95. Matin passion, matin décision

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Liam

Je n’ose pas ouvrir les yeux pour pouvoir rester dans ma bulle. Je profite de la façon dont Sarah est en train de s’occuper de mon sexe qu’elle lèche en le maintenant entre ses doigts. Je frissonne un peu car elle a profité de mon sommeil pour enlever la couette qui nous recouvrait, mais j’apprécie le moment à sa juste valeur. La porte étant fermée à clef, ma présence justifiée dans sa chambre, c’est un des premiers matins que nous pouvons passer à deux sans devoir nous quitter au lever du jour et j’ai l’impression que la situation excite clairement ma partenaire qui a remarqué que j’étais réveillé. Elle interrompt en effet sa fellation pour venir positionner ses lèvres intimes au-dessus de ma bouche avant de reprendre comme si de rien n’était. L’odeur de son excitation près de mon visage est enivrante et je lui caresse les fesses en insérant ma langue en elle. Elle est délicieuse et j’ai du mal à garder les idées claires tellement elle se montre gourmande sur mon sexe qu’elle branle, ses doigts massant l’ensemble de mon anatomie comme si elle la découvrait pour la première fois.

— Mmmm Sarah, quel réveil… soupiré-je en tirant sur ses épaules pour qu’elle se retourne et vienne se lover contre mon torse.

— Un réveil sans se planquer, ça se fête comme il se doit, non ? chuchote-t-elle à mon oreille avant d’en mordiller le lobe.

Elle sait comment m’exciter et adore en jouer. Nous connaissons maintenant parfaitement ces petits trucs qui font la différence, ces petits riens qui nous excitent et nous rendent fous de désir. C’est un des avantages de ne pas changer de partenaire chaque soir, un bonheur dont je n’aurais jamais soupçonné l’existence. Sarah se redresse un peu sur moi et nous admirons tous les deux la vue de nos sexes qui se frottent l’un à l’autre. J’aime tellement sa façon d’humidifier ma verge en coulissant ses lèvres tout le long sans me laisser la pénétrer. Je happe ses seins qui viennent malicieusement obstruer ma vue et lèche ses tétons à tour de rôle alors qu’elle accélère sa masturbation en se frottant plus vite et plus fort. Elle est terrible quand elle est excitée comme ça car rien ne l’arrête, elle me veut entièrement, elle me veut totalement et moi, je lui cède sans retenue.

— Je t’aime, Sweetie, et j’adore quand tu te fais féline comme ça, ne puis-je me retenir d’avouer alors qu’enfin, je me retrouve au fond d’elle.

J’ai l’impression que mes mots l’excitent encore davantage si c’est possible car elle saisit mon menton entre ses mains et insère sa langue entre mes lèvres pour un baiser torride. J’englobe ses fesses et j’essaie de maîtriser ses mouvements mais c’est peine perdue. Elle est en train de faire un de ces rodéos dont elle a le secret, la sensation sur ma hampe est divine et elle sait que je ne résiste jamais longtemps à tant de stimulus. Lorsque je jouis et que mon sperme explose au fond d’elle, la sensation d’être remplie la rend folle et elle est obligée d’étouffer ses gémissements en enfouissant sa tête dans l’oreiller pour ne pas que nos ébats réveillent toute la maison. Elle continue cependant ses mouvements afin de récolter chaque goutte de mon sperme avant de s’affaler, repue, sur moi.

— J’adore me réveiller avec toi, ma Chérie. Je veux ce traitement tous les matins, souris-je en la caressant, ce qui la fait frissonner sous mes doigts.

— Moi aussi, je suis fan de ce genre de réveils… Et… C’est encore meilleur sans avoir peur de se faire griller.

— C’était vraiment intense, ce matin, tu ne trouves pas ? demandé-je, mon sexe toujours bien gonflé en elle.

— C’est toujours intense avec toi, Capitaine de mon cœur, rit-elle en m’embrassant dans le cou.

— Je sais que l’on a un deal Sweetie, mais ici, en vacances, ça ne compte pas, si ? Je t’aime trop pour ne pas te le dire.

— Je crois que, de toute façon, tu n’en feras qu’à ta tête, non ? Donc… Pas de deal à Aspen. Deal, Capitaine ?

— Deal, Sweetie. Je t’aime, je t’aime, je t’aime, dis-je en me retournant afin de me retrouver sur elle. Je t’aime et tu m’excites, joli coeur.

— Dire que je pourrais faire rager toutes les nanas de l’Université, glousse-t-elle en enroulant ses jambes autour de moi. Je t’aime tellement, Liam, tu n’imagines même pas.

Que ses mots m’excitent et me donnent encore plus envie d’elle. Je bande à nouveau et c’est avec une lenteur calculée que je reprends mes mouvements au plus profond d’elle, au milieu de nos fluides mêlés. Sarah a les yeux fermés et apprécie les nombreux baisers que je viens déposer sur sa peau nue. Elle me donne l’impression de ne pas être redescendue de son orgasme et chaque contact de mes lèvres la fait gémir, comme si elle recevait à chaque fois une petite décharge électrique. Ou alors, elle profite juste de mes déclarations d’amour dont je ponctue chacun de mes baisers.

— Je t’aime…

Baiser dans le cou.

— Je t’aime….

Baiser sur un sein.

— Je t’aime….

Baiser sur la bouche.

— Je t’aime…

Baiser sur son épaule.

Je continue mon rythme incessant de baisers, de petits mots tout en caressant sa perle de plaisir, ce qui la fait onduler contre moi. Sans pouvoir résister, j’accélère peu à peu le rythme et, une nouvelle fois, nous sommes terrassés par un orgasme qui n’a rien à envier au premier du jour.

