Chp 34 - Kristie
Le cul en l’air, la joue pressée contre la dalle, sous le regard brillant de tous les chasseurs du clan qui regardent la scène presque religieusement, avidement. Le son caverneux de leurs souffle accompagne la scène. Je suis attachée comme une proie, la tête écrasée dans les fourrures, mon intimité exposée à tous les regards. Et pourtant, loin d’avoir honte, cette mise en scène me galvanise.
Tout le clan va assister à mon initiation… Varhun va me baiser devant tous, comme le chef de la harde le doit.
Son membre glisse contre mes lèvres gonflées, lustré de mon propre désir.
Son gland épais s’introduit en moi, étirant mes chairs à l’extrême. Rhun enfonce ses griffes dans mes hanches, m’empêchant de bouger et me forçant à accepter toute la largueur de sa hampe. Il stoppe à mi-chemin, puis reprend, poussant encore plus loin, m’assénant des coups profonds et réguliers.
— Ça fait mal, gémis-je à mon compagnon.
— Je sais, beauté. Tiens bon.
Il a raison : le luith ne tarde pas à faire effet, et bientôt, la douleur laisse place au plaisir.
Puis il se retire, et sa deuxième verge s’enfonce dans mon anus enduit de luith. La sensation d’écartèlement me fait pousser un hurlement. Je ne suis plus une femme… mais une bête, une femelle, une proie, impitoyablement baisée par son ard-æl. Un chant rauque, mâle et primal sort de la gorge des chasseurs qui font cercle autour de nous, au rythme lancinant et régulier des pénétrations. Le rythme primaire des tambours s’accélère, ponctuant les coups de reins impitoyables de Rhun, de plus en plus rapides. Jamais je n’ai ressenti ça. Il me baise fort, jusqu’à me faire perdre toute humanité. Sa queue énorme dotée de formes et de volumes qu’aucune verge humaine ne possède, sa puissance m’ébranle jusqu’au fond de l’âme à chaque percussion. Une sueur musquée, mêlée au sperme épais de Rhun et à mes propres sécrétions coulent le long de mes cuisses. Je sais que je ne suis plus moi-même. Mes cris ont perdu tout contrôle, et la salive dégouline le long de mon menton, entre mes lèvres ouvertes. La sensation balaie tout, plus forte qu’un tsunami : la fierté, les résolutions.
Varhun coupe les liens qui retiennent mes poignets dans mon dos et me redresse vers lui, me forçant à quatre pattes. Ses griffes viennent saisir mon visage, puis s’emparent de ma chevelure, me forçant à redresser la tête et à cambrer le dos, les seins ballotant à chaque charge. Il me besogne ainsi, comme un ard-æl doit le faire… le désir des autres mâles est si fort, alors qu’ils sont impatients de prendre ainsi les autres filles – devenues leurs femelles – qu’une nappe odorante se soulève, presque visible physiquement. Certains ont empoigné leurs sexes et les frottent vigoureusement, les crocs serrés, le sang dégoulinant le long de leurs lèvres mordues. J’aperçois même Suri, assise à genoux devant Khorn, la corde autour de son cou toujours tenue par ce dernier, qui gémit doucement, une main entre les cuisses.
Ils ont fait de nous des chiennes en chaleur.
Sa verge surdimensionnée se gonfle encore davantage. Il se penche, pose ses crocs sur mon cou. Le rythme des tambours forcit encore. Ça y est… il va me marquer !
Rhun enfonce ses crocs dans ma gorge, m’arrachant un nouveau cri.
— Tu m’appartiens, maintenant, grogne-t-il. Et crois-moi, tu seras baisée comme ça tous les jours, et même plus fort encore. Ça te convient ?
— Oui, gémis-je, sentant les parois de mon vagin se resserrer par spasmes convulsifs autour de son énorme queue. Je suis à toi, ta femelle exclusive.
