Chapitre 2 Travail éprouvant
Comme convenu, le lundi suivant, elle se rendit à l’hôpital pour y travailler.
— Bonjour, le docteur Desmit est-il là, s’il vous plaît ?
— Oui, il vous attend.
— Merci.
Dans le minuscule bureau du fond, les yeux écarquillés, il attendit Hope Keller, accompagné du docteur Mindchest.
— Mindchest, voici la principale concernée. Vous superviserez sa semaine et validerez ses acquis.
— Oui, mais sachez que j’ai du pain sur la planche : une réanimation cardiaque est en cours, dit l’homme, énervé, au regard froid.
— Il n’y a pas de « mais » ! Faites votre travail.
La craintive eut les joues rouges, les yeux embués de larmes, et n’osa à peine parler aux décideurs.
— Alors, mademoiselle Keller, êtes-vous prête ?
— Oui.
— Venez, je vais vous faire visiter nos locaux.
— C’est très spacieux, dit la nouvelle infirmière.
Sur le chemin du retour, elle signa son contrat à durée indéterminée. Ils pensèrent qu’elle possédait de solides compétences administratives ainsi qu’une expérience notable dans le domaine médical.
Elle commença sa journée en donnant le bain à ceux qui n’y parvenaient pas seuls. S’ensuivirent la distribution des médicaments et le petit-déjeuner.
Arrivée dans la chambre de madame Skorghez, une Allemande expatriée atteinte de la maladie de Parkinson et d’un cancer du foie, elle constata que celle-ci avait rendu son dernier soupir.
Affolée, elle appela le docteur Mindchest.
— Docteur Mindchest, la patiente de la chambre 487 est décédée. Elle s’appelait madame Skorghez.
— Oui, j’arrive.
Ni enfant, ni mari… Comment le Stray Center Hospital allait-il procéder ?
L’homme nerveux arriva ; effectivement, cette dernière était bel et bien morte.
Le docteur Desmit se montra très occupé à donner des directives aux agents d’accueil concernant cette perte. Ils firent le nécessaire pour l’emmener à la salle mortuaire et organisèrent l’enterrement le jour même.
La journée se révéla dure et éprouvante pour Hope. Elle n’eut plus qu’une seule idée en tête : démissionner de l’hôpital afin d’ouvrir son propre cabinet.
Dans son appartement étudiant, la pendule indiqua 19 h 00.
Pendant son dîner, elle réfléchit à la manière d’aménager ses horaires pour terminer plus tôt.

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