65
Allessandra
L'air était doux, sortir me fit du bien. Si je marchais vite au début, le grand air me faisant du bien, je le respirait à plein poumon, mes jambes faiblirent, mes pas me portérent du coté de la Pillotta, je continuait vers le Parco Ducale fermé à cette heure ci, je longeaits ses murs d'enceinte un moment, m'engouffrai dans une rue au hasard, retraversai la riviére sur un pont et m'accoudait au parapet pour réfléchir un peu.
Pourquoi avais-je réagi comme celà ? qu'y avait ildonc de si énnervant dans cette lecture ? Un homme que j'avais connu autrefois racontait notre histoire, une histoire que je croyait morte et entérrée, si cette histoire était morte et entérrée, pourquoi réagisssais-je comme celà alors ? parce qu'il n'avait pas le droit ? ou bien parce que tout ça n'était pas complétement digéré ?
Il était temps de retrouver Attilio et d'esssayer de lui expliquer ce qui m'était arrivé. Lui expliquer ? je ne savais trop comment faire et puis surtout, ça ne le regardait pas, qu'aurait il pensé de moi si je lui avais expliqué que Marcello véillissant j'avais cédée aux avances d'un beau garçon que j'avais surnommé David Fabrice Julien. Qu'il m'avait grossiérement draguée, que j'avais trés rapidement baissée mes gardes, me traiterait -il de femme de petite vertue ? C'est fort probable.
Petits pas aprés petits pas je rejoins mon domicile ou dormait ma fille, Attilio était-il toujours là ? Oui probablement, qu'aurais-je pensé de lui s'il avait laissé seul, livré à lui même un bébé que sa mére inconséquente avait abandonnée. Etait-il faché contre moi ?
C'est le coeur battant que j'ouvris la porte. Il m'attendait, faisant semblant de lire. sans hate, il s'avançat vers moi et m'envellopa de ses bras et dit :
- J'ai voulu te poursuivre dans un premier temps, mais j'ai trés vite compris que je ne pouvais le faire, ton fils dormait dans une piece, je ne pouvait l'abandonner.
Alors que je ne répondis rien, me contentant de verser une larme en baissant la tête, il continua, il aurait pu m'embrasser tout doucement pendant que ses mains exploraient des parties de mon corps encore engoncées dans le vétements comme aurait fait Marcello, mais il n'était pas Marcello et se contenta de parler à nouveau, ses mains me retenaient prisonniéres cependant :
- Qu'y a t'il dans ton passé qui te fasse mal à ce point, me feras-tu un jour assez confiance pour te confier, t'avouer ses brulures ?
Ne répondant toujours pas, je me laissais glisser dans ses bras, fais moi l'amour à nouveau pensais-je sans le lui dire, j'avais peur qu'il me prenne pour une femme inconséquente et frivole qui ne pensait qu'à ça. Marcello, lui, aurait deviné ce besoin, Marcello, sûrement et Claudio, l'aurait-il deviné ?
Claudio que je chassait sans cesse de mon esprit, Claudio que j'avais eu du mal à oublier, Claudio que j'avais jeté du balcon avant qu'il ne revienne par une lucarne. Claudio qui devait être encore à Grenoble avec cette fille insipide, incapable de se battre pour lui... Comme Marcello, mais Marcello avait une excuse, lui, il était malade alors.
Putain fais moi l'amour Attilio, il me faut oublier tout ça, tout ce passé qui me fait mal, Le cancer de Marcello dont il est mort, et ce non choix que m'a dicté sa maladie, on ne quitte pas un homme malade, on ne fuit pas la proie pour l'ombre. Attilio ne comprenait pas tout ça, Attilio sera-il assez doux pour me comprendre, assez fou pour me supporter, assez amoureux pour rester avec moi ?
Je l'embrasse tout doucement maintenant, puisqu'il ne semble pas comprendre mas envies, mes besoins, c'est à moi de les formuler autrement, je dessere le lien de sa robe de chambre, at'on déjà vu un amant alanguit bouquiner en robe de chambre charantaises au pied ? Je me contenterais de ce que j'ai.
Est-ce que Claudio dort en pyjama ou nu ? la fait il jouir comme il m'avait fait jouir, la carresse il aux mêmes endroit qu'il m'avait caressée...
Je pense que je vais planquer tous les pyjamas d' Attilio, ainsi que sa robe de chambre et ses minables pantoufles, il dormira nu désormais. Mes caresses se font de plus en plus précises, je ne sais trop à quoi il pense en ce moment, mais je crois qu'il a enfin compris ce que je voulais de lui, maladroitement il me suit, il attend que je me jette sur les draps pour enfin me rejoindre.

Annotations
Versions