Les mystères
- Les mystères
L’île de Karuna resplendissait par ses vastes et divers paysages, passant du désert jusqu’à la banquise. Les aventuriers qui désiraient parcourir l’île entièrement devaient s’armer de courage, mais particulièrement s’armer pour se défendre. Les créatures se multipliaient plus rapidement que les soukounyans. La prochaine étape de leurs parcours se rendait dans le temple de Zarkun, en pleins désert. Les oasis que contenait le désert s’étaient créés par des djinns et génies vivant prêt du temple, car le temple de Zarkun se trouvait dans cette région hostile. Les paladins et les disciples de la prêtresse de Zarkun vivaient dans le temple. Ils se nourrissaient de serpents et de lézards ainsi que de dattes. Des oasis étaient gardées par des djinns. Il s’agissait de bons djinns. Les djinns ne refusaient jamais les visiteurs qui souhaitaient se désaltérer. Le sanctuaire se trouvait facilement au milieu du désert. Il était tellement grand en largeur comme en hauteur que n’importe qui l’aurait aperçu sans aucunes difficultés. La forme du temple était rectangulaire. Une muraille composée de quatre tours entourait l’édifice. La muraille possédait une moyenne de six mètres, et d’une longueur de cent quarante-vingt-dix au nord, quatre-cent trente à l’est et quatre-cent quarante-cinq mètres à l’ouest.
Le temple était divisé en plusieurs sections. Le sanctuaire de Zarkun faisait environ quarante mètres de haut, et était fermé par un voile.
Le chambres des paladins contenait un haut autel qui servait aux offrandes. Les offrandes données à Zarkun étaient des fruits et du miel. Il y avait une cour près petite pour les leçons et les cours que donnait la prêtresse. Une autre cour servait de reposoir au simorgt, l’oiseau sacré du dieu Zarkun. Dans la cour principale, il y avait les petites divinités protectrices. Seul les paladins érudits et pieux pouvaient s’adresser à l’oracle du Zarkun. Les autres divinités répondirent aux demandes des fidèles et des paladins. Une grande statue de Zarkun de la grande cour principale. En voyant la grande statue en péridot pur, et la beauté du temple en or massif. Une fois la vue de la statue, les magiciennes ne purent s’empêcher de s’arrêter un moment, afin d’admirer une telle beauté architecturale.
Elles arrivèrent devant le temple. Quatre paladins gardaient l’entrée. Ils étaient de taille moyennes. Ils avaient des turbans bleus leur têtes. Leurs tuniques était aussi bleu que leur turban. Ils tenaient tous un sceptre à tridents en or et un bouclier sur leur dos. L’arrivée des magiciennes mit en garde les paladins. Ils se mirent instantanément sur la défensive. Il leurs demanda l’objet de leurs visites venaient. L’un dès leur s’avança devant Kassina. Puis, d’un ton doux et convainquant il dit :
- Etes-vous venue consulter les divinités ? Désirez-vous vous initier aux mystères du temple ?
En toutes objectivité les magiciennes voulaient se reposer de leurs aventures avec le diable. Pour se sentir mieux, elles profitaient de l’emplacement du temple pour se confesser aux divinités. Une fois leur conscience libre, elles seraient prêtes à poursuivre les deux quêtes qui allait être très longue.
- Nous voulons adresser nos prières aux divinités avoua Kassina.
Les paladins eurent un instant de silence. Ils se retournèrent et pointèrent le spectre sur les portes du temple.
Une charge de magie sortit du sceptre et les portes s’ouvrirent. Le paladin qui s’était adressé à Kassina reprit son sourire aux lèvres.
- Bonnes prières et surtout n’aller pas dans le sanctuaire de Zarkun sans l’autorisation de la prêtresse.
Elles rentrèrent puis, la prêtresse Risis, accueillirent les magiciennes avec beaucoup de joies. Elle était grande, mince. Sa couleur était noire comme le cacao. Ses grands yeux propageaient la douceur et la franchise. La somptuosité de ses cheveux longs crépus rouges pouvait rendre jalouse toutes les autres femmes. Le timide bleu marine de sa robe s’affirmait lorsqu’elle était sous le soleil. Elle avait des sandales à talons. Elle portait un glaive retenu par une ceinture en or. Un collier en pierre d’amazonite. Les belles pierres vertes du collier brillaient comme des feux d’artifices.
