Le banquet de fin d'année
La Grande Salle brillait de mille feux.
Les bougies enchantées flottaient haut au-dessus des tables, tandis que les bannières aux couleurs des quatre maisons ondulaient lentement sous le plafond magique. Le festin de fin d’année allait commencer.
Mais cette fois, tous les regards étaient pour elle.
Louise venait à peine de franchir les grandes portes que des dizaines d’élèves se levèrent d’un bond.
— LOUISE !
Elle n’eut pas le temps de faire un pas de plus. Un attroupement d’élèves de toutes les maisons fondit sur elle comme une nuée de chocogrenouilles.
— C’est vrai que tu as affronté le Basilic toute seule ?
— Il parait que tu as été projetée dans le vide !
— Tu l’as regardé dans les yeux ?!
— Tu es restée inconsciente pendant combien de temps ?
— Et Tom Jedusor ? C’est qui exactement ?
— Est-ce que tu vas écrire un livre ?!
Louise souriait, dépassée, ses bras levés pour essayer de calmer la foule. Harry, Ron et Hermione, restés un peu plus en retrait, observaient la scène avec amusement.
— On dirait que cette fois, c’est Louise la vedette, glissa Ron, pas sans un soupçon d’envie.
— Elle le mérite, répondit Harry en souriant. On n’aurait jamais réussi sans elle.
Soudain, deux silhouettes familières émergèrent du groupe.
— Attention, messieurs-dames, déclara Fred Weasley, en se frayant un passage. Héroïne en approche. Laissez la place !
— Opération “Portée triomphale”, ajouta George, hilare.
Avant qu’elle ne puisse protester, Louise se retrouva soulevée dans les airs, un bras autour de chaque jumeau.
— Les bras m’en tombent, mais elle, on la porte ! plaisanta Fred.
— Tu veux un trône, Princesse Potter ? demanda George. Ou une cape en velours ?
Les élèves éclatèrent de rire, et des applaudissements spontanés éclatèrent à travers la salle. Même des élèves de Serdaigle et Poufsouffle l’acclamaient. La table des Gryffondor tapa joyeusement sur la table, tandis que celle des Serpentard… observait, plus froide.
Enfin… pas tous.
Louise croisa brièvement le regard de Drago, assis plus loin à la table des verts et argent. Il ne souriait pas, mais il ne détournait pas les yeux. Il la regardait comme s’il était fier, même s’il refusait de l’admettre.
**
Une fois déposée à la table de Serpentard, sous les applaudissements de ses camarades, Louise put enfin souffler.
Dumbledore se leva, et le silence se fit instantanément.
— Mes chers élèves, dit-il d’une voix claire, une année mouvementée s’achève. La Chambre des Secrets a été refermée. Personne ne sera puni… bien que certains aient, à nouveau, ignoré certaines règles importantes du règlement de Poudlard.
Quelques rires étouffés fusèrent.
Dumbledore poursuivit :
— Il est cependant juste de reconnaître les actions de ceux qui ont risqué leur vie pour protéger d’autres élèves. Et pour cela, j’aimerais accorder, au nom de Poudlard, cinquante points supplémentaires à...
Un silence tendu.
— ...Louise Potter, pour sa bravoure, sa perspicacité, et sa détermination à ne jamais abandonner.
Des tonnerres d’applaudissements jaillirent dans toute la salle — même quelques Gryffondor, malgré leur frustration visible, se joignirent au mouvement.
— Ce qui nous amène à un total final de...
Dumbledore leva sa main, et les sabliers géants se mirent à briller.
- Gryffondor : 472 points
- Poufsouffle : 384 points
- Serdaigle : 421 points
- Serpentard : 488 points
— Et ainsi, pour la deuxième année consécutive, la Coupe des Quatre Maisons est remportée par **Serpentard !
Les serpentards explosèrent de joie. Marcus Flint bondit de sa chaise, des premières années se levèrent pour acclamer Louise, et Drago, lui, applaudit discrètement mais intensément.
Louise, elle, ne savait plus où regarder. Elle était partagée entre fierté, gêne, et l’envie d’échapper à tout ce tapage.
Et bien sûr… les questions recommencèrent.
— Tu vas fonder une équipe de duellistes ?
— Tu as parlé Fourchelangue, c’est vrai ?
— Est-ce que tu vas te marier avec un Malefoy ?!
— QUOI ?! s’exclama-t-elle, rouge.
— Donc vous êtes ensemble ! lança un élève de Serdaigle.
Louise leva les mains en riant nerveusement.
— D’accord, d’accord… Je vais répondre à une question.
Les élèves retinrent leur souffle.
Elle regarda autour d’elle, vit Fred, George, Lee, et même Crabbe qui s’approchait l’air très curieux. Puis elle planta ses yeux dans ceux d’un jeune Poufsouffle qui venait de répéter timidement :
— Est-ce que… est-ce que tu as un petit ami ?
Un silence pesant s’installa.
Louise inspira… et répondit doucement :
— Oui. J’ai un petit ami.
Les élèves s’agitèrent.
— Qui ?!
— Un Gryffondor ?
— Un Serpentard ?
— C’est Drago Malefoy, hein ?
Louise esquissa un sourire en coin, ses yeux brillants de malice.
— Je ne dirai rien. Certains mystères doivent rester... mystérieux.
Et, sur ces mots, elle attrapa un toast, croqua dedans, et leva les yeux vers Drago, de l’autre côté de la salle. Il la fixait toujours, plus figé que jamais.
Et pour la première fois, il lui sourit franchement, comme s’il n’y avait personne d’autre autour.
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