Chapitre 4 ingratitude

Une minute de lecture


- Un homme d’une telle beauté, affublé d’un caractère aussi détestable, ne pouvait que finir seul.
— Stop, ma vie personnelle ne vous regardait en aucun cas, lança-t-il sèchement.
Je serai dans l’obligation de vous envoyer chez les femmes de ménage.

Quelle ingratitude ! Elle n’était nullement destinée à travailler comme balayeuse de chiottes, comme Mindchest aimait si bien le dire. Pris d’une colère brutale, il se précipita sur la jeune femme et la frappa sans retenue.
— Cela vous apprendra, la prochaine fois, à faire chier le peuple !

Rouée de coups, elle gisait à terre, incapable de se relever.
— Regardez-moi cet acte cruel au sein même de cet établissement censé soigner les patients avec bienveillance !
— Arrêtez, vous aviez cherché la petite bête, répliqua-t-il sans remords.

Mindchest était le seul mouton noir de l’équipe lorsqu’il se faisait gronder, mais face aux nouvelles recrues, il se donnait des airs de supérieur. Il était réellement quelqu’un à craindre.

Au cours de la journée, un employé retrouva la jeune femme étendue au sol, baignant dans une mare de sang, inerte. Le suspect avait terminé plus tôt et était rentré chez lui. Hope n’avait plus aucune faculté consciente ; il fallut la maintenir en observation pour la nuit à l’hôpital.

Le docteur Desmit n’aimait guère ce genre d’affreuses calamités. Il aurait souhaité en apprendre davantage sur la bagarre et découvrir quel employé avait pu infliger une telle violence à Mademoiselle Keller.

La nuit tomba sur le Connecticut. Peu à peu, elle reprit ses esprits.
— Mindchest… Mindchest…
— Mademoiselle Keller, que se passe-t-il ? demanda une voix inquiète.
— J’ai mal…

Le personnel soignant se montrait particulièrement vigilant et attentif à ses souffrances. Le docteur Desmit lui administra des médicaments afin d’éviter toute coagulation sanguine au niveau du cerveau.
— C’est Mindchest qui m’a mise dans cet état, murmura-t-elle.

Tout à coup, une question s’imposa à eux : que fallait-il faire face à un tel acte de violence entre collègues ?

Annotations

Versions

Ce chapitre compte 2 versions.

Vous aimez lire Anaïs Roseluna ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à l'Atelier des auteurs !
Sur l'Atelier des auteurs, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscription

En rejoignant l'Atelier des auteurs, vous acceptez nos Conditions Générales d'Utilisation.

Déjà membre de l'Atelier des auteurs ? Connexion

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de l'Atelier des auteurs !
0