Chapitre 6

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Les sensations étaient quasiment revenues à mes membres quand on me posa sur le siège passager de la Mercedes.

  • Merci, Monsieur ? articulais-je.

Ralenti par mon état, je n'eu pas le temps de me tourner que la personne avait déjà disparu, sans me laisser la remercier.

Thoren ferma ma porte et fit le tour de la voiture pour s’engouffrer du côté passager. Il me passa ma ceinture de sécurité.

  • Hé, fis-je.
  • Oui ? répondit-il en démarrant.
  • C’était qui ?
  • Aucune idée. Je lui ai laissé la carte de l’entreprise pour téléphoner s’il souhaite une quelconque réconnaissance pour son inestimable service.
  • Il ?
  • Tu ne l’as pas vu ?
  • Non. Ce que je sais de lui se résume à une voix marquée d'un accent et à des biceps plus musclés que les tiens, taquinais-je.

Il haussa les épaules, un demi-sourire aux lèvres.

  • Je demande à voir ça, Soleil.

Il m’appelait toujours ainsi quand il me trouvait puéril. Entièrement revenu à moi, je m'enfonçais dans mon siège.

  • Tu es certain qu’il n’y a aucun risque de fuite ? Je ne peux pas me permettre un scandale supplémentaire.
  • Tu ne l’as pas entendu ? Il a insisté pour qu’on prenne un chemin discret, et rappelé qu’il était conscient des poursuites qu’il encourrait s’il mettait ta réputation en danger. Je ne sais pas ce qu’il est, mais il avait l’air de s'y connaître sur le sujet.
  • Je devais être dans le chou quand ça s’est passé.

Je réfléchissais pendant quelques secondes.

  • C'est peut-être un avocat. Ou un homme de loi quelconque.

Thoren accéléra à plein régime sur les routes désertes.

  • Woah ! criai-je. Si c’est une technique pour me changer les idées, ça ne fonctionne pas.
  • Pas du tout, je veux juste te mettre au lit au plus vite, tu as une tête de cadavre tout juste déterré.

J’ouvrais fébrilement le miroir qui me surplombait. J’avais le teint gris verdâtre et les yeux cernés de violet.

  • Merde, jurai-je.
  • C’est le cas de le dire, commenta mon meilleur ami.
  • Pourquoi tu ne m’as pas prévenu plus tôt ?
  • J’étais occupé à te garder en sécurité, idiot ! se fâcha-t-il.

Je déglutis péniblement. Il avait encore raison, évidemment. Peu importait mon apparence face à ma sûreté.

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