Mon anus est brûlant, impitoyablement limé par cette queue massive. Mon clitoris, avide d’être touché, gonflé à en éclater, pointant de manière indécente comme je l’ai vu chez Rani et toutes les femelles « formées » par un ard-æl. L’extrémité du panache de Rhun se pose enfin dessus, m’offrant la délivrance tant convoitée. Et j’explose dans un orgasme dévastateur, qui irradie de mon clitoris aux tréfonds de mon rectum, en passant par le fond de mon vagin.
Mais ce n’est pas terminé. Alors que je gis sur les fourrures, pantelante et ivre de plaisir, Azorth vient nous rejoindre. Rhun, d’un geste viril, enlève son masque, jetant ses cheveux avec sauvagerie dans le même mouvement. Il n’est plus ard-æl… ce qui veut dire qu’Azorth, lui, est redevenu le maître de la harde.
— Est-ce que je peux faire jouir ta femelle avec toi, mon frère ? demande-t-il.
— Demande-lui, grogne Varhun. C’est elle qui décide.
Autour de nous, les autres ældiens ne nous prêtent déjà plus attention. Ils s’accouplent dans tous les coins, et j’aperçois Lira prise en étau entre les bras de deux mâles, le visage rouge de plaisir. Ses cris couvrent presque ceux des autres. Elle réalise enfin son fantasme ultime… Je sens l’excitation poindre à nouveau au fond de mon ventre, et tourne discrètement le regard vers Azorth. Il ressemble tellement à Rhun…
Il attend, presque humble. Je détaille ses épaules larges et musclées, ses cornes torsadées, ses yeux bleu glacier et ses cheveux argentés. C’est vrai qu’il est pas mal, pour un gros connard.
— Kristie, est-ce que tu me laisserais t’honorer, juste cette nuit, en duo avec mon frère ? propose Azorth. Je veux sceller la paix devant tout le clan, et je te trouve très désirable, tu le sais. Ce serait un honneur pour moi de partager un peu de plaisir avec vous deux lors de cette importante cérémonie.
Oui, je suis au courant. Si je le laisse avoir ce qu’il veut une fois, peut-être qu’ensuite, il nous lâchera, et que les relations se stabiliseront avec Rhun. Ce serait le mieux.
Je jette un nouveau coup d’œil à son énorme double queue, qui attend bien sagement mon bon vouloir. Rhun attend aussi. C’est plutôt pas mal, d’avoir deux mâles aussi puissants à son service… les deux alphas du clan. Et pour une fois, Azorth a rabattu son caquet.
— D’accord, accepté-je dans un souffle. Mais dès que je dis non, tu arrêtes.
— Bien sûr, sourit Azorth. Je te promets que tu ne le regretteras pas.
J’espère bien. Je sens que je fais sans doute une connerie, mais j’ai décidé de laisser tomber toutes mes barrières. Elles m’ont suffisamment pourri la vie.
— Vas-y le premier, propose généreusement Rhun à Azorth. Tu peux la prendre par derrière et la faire jouir avec ta langue, mais son sanctuaire de femelle doit rester ma propriété unique. Et ne mets rien dans sa bouche : je veux que tu la respecte.
Rhun m’offre à son frère, lui donnant la possibilité de me sodomiser… en revanche, Azorth ne doit pas glisser sa queue dans ma vagin, ni m’enlever la possibilité de parler. L’échelle de valeur des ældiens… Je devrais me sentir révoltée d’être ainsi proposée à un autre mâle, mais en réalité, le petit tiraillement de rébellion que je ressens est piqué d’excitation. Et ce désir bizarre ne fait que monter, à mesure que je détaille le corps puissant d’Azorth, sorte de copie miroir de celui de Rhun. Je réalise que j’ai envie de me faire les deux… en même temps.
— Viens, invité-je mon ex-pire ennemi du bout des lèvres, sans sourire.
