Kirtaz

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. Kirtaz

Elles sortirent de la forêt, et se retrouvèrent à passer un sentier, en plein milieu de la mangrove. Les arbustes et les buissons restaient tranquille, alignés. Mais de nombreuses branches anarchiques poussaient dans tous sens. Après s’être combattus avec des cyclopes infernaux, des soldats squelettes zombies, l’envie de renoncer n’arrivait pas à les suivre, le découragement avait abandonner sa route. Elles savaient que leur quête serait dangereuse. Mais elles croyaient qu’elles adviendraient à toucher la récompense des leurs efforts.

Kassina, l’idée brouillée repensait à l’aventure qu’elle avait vécu. Le diable, complètement bouleverser, s’était empressé sans réflexion ni hésitation à leur donner leurs bourses. Une bourse remplit de petites pièces d’or.

Idrinya le portait dans son sac. Elle s’était autoproclamée comptable de la guilde.

Kassina marchait à pas lent, derrière, le moral bas. Depuis son départ, la mort d’Esank, et du diable refaisait surface dans le lac de ses pensées, comme un poisson volant dans une rivière. Kassina s’interrogeait énormément sur Idrinya, sa quête pour trouver Shaus, et les futures rencontres qu’elle ferait lors de ses prochaines excursions. La cupidité de sa collègue frôlait l’hystérie.

Elle se dirigeait vers Kirtaz, la ville des êtres hybrides. Kirtaz réfugiait les êtres mi-humain, mi-vampires, des magiciens-humains, des djinns-humain. Ce n’était que des exemples. Toutes sortes de sangs-mêlés respiraient à Kirtaz.

Kassina s’arrêta pour regarder la carte. Aluna ainsi qu’Idrinya constatèrent que Kassina ne marchait plus. Elle appela, ses camarades, et leur montra la carte. Elles n’étaient pas très loin de la prochaine ville.

- Regardez dit Kassina, Kirtaz est tout proche de nous. Pour rejoindre le port de Marternamen, il nous faut soit contourner la ville, soit rentrer dans la ville. Croisons les doigts pour qu’on nous laisse rentrer. J’ai entendu que c’était une ville dont les habitants vivaient reclus.

- Kirtaz ? répéta Idrinya d’un ton enrobé de stupeur. On n’est pas obligé de traverser cette ville. C’est rempli de gens bizarres ! D’ailleurs, on ne peut pas y accéder. La ville est gardée par trois dragons.

- Comment sais-tu cela demanda Aluna, d’un ton dur. Toujours en colère contre la magicienne.

En effet, Kassina et la fée n’arrivaient pas à évacuer la tristesse envelopper de rancœur qu’elle conservait contre Idrinya. Comment peut-t-on tuer froidement sans ressentir des remords ? Cette question trottinait à pas de cheval dans le conscient de Kassina. Quant à Aluna, la jeune fée s’était résignée. Elle ne pourra pas changer ces deux magiciennes. Son rôle de moralisatrice restait quand même programmé en elle.

La voie se rétrécissait. Les magiciennes apercevaient les remparts entourant la ville. Quatre hauts beffrois dépassaient le château du gouverneur. La ville était d’une beauté flamboyante, et des ornements en or pur s’agrémentaient sur tous les édifices. Autour de la ville se trouvait une large douve. Contrairement à Fordmire, la douve comprenait trois îlots. Trois dragons gardaient la ville, couchés chacun sur un îlot, enchaînés par de grosses chaînes à engrenages. L’un était de couleur blanche comme de la laine, l’autre bleu comme la mer, et le couleur écarlate du dernier captivait les yeux. Les magiciennes s’éblouirent, après avoir marche quatre jours dans la forêt, à contempler les couleurs des arbres et des feuillages.

- Nous voilà devant une nouvelle ville, commenta Aluna, en regardant Idrinya j’espère que cette ville ne sera pas le théâtre d’un drame. D’un souffle de résignation, Idrinya se défendit calmement. En lui lançant un regard acéré. La fée reçu ce coup des yeux en plein cœur. Kassina ne s’exprima pas. Les disputes et les chicaneries la laissait apathique.

- Ils sont jolies ces dragons.

- Il va falloir faire attention car ces dragons semblent monter la garde.

- Monter la garde en dormant ? railla Idrinya, c’est assez cocasse.

Elles s’avancèrent vers la ville. Un chemin de petites pierres menait à l’entrée principale. Le pont levis était baissé. Les trois dragons ne les effrayaient pas.

Elles arrivèrent devant le pont. Elles constatèrent que l’entrée de la ville était fermée par une grande herse qui bloquait l’accès. Kassina hésitait à traverser Kirtaz. Contourner la ville, était dangereux. Les forêts abritaient une vaste faune, ainsi que beaucoup de monstres.

