73

3 minutes de lecture

Allessandra

Un beau jour ça me tomba dessus comme une évidence, comme une pierre se détachant d'un mûr tombant dans un étang ; je m'emmerdais avec attilio, ilétait sans doute tendre drôle et plein de ressource, mais il était pantouflard casanier, en deux mots c'était un bonnet de nuit, toutes mes initiatives pour le sortir de sa torpeur tombaient à l'eau, et je ne parles pas au lit où malgrés mes initiatives, la aussi, allez réppétons le, je m'emmerdais, fermement.

Un soir, le regardant tendrement, je lui ai dit, mentalement, adieu, Parme m'ennuyait, attilio m'ennuyait, mes montagnes me manquaient.

Du jour au lendemain je descidais de vendre mon appartement parmiggiano, pour aller... Turin ? trop pluvieux, Milan, trop pollué, trés vite une ville s'imposa à moi, en France...Non, pas grenoble, j'y aurais trop de souvenirs, pas que de bons souvenirs...Non Nice ! Ne me demandez pas pourquoi, ce fut Nice qui pourtant ne m'avait guére enthousiasmée autrefois, c'etait là ou nous avions posés nos valises Marcello et moi aprés notre départ, Nice, Canne, Menton, la cote d'azur j'avais trouvée ça ennuyeux, ça plaisait pourtant à Marcello, mais tout ce que je voulais à l'époque, Marcello le voulait

Enfin, je pensais à Nice, mais ça pourrait être Toulon ou Marseille ou Montpellier...

en deux temps trois mouvements je fis mes cartons, mes valises plutôt, je ne descidais d'emmener avec moi que quelques vétements et mon fils. Le lendemain de ma prise de descision j'étais sur la route, quelques heures plus tard j'étais sur la promenade des anglais. j'avais dégotté un appart hotel à quelques encablures de la mer, à quelques kilométres de la montagne.

Je ne compris pas dés mon arrivée dans la ville, ce que je reprochais à Nice, le front de mer était ensoleillé ce jour là, la merni froide, ni brulante

Comme je n'y connaissais personne, j'alternais au rythme de la vie de mon fils, longs moments de travail sur le bouquin de Claudio et balade en bord de mer... ne sachant pas encore si Nice serait mon point de chute, je n'avais aucune envie de visiter quoi que ce soit.

Naëlle

Claudio et les filles avaient tenus quatres jours à Paris, le matin du cinquiéme il avait rencontré son éditeur puis, ils étaient repartis à Grenoble, il était dit que je les rejoindrais quelques jours plus tard, enfin si aucunes affaires urgentes me retenaient ici.

Nous avions vaguement parlé de Dresde, un logement trés sympatique m'y attendait moi et ma famille en plein centre de la ville. Claudio n'avait pas dit oui, il n'avait pas dit non , non plus.

Je m'étais rabibauchée avec lui, mais, c'était bizarre, je ne me sentais plus autant en phase avec lui, je l'aimais c'était certain mais je ne ressentis pas cepetit déchirement que je sentais à chaque fois, m'habituais-je à me séparer de lui ? Ou étais-ce autre chose, j'éclaircirais un peu les choses à mon retour dans la capitale des alpes, en tout cas s'il ne descide pas de s'installer en Allemagne, ça risque de nous compliquer la vie, surtout que Ragnarok vient de se séparer de sa blonde compagne et qu'il est parti à l'attaque avec moi... Il vient finir la semaine à Paris, il a pris une chambre dans le même hotel que le miens.

je n'y comprend plus rien au comportement de mon mari, c'était pourtant génial notre petit caprice a deux au Jule Verne, j'ai adoré en tous cas, j'ai l'impression qu'il me fait la gueule à nouveau depuis ce moment là

Claudio

J'éttouffais à Paris, restaurant matin, midi et soir, nos nuits dans un cadre impersonnel au possible Et nos petits calins... Il n'y avait plus de petits calins, aprés nos exploits dans les WC du Jule Verne, je n'y arrivais plus, je n'étais pas un robot ou un de ses sextoys sophistiqués qu'elle utilisait maintenant, même avec moi. Non, j'attendrais que la vrai Naêlle celle que j'avais aimée redevienne cette fille là, elle avait promis de retourner sur Grenoble quelques jours avant son départ pour une durée indéterminée outre Rhin, je ne savais pas encore si j'irais m'installer avec elle a Dresde

de toute façon ma tournée italienne commence dans dix jours

Marseille et Nice en France d'abord, puis les grandes villes du nord italien ensuite. florence, Bergame, Venise, Padoue, turin et Milan, Bologne, Parme puis Gênes pour finir, le sud et les iles ce sera plus tard

Hors de question que ma carriére passe aprés la sienne, j'ai longtemps galéré, maintenant que je commence à me faire un nom de plume... Ah oui, hors de question que je choisisse aussi entre elle, sa carriére la mienne et les filles, les filles auront toujours la priorité.

Annotations

Versions

Ce chapitre compte 1 versions.

Vous aimez lire Etienne Ycart ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à l'Atelier des auteurs !
Sur l'Atelier des auteurs, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscription

En rejoignant l'Atelier des auteurs, vous acceptez nos Conditions Générales d'Utilisation.

Déjà membre de l'Atelier des auteurs ? Connexion

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de l'Atelier des auteurs !
0