Sans détour.

Sept resta silencieux tout du long. Puis il souffla.

— Je vois... je crois que j'ai envie de vomir.

Eno laissa échapper un léger rire. Court. Sans vraie légèreté.

— Ouais... en gros, on nous parle d'immortalité... mais nous, on n'y aura jamais accès. Reprit Sept.

Il fixa un point devant lui. Sa mâchoire se resserra à peine. Il se laissa tomber sur son lit, les bras remontant aussitôt pour couvrir son visage. Ses doigts frottèrent son front, ses yeux, comme pour effacer ce qu'il venait d'entendre.

— Du coup... c'est quoi le but ? Sa voix sortit étouffée sous ses mains. Les humains... ils vivent pour quoi, en fait ?

Eno resta silencieux un instant. Son ventre se contracta légèrement. Il passa une main dessus, comme pour calmer quelque chose d'instable, puis souffla.

— J'en sais rien... Répondit-il.

— ''D'un point de vue biologique hypothétique, l'être humain est conçu pour assurer la reproduction et la perpétuation de l'espèce, comme tout mammifère.'' Intervint Filie, fluide, posée. ''Cependant, dans le cadre sociétal actuel, la reproduction biologique est strictement interdite. Elle ne constitue donc plus un objectif fonctionnel. L'immortalité partielle rend par ailleurs ce schéma obsolète. D'un point de vue philosophique... aucune finalité universelle cohérente n'est identifiable. Conclusion : la vie ne possède pas de sens intrinsèque.''

Eno releva légèrement la tête. Ses yeux s'ouvrirent un peu plus.

— ''Comment ça... reproduction biologique ?''

— ''Précision : j'effectue une comparaison entre l'être humain et les organismes classés comme mammifères. Dans une cartographie biologique naturelle, l'humain appartient à cette catégorie. Les mammifères disposent d'organes reproducteurs sexués, analogues aux tiens. Chez eux, l'accouplement entre un individu mâle et un individu femelle permet la conception d'un nouvel être. Ce processus n'est pas uniquement lié au plaisir, mais à la reproduction. Visiblement, ce mécanisme n'est pas accessible chez les humains. Recherche...''

Un temps.

— ''Il semblerait que le Génex, en charge de la gestion des naissances au sein des incubateurs, bloque volontairement ce processus biologique. La capacité de reproduction est hypothétiquement possible, mais entravée chez les statuts médians et inférieurs. Les statuts supérieurs, eux, conserveraient la possibilité d'y accéder, sous condition.'' Dit Filie.

Eno souffla plus fort cette fois. Un vide passa dans sa poitrine.

— ''Je comprends pas comment on peut créer un être directement nous-mêmes...''

Sans s'en rendre compte, la pensée devint voix.

— J'en ai marre... Murmura-t-il.

— De quoi ? Demanda Sept en tournant légèrement la tête.

Eno passa une main sur son visage.

— Pardon... j'ai pensé à voix haute. Mais... j'ai l'impression que plus je creuse, plus j'obtiens de réponses... et plus les questions se multiplient. Et au final, je n'ai toujours pas celle que je cherchais à la base. Juste davantage d'interrogations sur moi... sur l'humain, le monde... Et les réponses... elles sont terrifiantes.

Un silence.

Sept se mit à rire. Un rire nerveux, un peu cassé, mais qui débordait quand même. Eno le suivit presque immédiatement. Le son sortit plus facilement cette fois, accroché à quelque chose de vivant malgré tout.

— Ouais... finalement... l'ignorance c'était pas si mal. Lâcha Sept. Vivre sans penser à la mort... à la Syncope... c'était plus simple. Là, j'ai mal au cœur.

Ils rirent encore quelques secondes, puis le calme retomba doucement.

Les yeux d'Eno commencèrent à piquer. Une lourdeur glissa lentement sur ses épaules.

Il inspira plus profondément, se redressa légèrement. Ses doigts attrapèrent le bas de son haut, le tissu glissa contre sa peau. Il le retira, puis son pantalon, laissant l'air plus frais courir sur son corps. Il se glissa immédiatement dans son lit, épargnant a Sept de voir sa peau, les muscles se relâchant progressivement contre le matelas.

— Tu vas dormir ? Demanda Sept.

— Ouais, je suis claqué.

Sept sourit, se redressant à son tour pour se déshabiller.

— Bonne nuit, Eno.

— Ouep, bonne nuit, Sept.

Eno ferma les yeux. Un court instant.

— ''Bonne nuit, Filie...''

— ''Bonne nuit, Eno.''

Le noir l'enveloppa.

Et ça arriva.

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