Des poissons vénéneux peuplaient les marécages, et les rivières coulaient fortement. Aucunes d’entre elles ne voulaient marcher des heures et des heures dans la forêt.

- Zut alors ! se plaignit Aluna, Idrinya leva les yeux au ciel. Kassina regarda le dragon qui dormait tout comme les autres qui se reposait profondément.

- Comment fait-on pour rentrer ?

Kassina tendis ses mains et lança des sorts de lévitation. Elle essayait par tous les moyens de soulever la herse par la magie, elle finit par s’épuiser. Idrinya mit la main à la patte, elle s’activa de ronger les barreaux grâce à ses sortilèges d’acidités. Elles s’arrangèrent pour pratiquer leur magie le plus discrètement possible. Les dragons dormaient calmement, mais leurs repos restaient légers. Un bruit brusque, faible ou fort, pouvaient les réveiller, et lâcher leur fureur. Les magiciennes forçaient leurs pouvoirs magiques, sans atteindre un résultat concret. Aluna averti les magiciennes de ne pas gaspiller leur mana, car elle en aurait surement besoin lors de leur passage à Kirtaz. Il leur fallait trouver une issue.

- Passer au-delà du pont, on verra bien si la grille se lève, proposa Aluna, sans grandes idées.

Les magiciennes s’observèrent sans réelles tendresses. Puis elles s’abdiquèrent à déambulant sur le pont. Subitement, les trois dragons s’enfuirent de leurs paresses déployèrent leurs ailles ornées d’écailles en cristal. Ils poussèrent un rapide rugissement à en faire trembler la terre. Immédiatement, les dragons volèrent au-dessus d’elle crachant une fumée noire.

Les magiciens affolés, voulurent s’éclipser aussi vite qu’un colibri ayant récolté le suc d’une fleur. Mais lâcher la quête aussi rapidement ne faisait pas partie de l’histoire. Le parcours qu’elles avaient effectué ne leur permettait pas de consentir à une défaite. Les dragons se mirent à parler leurs en demandant ce qu’elles venaient chercher à Kirtaz, la ville des hybrides et des dragons aux joyaux magnifiques.

- Présentez-vous, jeunes magiciennes ! s’écria le dragon aux écailles de cristaux bleues. Je m’appelle Libérium, je suis un des dragons protecteurs de la ville prospère et distingué. Une ville condamnée à l’excellence à la gloire et à la suprématie. Nous n’invitons dans notre ville que les personnes suffisamment intelligence pour résoudre nos énigmes.

Fraténame, le dragon rouge rajouta.

- Nous l’allons vous question toutes les trois chacun un à un. Moi, Libérium je m’occupe la fille noire. Egalium, le dragon blanc, s’occupe de la brune.

Les magiciennes regardèrent les grands dragons, battant leurs ailles, sans ressentir de fatigue. Kassina voulut rire. Idrinya s’indigna. Qu’elle toupet se disait-elle. Qu’est-ce que c’est que ses histoires de branquignoles pensa Idrinya.

Fratername se posa sur le pont. Ensuite, il souffla une grande flamme au ciel. La flamme se métamorphosa en une boule de feu qui plaisait au-dessus d’Idrinya. La jeune femme prit peur, elle mourrait d’envie de s’échapper mais quelque chose en elle bloquait.

- Résout cette énigme, si tu souhaites rentrer et rester vivante.

Idrinya ressentait la chaleur de la boule de feu sur son cuir chevelu. Fratername déclara l’énigme d’un ton solennelle.

- Je suis l’arme des pauvres mais seuls les sages savent parfaitement m’utiliser. Qui suis-je ?

Idrinya éclata de rire. Dois-je répondre à une telle insanité réfléchissait-elle. Transpirant de chaleur, elle détacha son chignon et laissa tomber se long cheveux brun clair. Elle s’avança vers le dragon.

- Vous vous fichez de nous. C’est vraiment trop facile. C’est « La parole ».

Fratername n’en croyait pas ses yeux. Idrinya avait répondu facilement, sans prendre le temps de réfléchir. Les dragons l’acclamèrent puis Fratername fit disparaître la boule de feu. Il ouvrit sa gueule, une clé en rubis puis était posée sur sa langue. Idrinya comprit naturellement que la clé lui était offert. Elle prit la clé avec une grimace de dégout. La clé brillait comme le soleil à culmination supérieur même si elle était remplie de bave de dragon. La joliesse de la clé éblouissait ses yeux. Fratername le dragon bleu, s’envola pour retourner sur l’ilot qui lui servait de dortoir. Ce fut au tour de Libérium d’interroger Kassina. Kassina s’avança, le regard sans expression, mais l’allure olympien, et les pas hardis.

Libérium le dragon rouge, observait la magicienne fixement, il se mit à battre des ailles, le vent fit tomber Kassina sur le dos, elle se releva et vit le dragon rire à gorge ouverte. Elle se fâcha puis s’exclama.