— Je t’aime, dis-je une dernière fois avant de me recoucher à ses côtés.

Elle se love tout contre moi et soupire de contentement. J’adore la voir sourire comme ça, après l’orgasme. Il n’y a pas de plus beau spectacle.

— Eh bien, on peut dire que tu te déchaînes avec passion quand on met le deal en pause. Je t’aime, mais j’ai perdu le compte du nombre de fois où tu me l’as dit, alors je ne peux pas rivaliser, dit-elle en venant se coller contre moi. Ah et, au fait, je t’aime, mais chut, c’est un secret.

— C’est un secret qui m’excite, Sweetie. Et qui me donne envie de t’embrasser encore et encore.

Je joins le geste à la parole et nous partageons un moment tendre et câlin que rien ne vient perturber. Quand enfin elle se lève et quitte mes bras, je ressens un tel manque que je me lève à mon tour et vais à nouveau l’enlacer.

— Tu allais partir sans un baiser ? Mais c’est honteux, ça !

— Et toi, tu oses me laisser partir sans un baiser ? C’est toi qui devrais avoir honte !

Nos bouches se retrouvent à nouveau et nous reprenons ce baiser qui n’a été interrompu que quelques instants. Après un long moment où nos bouches ne se quittent pas, elle finit par me repousser en donnant une petite tape à mon sexe toujours dressé.

— Oh, tu me fuis encore ?

— Je crois qu’il est grand temps qu’on descende, Liam. Sinon, les parents vont finir par défoncer cette porte en se demandant si on n’a pas fait le mur, rit-elle en s’habillant.

Je la laisse s’échapper ainsi et me rapproche de la grande baie vitrée pour profiter de la vue sur la vallée. J’ai vraiment l’impression de vivre un rêve éveillé dont rien ne pourrait me tirer. Je repense à tous ces moments qu’on a passés ensemble depuis qu’on se connaît et je ne parviens pas à me souvenir de comment je faisais avant elle. De fil en aiguille, mes pensées me mènent au Mexicain et à ses folles demandes. Quoi que je choisisse, si je cède à ses demandes, cela va mal finir et je vais tout perdre. Surtout Sarah dont je veux profiter jusqu’au mariage de nos parents. Quand je vois le bonheur que c’est d’être avec elle, je n’ai pas le droit de le sacrifier pour réaliser les basses tâches d’un mec qui doit avoir les moyens de trouver d’autres sbires, plus dociles que moi.

Je récupère mon téléphone et retrouve rapidement le dernier message du Mexicain que je lis et relis avant de me décider à agir.

Jamais, je ne travaillerai pour toi. Et plus jamais, tu n’auras un dollar de ma part. C’est clair ?

— Et donc, comment tu règles tes dettes ? Tu crois que je fais la charité ? Je ne suis pas un bon samaritain !

— Je n’ai plus de dette, tout a été réglé. Si tu veux du fric, va te trouver une autre poule aux œufs d’or, tu ne me fais pas peur.

— Très bien. Je verrai avec ta chère belle-maman, alors. Ou avec sa fille. Il y en a, des poules aux œufs d’or, dans ton entourage.

Il m’énerve parce qu’il connaît mes faiblesses, mais ce genre de types, j’en ai cotoyé dans ma vie et je sais que si je fais mine d’avoir peur, c’est mort, il va prendre le dessus.

— Tu touches à un cheveu d’un de mes proches, je te jure que tu as intérêt à investir dans la sécurité, parce que je te tuerai. Sans hésitation et sans ménagement. Tu fais une connerie, je te promets que plus jamais tu ne dormiras tranquille.

Je ne sais pas si c’est la bonne manière de faire et je réfléchis un peu à ces menaces que je porte contre lui. Je ne sais pas si je serais vraiment capable de réagir ainsi, mais la simple idée qu’il puisse venir toucher à Sarah ou à Jude me hérisse le poil et je sens une sourde colère pointer le bout de son nez. Oui, s’il touche à elles, il aura à faire à moi.

— J’en tremblerais presque. Très convaincant, les menaces par message, Liam. Tu es bien sûr de ne pas vouloir bosser pour moi ? Tu es doué. N’oublie juste pas à qui tu parles. Parce que je peux faire de ta vie, et de celle de ta famille, un enfer. Sans même être inquiété. Crois-moi, il vaut mieux éviter de me chercher. Ton père l’a sans doute mieux compris que toi, d’ailleurs.

— Tu me veux pour lequel de tes business ? Je suis basketteur, moi. Pas crapule. Va voir ailleurs et tu trouveras beaucoup mieux et plus docile.

— Alors paie. C’est non négociable, je te rappelle. Deux propositions, un choix. Je doute que ta petite rebelle de sœur adore le trottoir, tu sais ?

— Je vais aller montrer tous ces messages à la police, on verra si tu rigoles autant après. Tu ne peux rien contre moi. Et ma rebelle de sœur, tu en fais ce que tu veux, ce n’est pas mon problème.

Suite à ce message, il ne me répond plus et je me demande si j’ai bien fait de le menacer de mêler la police à nos histoires. Mais je veux croire en la justice de mon pays et en sa police. Je veux espérer qu’il tient trop à son business illégal pour prendre des risques. Cela ne pourrait lui amener que des embrouilles alors que s’il me laisse tranquille, il pourra continuer son petit commerce mafieux sans aucun contrôle. Je m’habille en essayant de mettre de côté la bombe que j’ai peut-être amorcée. Pour l’instant, nous sommes en vacances et rien d’autre ne compte. C’est fait pour ça, les congés, non ?

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