Warburn

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Warburn

- La ville n’est pas très grande commenta le seigneur en regardant le paysage urbain de la ville. Vous vous y plairiez.

- Il est génial cet aéronef, il y a de la bouffe, une cuisine, s’extase Idrinya, en dégustant un sorbet à la noix de coco. Il y a de la bière aussi.

- C’est un dirigeable de luxe. Il est petit mais très sophistiquer pour sa taille.

Le seigneur se leva et reprit.

- Je dois vous avouer une chose assez particulière. Ce que vous venez d’assister est la plus grande folie de la ville.

- Ah bon ? fit Kassina, en mangeant du nougat à la pistache. C’est vrai que vos habitants nous ont offert un majestueux accueil. Assez malaisant quand-même.

- Seulement, cet accueil vous engage à nous sauver du malheur une deuxième fois.

Kassina avala ce qu’elle avait dans la bouche et demanda.

- Comment ça une deuxième fois ?

Warburn se rassit et dit

- Il y a eu un mois de cela, Messalina, une magicienne ambitionnait elle aussi, d’accéder à Maternamen. Elle passa dans notre ville sans la contourner. Elle réussit à résoudre les énigmes des dragons. Il se passa le même scénario qu’à votre arriver. Les habitants pensaient qu’elle venait ouvrir les portes de la ville définitivement, et qu’ils pourraient enfin sortirent et découvrir le monde extérieur. Mais bien sûr, cela n’avait pas marcher. A la place de cela, Messalina s’offusqua des sacrifices de bébés dragons que les habitants faisaient toutes les semaines aux divinités pour garder la prospérité de la ville. Une émeute avait éclaté, et les habitants voulurent décapiter la magicienne. Sauf qu’elle réussit à se cacher dans les volcans aux dragons.

- C’est pour cela que vous nous inviter dans votre château ? Pour mieux planifier votre offensive.

- A vrai dire rajouta le gouverneur, le magicien et prêtre Zaratroka avait prédit votre arrivé aujourd’hui. Il à même prédit que vous vous débarrasseriez de Messalina.

- Ah bon ? s’étonna Idrinya, et bien, il me semble qu’il soit un mauvais voyant.

Le château resplendissait comme des rayons de soleil caressant des lingots d’or. Le château était installé sur une haute colline, entouré de verdures d’arbres et des cocotiers comme une défense naturelle à toutes agressions de monstres qui subviendrait, car le château regorgeait de richesses.

Un peu plus loin, se trouvait sur une île, le volcan des dragons. La hauteur du château permettait que personnes, sans véhicules où créatures volantes magiques, ne puisse accéder à la demeure. Jusqu’à côté du château. Il y avait une piste d’atterrissage, des mi-hommes soukounyan et des hommes mi-magiciens attendaient. Ils veillaient à la sécurité de l’atterrissage. La couleur vert foncé du château éblouissait la ville. Le donjon était d’un vert plus clair. Une armée de joyaux incrustaient les tours. Un petit bassin d’eau se trouvait derrière le château.

Le zeppelin se posa avec succès sur la piste. Deux hybrides souhaitèrent la bienvenue aux magiciennes. Puis, le gouverneur les invita à rentrer dans sa demeure. Kassina, Idrinya, et Aluna s’enivraient de la beauté des orchidées, des roses qui décoraient la cour. La cour abritait des belles roses de porcelaine. La rose translucide, et vivace de la plante frappaient les observatrices. La rose possédait un joli pédoncule, et de magnifiques écailles. Plus près de l’entré se dressait des Franginière au cœur jaune, et aux pétales blancs comme la neige. Les hibiscus montraient leurs tiges de pollens avec une fierté déconcertant de l’ambiance de quiétude qui embaumait la cour.