Azorth écarte doucement mes cuisses, m’ouvrant comme une offrande sacrée. Je vois sa double queue et ses couilles gonflées tressauter à la vue de mon intimité, mais il sait se contenir. Pour une fois, c’est Rhun qui veille au grain, et il surveille attentivement son frère. Ce dernier se penche sur ma cuisse, et se met à la lécher lentement, langoureusement, sortant une langue anormalement longue. Je suis étonnée de sa douceur et de sa sensualité. Il a donc ce côté-là, aussi… il l’avait bien caché ! La langue pointue d’Azorth glisse doucement sur ma fente. Je dois reconnaître qu’il est doué, le salopard ! Il n’est pas ard-æl pour rien. C’est sans doute les femelles du clan, en réalité, qui décident vraimentqui doit l’être… s’il les baisait mal, il dégagerait tout de suite.
Au-dessus de moi, Rhun saisit mon visage entre ses mains et plonge sa langue dans ma bouche, alors que ses mains griffues caressent mes seins et titillent mes tétons. Je ne sais plus où donner de la tête. Je finis par m’abandonner, les yeux fermés.
Je jouis une première fois sous ses coups de langue réguliers d’Azorth et les caresses de Rhun. Lorsque je rouvre les yeux, je constate que les deux frères ont échangé leurs positions. Azorth a disparu dans mon dos, et c’est Rhun, désormais, qui se trouve entre mes cuisses, son érection massive tendue vers moi.
Azorth me soulève délicatement, et je me retrouve pressée contre lui et Rhun, les cuisses relevées autour des hanches de l’un et le cul offert à l’autre. Un devant, un derrière. Mon cœur se met à battre plus fort. Prendre un ældien, c’est déjà du sport. Mais deux… et les mâles les plus forts du clan…
Lorsque les deux verges massives de l’ard-æl de la Meute Sanglante s’enfoncent entre mes fesses, j’ouvre la bouche comme un poisson hors de l’eau. Celles de Rhun m’envahissent en même temps, conquérantes. Je parviens à réfréner mes cris le temps que les deux frères s’ajustent, mais lorsque les va-et-vient commencent et qu’ils installent un rythme, m’écartelant sans répit dans mes deux orifices, je deviens incapable de me taire. C’est trop intense. Ma tête part en arrière, et mes halètements et gémissements se mêlent à ceux des autres filles, elles aussi intensément baisées par leur compagnon. Je ne sais plus qui est qui, ni où je suis. Est-ce que c’est encore Azorth qui plonge son panache dans mon anus, est-ce la bouche de Rhun qui suce impitoyablement mon clitoris, me faisant hurler comme une harpie ? Ai-je deux verges à l’intérieur de moi, quatre ou une seule ? Au moment où je rouvre les yeux, je me vois en train de chevaucher agressivement l’ard-æl, glissant sur une queue et frottant ma fente contre l’autre, la verge de Rhun dans la bouche. Puis je me retrouve avec Sayul, la belle semi-ældienne, dans les bras, nos souffles entremêlées alors que nos mâles nous pilonnent par derrière. Le temps se fige, saturé de luith et de râles de jouissance, sous le son primal des tambours du clan. Je perds toute notion de la réalité, et mon identité se dissout dans le plaisir qui me submerge encore et encore, semblant ne jamais avoir de fin.
Lorsque je m’éveille le lendemain, blottie dans les bras de Rhun au milieu de corps enchevêtrés des membres du clan endormis, mâles et femelles, ældiens et humains les uns sur les autres, je comprends que ces nuits d’orgie seront désormais ma vie, et que j’ai été folle de croire que je voulais en mener une autre. Je suis désormais un membre à part entière de la Meute Sanglante, et la femelle de Varhun, le Premier Chasseur de la harde. De temps en temps, si j’en ai envie et que mon mâle m’y autorise, je coucherai peut-être avec Azorth l’ard-æl (s’il ne la ramène pas trop et me respecte, bien sûr), et les nuits où les mâles ne seront pas disponibles, Sayul. Telle est la voie d’une femelle ældienne… la mienne.

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