- Doucement !

- Calme-toi et écoute, la maîtrise de soi est une vertu qui peut t’emmener à ton but. Résout cette énigme « Le seul moment où elle travail, c’est quand elle est couchée, qui est-ce ? ».

Kassina se gratte la tête. L’énigme ne semblait pas compliquée à élucidé. Elle tourna l’énigme dans sa bouche. « Le seul moment où elle travaille, c’est quand elle est couchée ? ». C’est une énigme étrange s’avoua-t-elle. Quelle – solution – se – cachait - derrière - cette question ? Elle réfléchissait à s’en donner un mal de tête, et pour mieux rafraîchir ses neurones, elle s’assit sur le sol. Enfin, avec une lueur de malice, elle donna la réponse, en montrant ses nattes.

- La réponse est « Les nattes de cheveux ».

Libérium et les deux autres dragons crachèrent de longues flammes dans les airs. Ils firent une belle apothéose digne des nobles dragons. Kassina se leva, pour rejoindre Aluna. Egalium, se plaça délicatement sur le pont. La blancheur de ses écailles piquait les pupilles.

- Me voici, devant la fée, la jolie fée. Ecoute cette énigme « Deux personnes se promènent mais il n’y a pas de trace de la deuxième. Quelles sont les deux personnes ? »

Comme ces autres compères, Aluna se mit à la réflexion. Elle eut un instant d’endurance de méninges. Ensuite elle répondit, d’une belle voix.

- Je pense que cela doit être, à mon humble avis. Une femme enceinte. Fit-elle, d’une voix indûment peu sûre.

- Voilà fit le dragon, content et réjoui. Vous pouvez tous enfin rentrer. Bienvenue à Kirtaz, la ville des hybrides. La ville de rationalité et de l’intelligence. La herse se souleva avec un crissement assourdissement.

Elles entrèrent et s’exclamèrent d’ébahissement. Les rues et les routes se remplissaient à foison. Elles réussirent à résoudre toutes les devinettes des dragons. La ferveur était à son comble. La moitié de la ville était dehors, Tous le monde poussait d’immenses cris de joies. Les magiciennes restaient stoïques, figé, mutés par le tohu-bohu qui se jouaient devant leurs yeux. Une centaine de personnes chantaient, dansaient, et pousser leurs bonnes humeurs. Kassina, Idrninya et Aluna entendaient des « Gloire au dieu Balhou et Krmolok, ils nous à envoyer deux sauveuses. Elles nous délivreront des griffes de la sorcière ».

Cette phrase résonnait dans la tête des deux visiteuses mais qui était ces dieux ? Le tumulte dans les rues et les avenues s’assagissait dans la tête des deux visiteuses. Évidemment, car aucune ouverture de Kirtaz n’avait été faites depuis la fondation de la ville. Sauf, lorsque des soldats de l’empire venaient avec un nouvel hybride, abandonné par ses parents. Les habitants accueillaient les nouveaux arrivant avec sobriété, et retenues. La ville possédait une architecture vintage. Des appartements haussmanniens dominaient la ville. Et des ponts reliaient les arrondissements. Des jardins luxuriants se trouvait à chaque section du centre-ville. Le château du prince était le plus grand. Sa hauteur était égale à sa beauté. Le château était construit sur un petit îlot. Il pouvait s’envoler dans les airs. Les bruits et les acclamations s’arrêtèrent lorsqu’un petit zeppelin se posa sur la terre. Les portes s’ouvrirent automatiquement. Le seigneur de Kirtaz sortit de l’engin volant. Il portait un long manteau noir en cuir. Et des bottines à talons. Il possédait un grand glaive, et dégageait une aura mystérieuse. Son élégance était raffinée.

Il s’inclina devant les deux magiciennes, puis, le reste des habitants firent le même geste de révérence. Idrinya hallucinait en constatant ce spectacle. Elle chuchota dans l’oreille de Kassina.

- Ils sont assez bizarre dans cette ville !

Le seigneur se redressa et dit d’une voix forte.

- Je m’appelle Warburn. Seigneur de Kirtaz. Et vous êtes les demi-déesses envoyées par nos vénérables dieux, vous aller nous délivrer des griffes de la sorcière Messalina.

Kassina prit rapidement la parole afin de détruire tous mal entendus. Elle rappela avec douceur et fermeté qu’elles traversaient simplement la ville pour arriver à Maternamen. Elle précisa qu’elles étaient à la recherche d’une sorcière du nom de Shauns.

- Vous comprenez reprit Idrinya, gêné qu’un habitant lui avait embrasser la main. Nous n’avons pas besoin de votre adoration. Le seigneur eut un sourire narquois. Ensuite, il les invita à les suivre dans le zeppelin

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