Les imperturbables chants des oiseaux venaient adoucirent les paisibles battements de cœurs. Au milieu de la magnifique cour, était placé un fromager. Cet arbre se tordait, et de longues branches s’étiraient en hauteur. Autours de l’arbre était planté des tulipes à l’odeur envoutante, et des héliconia agrémentaient la splendeur de l’arbre. Le fromager attirait les soukounyans. Le seigneur le savait bien. Il accueillait tous les soirs une femelle soukounyans.

Sakuri était son prénom. Elle était son seul amour. Elle désirait vivre avec lui. Mais pouvait-elle trahir la république vampirique ? Alors en attendant que la paix arrive, elle songea à son futur, et espérait un avenir plaisant avec l’homme qu’elle aimait. Ils vivaient en cachette. Sakuri déplorait les ambitions des territoires des soukounyans. Elle faisait partie d’un parti politique, les « Les humanistes » qui prônait le pacifisme et la paix envers les autres peuples. Elle en était la fondatrice, elle travaillait avec le gouverneur, son amant afin de résister politiquement contre les peuples qui cherchaient à écraser militairement les autres races. Elle-même vampire de race. Elle disait souvent que les peuples qui oppriment les autres peuples devaient lutter contre ces injustices.

Elle sorti de sa chambre, et marcha à la rencontre de ses invités. Elle vit deux jeunes femmes. Kassina et Idrinya, ce qui la surprit fut la présence d’Aluna près de l’oreille droite de Kassina. La présence d’une fée à côté d’une magicienne n’était pas récurant. Elle leur fit un accueil avec un sourire. Elle avait un visage juvénile et possédant de longs cheveux crépus. Son beau sourire laissait apparaitre ses canines pointues. Elle portrait un tailleur surmesure gris et des chaussures à talons noir. Elle sentit un délicieux parfum de miel et de vanille. Sakuri avait la nuit en compagnie du seigneur. Elle portrait dans ses mains un bouquet de roses bleues.

Les magiciennes saluèrent le soukounyan. Idrinya n’avait jamais parler à un vampire, depuis très longtemps. Il fallait dire aussi que la circonstance actuelle ne favorisait pas de bonnes relations en générale. Personnes ne fréquentait les vampires, et surtout n’osait s’approcher de leur territoire. En ce qui concernait Sakuri les magiciennes pouvaient gambader dans le château, le cœur détacher de toutes angoisse. Ce n’était pas ce jour qu’elle allait leur prendre du sang. Sakuri préférait de loin le sang des personnes âgés. Le sang était un peu plus « fermenté ».

Bienveillante, Sakuri dit.

- Bienvenue à Kirtaz, chers invités. La prophétie que nous attendions tous s’est enfin réaliser. Gloire à Balhou et Krolok. Qu’ils vous accompagnés lors de votre quête.

Aluna, toujours aussi sage répondit d’une voix calme et cordiale. Elle jugea Sakuri assez gentille pour ne pas s’en méfier. Si sa bénignité s’avérait vrai selon elle, elle pourrait exhorter ses compères à accepter cette quête.

- Ecoutez, dit Kassina, nous n’avons pas pour objectif d’attaquer une magicienne que nous ne connaissions pas. De plus, nous ne croyons pas à vos dieux tutélaires. Nous sommes désolés, mais nous sommes à la recherche d’une sorcière. Elle s’appelle Shauns. Idrinya qui était à côté, à sentir la délicate odeur fleurs, ajouta avec insistance.

- Nous voulons aussi délivrer les sept magiciens dans les sept donjons d’Uropan. Et nous voulons nous accaparer des sept médaillons. Ne l’oublie pas Kassina.

Le délicat sourire maussade. Sakuri se montra.

- La prophétie serait donc une chimère ?

Aluna, constata l’affliction sur le visage du vampire d’une voix désolé.

- Mais vous êtes un vampire. Les oracles des divinités de la ville ne devraient pas vous concerner.

- J’ai beaucoup côtoyer les gens de Kirtaz, et j’ai adopter leurs croyances et leurs coutumes. Depuis, j’aimerais m’installer ici…

- Et faire des enfants hybrides ! coupa Idrinya.