- Bienvenue au temple du notre dieu suprême Zarkun. Je suis Risis la troisième prêtresse du temple. J’ai été comme ces jeunes paladins, il fut un temps. J’ai gravi les grades par mes prières et mes bonnes actions, jusqu’à ce que je reçoive une apparition de Zarkun pendant ma retraite. C’est à moment-ci qu’il m’a nommé prêtresse.
Risis fit une pause, et redonne un nouveau sourire à ces interlocutrices. Le détecteur d’aura maléfique ne brillait pas. Ce qui signifiait que Risis avait un cœur pur. Ou plutôt, qu’elle était bienveillante.
- Je vais vous présenter les règles de comportements et de bienséances. La première règle, et je pense avec intelligence que vous la connaissez déjà. Je ne veux pas de bruits, ni d’insultes dans le temple.
Risis fit signe des yeux de les suivre. Elles rentrèrent dans la cour des divinités.
- Celui qui se permet d’enfreindre mes règles. Je l’exécute.
Sur cette phrase. Risis avait toujours gardé son sourire. Les magiciennes la suivirent. Elles rentrèrent dans la cour des divinités subalternes. Les statues étaient de couleurs blanches alignés à l’horizontale de grandes bougies éclairaient la cour. Une ambiance de munificence s’émanait dans l’air. Des paladins nettoyaient la salle et les statues. Risis leur intima l’ordre de partir s’il avait fini leur travail. Les paladins ne recevaient pas beaucoup de visites. Voir des fidèles les rendait suspicieux. Des voleurs pouvaient se faire passer pour des pèlerins.
- On est dans la salle des divinités informa la prêtresse. Voici le moment de consulter les oracles.
Kassina se plaça devant le dieu Ardrès, divinité des ténèbres. Elle voulait consulter cet oracle afin d’avoir un défrichage sur son ensorcellement. Shauns…Shauns pensa-t-elle, qui peut-elle bien être ? Pourquoi elle ? Pourquoi un maléfice venant de sa part m’as atteint. Et puis, si elle la retrouvait. Comment ferait-elle pour la persuadé de la guérir ? Elle ne pouvait plus se permettre de vivre avec un démon scotché sur son cœur. Non, elle devait se renseigner un peu plus. Ardrès était la divinité qui pouvais répondre à ses questions. Kassina ne savait pas de quel façon Ardrès allait lui offrir l’oracle. Généralement les dieux et les déesses répondaient par des « mystères ». Les mystères étaient des phrases poétiques qui menaient à réfléchir sur l’état actuelle de son existence. Quelques fois, les mystères pouvaient prévoir un avenir probable.
Devant la statue, Kassina prit la bougie et l’alluma avec l’allumette. Elle s’émouvait. Avant de sortir de la salle, Risis leur expliqua que les dieux ne se montrait jamais avec les profanes (les non-initiés, les fidèles). Et qu’elles ne devaient pas s’alarmer si elle ne voyait aucunes apparitions. Dans le cas des aventurières, les divinités manifestaient les présences par des paroles, des émotions, et des sensations. Certaines divinités n’hésitaient pas à bruler les esprits parasites qui s’accrochaient à leur aura.
Les divinités ne s’adressaient qu’aux fidèles qui cherchaient à communiquer particulièrement avec elle.
Kassina se concentra. Cela faisait longtemps qu’elles ne s’étaient pas adressées aux divinités. Elle resta les yeux fixés sur la statue. Elle posa sa question ou plutôt ces questions, car son cœur en cachait des tonnes. Qui est cette sorcière qui m’a envouté ? Qui est-t-elle pour moi ? Elle se perdait ? Elle n’ignorait pas que les informations dont Esank lui avait fournis, lors de sa tentative de conjuration étaient ses uniques indices qu’elle devait imprégner dans sa mémoire.
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