Le seigneur des secrets

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La Chambre des Secrets s’ouvrait devant eux.

Un souffle glacé leur caressa le visage. Louise sentit sa peau se hérisser. Des statues de serpents géants bordaient un long couloir sombre, au bout duquel s’élevait la silhouette sinistre d’un sorcier sculpté dans la pierre.

— Il est là… murmura-t-elle.

Et elle avait raison.

Allongée au sol, inerte, dans une robe de sorcière sale et froissée, Ginny Weasley semblait morte.

Harry s’élança vers elle, suivi de Ron et Louise.

— Ginny ! s’écria Ron en tombant à genoux.

Mais à peine l’avait-il touchée qu’une voix résonna dans la Chambre :

— Elle ne t’entendra pas.

Ils se retournèrent tous.

Tom Jedusor les observait, debout, à quelques mètres d’eux, une baguette à la main.

Harry se redressa lentement.

— Tu… tu es Tom Jedusor ?

Le jeune homme sourit. Il tenait un vieux carnet noir à la main.

— En chair et en souvenir. Tu vois, Ginny m’a tout raconté. Toutes ses peurs, ses secrets… Je suis entré dans son esprit comme on entre dans un rêve. Et quand elle est devenue trop faible… j’ai pris sa place.

Louise s’avança à son tour, le visage dur.

— Tu as pris possession d’elle.

— Exactement, ma chère Louise Potter. Et grâce à elle, j’ai appris beaucoup de choses. Sur toi. Sur ton frère. Et surtout… sur cette fameuse nuit.

Ses yeux s’assombrirent.

— Deux enfants. Deux cicatrices. Deux survivants. C’est fascinant.

Louise sentit sa cicatrice brûler. Tom leva la baguette de Harry — qu’il avait ramassée à l’entrée.

— D’ailleurs, j’aimerais savoir… comment avez-vous fait ? Comment avez-vous survécu à l’Avada Kedavra ?

— On ne sait pas, répliqua Harry, les poings serrés.

Tom sourit, sinistre.

— Alors… voyons si cette fois, vous y survivrez.

Avant qu’ils n’aient pu réagir, il pointa la baguette droit sur Louise.

Expelliarmus !

La détonation magique la projeta violemment en arrière. Louise heurta une colonne, roula sur le sol et s’arrêta à quelques centimètres du bord d’un gouffre noir. Elle ne bougeait plus.

LOUISE ! cria Harry.

Ron et lui se précipitèrent vers elle. Mais une autre silhouette, sortie de l’ombre, fonça encore plus vite.

Drago Malfoy.

Essoufflé, couvert de crasse, il se jeta à genoux près de Louise, la saisit dans ses bras, et l’empêcha de basculer dans le vide.

— Louise ! Par Merlin, réponds-moi !

Elle avait les yeux fermés, le visage pâle, la respiration faible. Ron la rejoignit, paniqué.

— Et elle ? demanda-t-il en désignant Ginny, toujours allongée un peu plus loin.

— Je vais m’occuper de Ginny, dit Ron d’une voix étranglée. Va l’aider !

Harry hésita, puis se releva lentement, faisant face à Tom.

Et c’est à ce moment-là qu’un chant étrange se fit entendre dans les hauteurs de la chambre.

Un phoenix majestueux descendit en piqué, déployant ses ailes incandescentes.

Dans ses serres : le Choixpeau magique.

— Non… murmura Tom.

— Dumbledore sait toujours ce qu’il faut faire, dit calmement Harry.

Fumseck atterrit sur l’épaule de Harry, qui tira l’épée argentée du Choixpeau.

— Tu veux savoir comment j’ai survécu, Tom ? Viens le découvrir toi-même.

Tom hurla :
BASILIC !

Du fond de la Chambre, un craquement sinistre retentit. Une porte s’ouvrit, et un serpent géant, aux yeux aveugles et à la gueule béante, s’élança dans le couloir.

Louise entendait tout, mais ne parvenait pas à bouger.

Elle sentit les bras de Drago la serrer, sa voix tremblante lui parler doucement.

— Reste avec moi. Tu ne peux pas… pas maintenant.

Ron pleurait sur Ginny, tapotant ses joues.

Pendant ce temps, Harry courait entre les piliers, le Basilic à ses trousses. Fumseck lui griffa les yeux, l’aveuglant. Harry bondit, roula, puis dans un hurlement, planta l’épée dans la gueule du monstre.

Le Basilic s’écroula… mais un croc le transperça à l’épaule.

Harry tomba à genoux. Tom riait.

Mais Fumseck pleura. Une larme de phoenix tomba sur la plaie de Harry… et la referma.

Alors, sans attendre, Harry saisit le croc… et le planta dans le journal de Tom Jedusor.

Tom hurla. Il se désintégra lentement, tandis que l’encre coulait du carnet.

La Chambre se mit à trembler.

— Louise ! appela Ron. Elle bouge !

Louise ouvrit les yeux. Drago poussa un soupir de soulagement en la serrant fort contre lui.

— T’es revenu, souffla-t-elle.

— Je suis désolé… Je voulais pas… mais j’ai pas pu rester loin de toi.

Elle lui caressa la joue.
— C’est pas grave. T’as bien fait.

Ginny aussi ouvrait les yeux, gémissante.

— Qu’est-ce qui… qu’est-ce qui s’est passé ?

Ron fondit en larmes et la serra contre lui.

Quelques minutes plus tard, Harry rejoignit ses amis, l’épée à la main, l’air épuisé mais vivant.

Ils étaient tous couverts de boue, de sang séché, d’encre noire.

Mais ils étaient vivants.

Et Tom Jedusor n’était plus qu’un souvenir déchiré.

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