- Ne l’écoutez pas dit Kassina, en défendant Sakuri.

Le seigneur coupa la discussion en invitant ses convives dans sa demeure seigneuriale.

Le séjour du château était grand, et des lucioles éclairaient le séjour de leurs vives lumières. Sakuri préparait un bon plat de riz aux crevettes. Une belle sauce parfumait la pièce tel une fumée d’encens. Les magiciens avaient hâte de se ravitailler le ventre. Manger des baies sauvages, des goyaves, et des noix de cocos ne consister pas à remplir le ventre. Idrinya jouait avec ses boucles d’oreille, en la fatigue accrocher à ses bâillements. Aluna pouvait pour la première fois manger sur une table. Warburn disposait de couverts pour les fées. Enfin, Sakuri arriva, avec un grand plat, qu’elle posa au milieu de la table. Idrinya sourit, l’odeur du repas chatouillait sa dopamine.

- Vous chercher une sorcière ? lança le gouverneur, qui se nommerait Shauns. Et vous m’aviez dit qu’elle serait proche du roi Kardark I. J’admets que j’en ai aucunes idées. Et pourtant, je suis un proche ami du roi. Il faut dire que le roi a beaucoup de concubines…

- Réfléchissez, insista Kassina, mon seigneur, il me faut vraiment plus d’information sur elle.

Kassina ouvrit son sac, Aluna se fourra dedans et sorti la fiche d’identité qu’elles avaient volé dans la bibliothèque de Fordmire. La fée donna le document au seigneur. Celui-ci, fort étonné, et ne sachant toujours pas qui pouvait bien être cette femme d’une quarantaine d’années qui souriait un sourire fier et confiant.

- Je suis navré, jeune magicienne, mais je ne la connais pas. Mais si vous nous aider à convaincre Méssalina à laisser tomber son projet de « protection » des bébés dragons. Je ferais le nécessaire pour vous. Grâce à mes relations.

Sakuri servait le repas. Kassina n’aimait pas les conditions qu’exigeait le seigneur.

Ils parlèrent de la pluie et du beau temps, suivit de sujets divers en refaisant le monde dans leur imaginaire. Sakuri se montrait courtoise, pleine de joies. Elle avait un humour de vampire bien particulier. Elle racontait des histoires des blagues sur le gouvernement des vampires. Elle raconta la fois où elle n’avait plus rien à se mettre sous la dent, elle tua vingt vieillards d’un sort électrique afin de nourrir ses parents. Les blagues de vampire faisaient rire jaune ses interlocuteurs.

- Et sinon les filles questionnèrent Sakuri, qu’elles sont vos pouvoirs ? Etes-vous d’excellentes magiciennes ?

Idrinya reluqua Sakura en titubant, elle se retenait de rire. Elle avait déjà bu trois verres de bière, et l’alcool l’avait manqué depuis son départ de Fordmire. Kassina, en savant parfaitement qu’Idrinya allait raconter des sottises, prit instantanément la parole.

- On apprend tous les jours à chaque moment. Nous arrivons à gérer notre mana magique.

Idrinya commençait à chahuter. La nuit tombait, Sakuri remarqua qu’Idrinya avait du mal à s’arrêter de boire. Elle proposa aux magiciennes furent d’accord. Elles étaient fatiguées et le repos les attendait sur un lit confortable.

- Prenez le temps de réfléchir à notre proposition dit Sakuri, en se levant de la table.

Le seigneur hocha la tête, toujours en train de manger. Il avait un fort appétit. Elles suivirent Sakuri, en gravissant les marches de l’escalier. Le vampire leur donna les clefs de chambre à Kassina.

- Il y a une salle de bain dans la chambre, vous pourriez vous laver dit Sakuri, en faisant une moue de dégout.

Elle leur souhaita une bonne nuit.

