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Naëlle

J'eus toute les peines du monde à me débarasser de ma pseudo ange gardien, sous pretexte qu'elle m'avait trouvée un peu palotte, un peu chancelante dans le train, elle avait insisté pour me payer un café, me tenant le bras comme si j'eut été une vieille dame chancelante et usé. Elle me raconta sa vie ensuite, qu'elle était dvorcée et qu'elle en avait bavé avec son mari, qu'elle était bien toute seule maintenant. Lorsqu'elle commanda un second café, je compris qu'il était temps pour moi que de me carapatter, pretextant une envie pressante, je fis mine de me rendre aux toilettes, et accelérant le pas, sortis enfin dans la rue.

J'eut soudain envie de chanter, la reine des neiges :

Libérée, délivrée...

Ma vie privée ne la concernait nullement et ses peines de coeur ne m'interessaient pas le moindre du monde

Au coin de la rue, un VTC commandé par mon entreprise m'attendait, Je me glissais sur le siége en cuir et repris mon air fermé, le style pétasse qui se la péte et qui ne veux pas causer. Le chauffeur, un gars poli, me salua et respecta mon envie de calme, me demanda simplement si je souhaitais choisir l'itinéraire, par le périph ou par le centre.

  • Qu'importe lui répondis-je et je rajouttais qu'il pouvait mettre un fond musical de son choix

C'est ainsi que je traversais Paris, par les bords de Seine avec comme fond sonore de la Bossa et de la Salsa. Je profitais du paysage... Mentalemen je remerciait le chauffeur de ses choix, habituellement, je contournais la capitale par le périph.

La berline contournait le palais garnier quand je reçu un autre SMS, en gros Claudio ne se cachait plus derriére ses filles et s'excusait. Même si je trouvais cette attitude un peu facile, mon coeur battait la chamade, des mots doux de Claudio, ça m'avait un peu manqué ces dernieres vingt quatres heures.

Ma chérie

Ce méssage commençait bien.

Je suis le dernier des imbéciles, Paris, berlin, Hanovre, Sttutgart , Rome ou Madrid, qu'importe les villes, du moment que tu y est, que les filles y sont

Je t'aime

Je t'aime...

ces trois mots résonnaient dans mon coeur comme une belle musique joué par un orchestre philarmonique, un opéra de Bizet ou de Verdi, les cuivres, les symballes, les violons, je sentais malgrés moi mes yeux se mouiller, mais ni de colére ni de chagrin cette fois ci.

Le méssage terminait par ces mots

Un seul mot de toi et je monte à Paris avec les filles.

oh ce bouquet final, sans réfléchir un instant de plus, je lui répondis d'un mot :

Monte !

Pour rajouter l'instant d'aprés

Moi aussi je t'aime, toi et les filles, monte, prend le premier train,

Et, je rajoutais, aprés un court moment de reflexion, comme un coups de tête, oui, sur un coup de tête

Demain, j'ai une réunion, assez courte, ensuite nous irons découvrir Paris, vous étes ce qui est le plus important pour moi, Vous disparaissez de ma vie tous les trois, je disparais moi aussi, je suis Amoureuse de toi, je t'aime tellement toi et les filles, je pourrais dire, les filles et toi, non je dis toi et les filles. Aprés Paris, nous verrons si entre Berlin et Sttutgart hanovre et surtout Dresde, on pourrait pas glisser Rome, Parme, Florence et Venise.

Comme réponse :

Je prépare les filles, j'arrives... je vais acheter les billets de train

La banane me barrait la figure d'une oreille à l'autre, j'étais une gamine à présent, je trépignais d'impatience :

T'occupe pas des billets je les achete en ligne, va à la gare à Lyon, simplement, je vous envoie un VTC, il sera à la maison dans une demi heure... occupe toi des filles...

Il était temps pour moi d'arreter de faire la gueule, ce pauvre chauffeur n'avait pas à supporter tout ça, quoique j'en étais à peu prés certaine, il s'en fichait comme de l'an quarante.

Les billets achetés, la chambre réservée, le VTC commandé, je fermais enfin mon télépnone, otais mes lunettes de soleil et m'adressais au chauffeur :

  • Vous faites quelque chose demain, ça vous dirais que je privatise votre journée de travail et votre voiture pour toute la journée de demain... et peut-être d'autres moments dans la semaine ?

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