Les magiciennes virent une jolie chambre, avec deux hublots où l’on pouvait observer les montagnes, ainsi que le volcan des dragons. Un ventilateur se trouvait fixer au plafond. Un large dressing retenait dans son ventre de nombreux vêtements. La chambre possédait deux lits. Une grande horloge à engrenages était accrochée sur le mur. Aluna trouvait la chambre spacieuse, elle volait dans tous les recoins. Les magiciennes se laissèrent tomber sur leur lit. Elles digérèrent leurs repas, allongés en faisait le vide dans leur esprit. Idrinya repensait à l’accueil chaleureux qu’elle avait vécu en se disant qu’elle bénéficierait d’une clameur bien plus grande lorsqu’elle trouverait les sept médallions. « Je ne dois pas parcourir Uropa pour rien ». Cette phrase, elle se la récitait, à tout moment, à chaque instant.

Les maux de tête de Kassina reprenaient. Et les cris que le démon lui faisait subir recommençait. Elle entendait toujours les mêmes voix stridentes, les hurlements. Elle prit dans son sac, les remèdes que lui avait préparer Esank. Avant qu’il ne se « donne la mort », Esank lui avait appris à confectionner des « blocages de sortilèges ». Heureusement, elle disposait encore de potions. Elle ouvrit une fiole, et bu d’un trait le liquide rose fluo. Elle grimaça sévèrement, le gout de l’herbe à pic était amer. Ensuite elle regarda ses amies. Idrinya, Aluna, dormaient déjà. Kassina se coucha, et le sommeil lui berça le silence, jusqu’à ce qu’elle s’endormissement. Kassina s’était réveillé de bonne heure. Les rugissements des dragons remplaçaient les chants de coqs. Elle secoua Idrinya, la magicienne aux cheveux bruns dormaient profondément. Elle se frotta les yeux, puis dit.

- Bonjour Kassina fit-elle, avec amusement.

- Arrête de procrastiner, il est onze heures ! On doit décider si l’on accepte la quête du seigneur. Ils nous attendent dans le salon.

- Quoi ! Où est Aluna ? T’as déjà becqueté ? J’ai faim !

- Dépêche-toi de t’habiller.

Le seigneur les attendaient assit sur son trône. Les magiciennes s’inclinèrent, le seigneur se leva, puis pris la parole.

- Vous voilà enfin réunis. Etes-vous prête à combattre Messalina, la dangereuse sorcière.

- Nous acceptons, affirma Kassina, mais nous ne voulons pas la tuer. Nous vous la livrerons, en plus, nous voulons que vous nous aidiez à retrouver Shauns.

Idrinya prit peur combattre des dragons avec une magicienne « gardienne de dragons ».

- Dites-moi pourquoi cette sorcière vous intéresse autant ? interrogea le seigneur.

Idrinya voulut répondre, mais Kassina mit la main sur ses lèvres.

- Ce n’est pas votre problème répliqua Kassina, agacé, le regard sombre. Remplissez la part du contrat, et nous remplirons la nôtre.

Le seigneur laissa se crayonner un sourire sur son visage.

- Où est Sakuri ? demanda Aluna.

- Parti, elle reviendra plus tard.

Kassina questionna le seigneur au sujet de la récompense en cas de réussite.

- Cinq cent mille pièce d’or.

Idrinya lâcha un « tchip ». Kassina resta passible, le regard inexpressif.

- Vous pouvez quitter le château, un zeppelin doré vous attend dehors. Il vous emmènera dans l’antre du volcan des dragons.

***

Idrinya se plaignait de la récompense promise par le seigneur.

- Incroyable dit-elle, le mec pose son cul toute la journée à gober des mouches sur trône en diamant. Il bouffe avec des couverts en or. Et il n’est pas fichu de nous sucrer plus que ça. Non mais quel radin !

- Idinya, s’il te plait tait-toi, et admire la vue.

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